2° rencontre de la solidarité : l’accueil

2° rencontre de la solidarité
Développer la vie sociale : l’accueil

Vivre socialement, c’est exister au sein d’un réseau humain riche, divers et intense au sein duquel pourra jouer de façon permanente une véritable solidarité. Certains ne bénéficient plus d’un tel réseau ou le leur n’a plus les ressources nécessaires pour les aider dans les difficultés qu’elles rencontrent.

C’est pourquoi la plupart des personnes vivant des difficultés sociales témoignent que leur première demande et le premier service qu’elles ont recherché auprès des services publics comme des associations est la qualité et la chaleur de l’accueil.

Le maillage de notre réseau associatif est-il suffisamment intense ? A-t-il des trous ? Est-il assez performant en la matière ?

Telles sont les questions qui seront abordées lors de la deuxième rencontre de la solidarité

Le 31 janvier 2008
à partir de 17 h
dans les locaux de l’A.A.E.
41 rue du Fort Louis à Dunkerque

Intervenants professionnels ou bénévoles sont invités à participer au diagnostic de la situation et à évoquer les solutions qui pourraient faire l’objet de décisions lors des phases suivantes des Assises de la solidarité.

A partir de ce que nous avons pu entendre lors des « rendez-vous citoyens » de ces dernières années et de ce que nous avons pu comprendre de l’expérience des associations et institutions sociales, voici quelques exemples de points qui pourront être abordés :

211- Maintien et développement des lieux d’accueil ouverts et généralistes

L’exemple donné est la maison des services de Saint Pol sur mer, équipement géré par le Département. La qualité de l’accueil et la multiplicité des services offerts, souvent d’initiatives associatives, mais pas seulement, en font un évident succès. Comment développer de tels lieux ? Pourquoi des lieux qui ont le même objectif, n’ont pas forcément le même succès ?

212- Création d’un lieu d’accueil ouvert la soirée pour les personnes de la rue et des personnes seules

L’approche de la nuit, une fois le repas pris ou ce qui en tient lieu, est toujours un moment délicat pour les personnes qui vivent dans la rue ou qui vivent dans la solitude. Il n’existe pas à Dunkerque de lieu régulièrement ouvert où ces personnes puissent se retrouver, souffler, discuter ou pratiquer une activité simple et qui leur convienne. Ces lieux existent parfois dans d’autres agglomérations à l’image de « la moquette » à Paris. Sans avoir à les copier, n’y a-t-il pas à imaginer un lieu dont l’animation serait assurée tour à tour par une des associations du Carrefour des solidarités ?

213- Développement de la formation à l’accueil des personnes vivant des difficultés sociales

Qu’on soit professionnel ou bénévole, l’accueil des personnes vivant des difficultés sociales ne s’apprend que de façon indirecte. C’est l’expérience réanalysée régulièrement qui permet de développer ses capacités en la matière. La seule formation régulière repérée est celle que permet « l’échange autour du vécu du bénévole » proposée par le Carrefour des solidarités. Ne devrait-elle pas s’étendre aussi aux professionnels ?

214- Amélioration de l’articulation entre les lieux et les services permettant un accueil pour parler et échanger, un accueil pour recevoir un conseil technique, un accueil pour traiter de l’accès à un droit.

D’expérience des intervenants sociaux aussi bien que des personnes vivant des difficultés sociales, on sait que la demande d’accueil revêt des directions différentes. Celle de l’accueil chaleureux et convivial qui permet d’être reconnu dans sa singularité. Celle de l’accueil informé qui permet d’obtenir un renseignement, une orientation ou la confirmation de la justesse de ses choix. Celle de l’accueil technique qui permet d’obtenir un droit ou une orientation engageante. Rares sont les lieux où ces trois types d’accueil sont pratiqués de façon simultanée. Le plus souvent, les lieux sont différents. D’où la nécessité d’une bonne articulation entre les personnes qui les animent. Comment construire le réseau qui permettra de faciliter le passage harmonieux de l’un à l’autre ?

215- Création de structures légères pour assurer un accueil minimum aux personnes étrangères migrantes.

Les conditions faites par les pouvoirs publics aux personnes migrantes de passage sur notre territoire obligent à pratiquer l’accueil que nous les associations et les bénévoles font dans des conditions souvent impossibles. Il y aurait à créer une structure légère, évidemment associative, pour permettre des conditions minimum d’humanité.

216- …

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