le journal n° 82 - janvier 2008

Le journal de janvier 2008

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journal de janvier 2008
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supplément Assises janv 08

Sommaire

- Bon vent en 2008 !
- La complémentarité entre Associations et CCAS à propos de l’aide alimentaire
- Bréves :
- Visite à la congrégation de l’armée du salut : Pain, savon, salut.
- Entendu, reçu, échangé !
- La pensée du mois
- La recette du mois
- Supplément Assises de janvier 2008
- Premiers travaux dans les associations (rappel et suite)
- Les rencontres de la solidarité
- Premier état des lieux provisoire (suite)

Bon vent en 2008 !

Un début d’année, c’est le moment d’émettre des vœux. Pour une association, ce n’est pas exactement comme lors de l’Assemblée générale annuelle. On fait en assemblée générale un bilan d’activité. Il y a donc toujours quelque chose de positif à dire. Ou alors, ce serait que votre association n’a strictement rien fait. Ce qui n’est jamais le cas. On y montre les projets pour le nouvel exercice. Et il y en a toujours plein.

Là, pour les vœux, on est bien obligé de se demander à quoi on sert et si on a vraiment participer à changer les choses. Et ça devient plus dur quand, contrairement à une association, on est, comme nous, un réseau qui, par définition, n’a pas à agir à la place de ses membres. Nous pourrions bien nous glorifier de tout ce que les membres du réseau ont réalisé. Mais ce ne serait pas juste. Que les personnes pauvres soient mieux reconnues et écoutées, souffrent moins du froid et de la faim, retrouvent du travail ou un logement, etc, on ne peut que s’en réjouir et souhaiter qu’elles trouvent de meilleures réponses à leurs demandes. Ce sont les vœux que nous formons pour les personnes qui vivent des difficultés sociales et pour les associations et institutions qui ont pour vocation de les accompagner. Mais pour le réseau lui-même ?

Alors, nous en avons discuté longuement dans l’équipe d’animation du réseau.

La première réponse est venue immédiatement. Le réseau n’existe que par ses membres et c’est le service de ceux-là qui le définit. Alors, c’est aux membres du réseau de formuler nos vœux. C’est pourquoi nous avons demandé à chacun des présidents et présidentes des associations et institutions, le jour des vœux du Carrefour des solidarités, de les exprimer eux-mêmes.

La deuxième a été de reconnaître qu’il y a des choses qui bougent et auxquelles le réseau n’est pas étranger. En trois ans, c’est formidable combien les personnes qui vivent des difficultés commencent à trouver normal de parler et de voir leur parole reprise publiquement. L’intérêt suscité par « Paroles de souffrances et d’espoir » en est un indice. Il nous semble aussi qu’un certain nombre de bénévoles n’ont plus peur de parler et s’impliquent plus volontiers dans les enjeux stratégiques de leurs activités associatives. Et puis, des idées lancées par telle ou telle association circulent mieux, même si elles remettent en cause des idées ou des façons de faire bien établies. Enfin, les responsables élus et administratifs semblent mieux nous écouter collectivement et répondre plus rapidement à nos interpellations.

Alors, tout ça, serait-ce du vent ? Sans doute puisqu’il s’agit pour l’essentiel de parler, d’échanger, de communiquer, d’apprendre ensemble, etc. Mais ce n’est pas aux gens de la côte que nous sommes qu’il faut apprendre la force du vent, qu’il souffle en tempête ou en brise douce. Peut-être alors que les meilleurs vœux à formuler à notre réseau, ce serait : « Bon vent en 2008 » ?

Le Carrefour des solidarités

La complémentarité entre Associations et CCAS à propos de l’aide alimentaire

Depuis quelques mois, l’adjointe aux affaires sociales de Grande Synthe avait promis de réunir les services du C.C.A.S. de Grande Synthe avec les associations qui intervenaient, sur la commune, en matière d’aide ali-mentaire. Objectif : développer une véri-table complémentarité entre intervention publique et inter-ventions associatives. La réunion a eu lieu début décembre et elle a tenu ses promesses.

Sous jacent à cette rencontre, il y avait la conviction qu’un C.C.A.S. qui a été doté par sa commune de tous les moyens financiers nécessaires pour répondre aux demandes alimentaires de sa population, doit demander autre chose aux associations de son territoire que de faire de l’aide alimentaire.

Après réflexions communes et confrontation des expériences, pas si simple.

Les objectifs de chacun

L’objectif du CCAS est d’accueillir toutes personnes en situation difficile, en particulier celles qui sont dans l’incapacité de faire face à leurs besoins alimentaires dans l’immédiat. La réponse est d’analyser avec elles les problèmes rencontrés et de décider en commun les solutions, multiples, à mettre en œuvre. C’est dire que le CCAS n’a aucun critère a priori, même financier, pour recevoir la personne qui frappe à sa porte ou pour lui apporter si nécessaire l’aide alimentaire sous forme de bons.

L’objectif des associations est de répondre, chacune avec ses spécificités, d’abord aux besoins urgents manifestés par les personnes qu’elles reçoivent pour une aide alimentaire. Une fois cette aide apportée, il est d’accompagner ces personnes dans la recherche des solutions à leurs problèmes. Constituées de bénévoles qui n’ont pas toujours le temps nécessaire ni la prétention d’avoir les connaissances professionnels des travailleurs sociaux, cet accompagnement est le plus souvent celui d’aider à créer les liens nécessaires avec les différents services sociaux ou à les recréer quand ceux-ci ont été distendus voire sont devenus impossibles. Ayant des moyens limités, elles sont obligées d’établir des critères objectifs d’accès à l’aide alimentaire qu’elles dispensent. Ces critères sont établis en concertation entre les associations au niveau du Carrefour des solidarités, tout en respectant les spécificités de chacun. Une exception toutefois. Les Restos du cœur ont des critères d’accès qui sont décidés au niveau national du mouvement.

Le C.C.A.S. de Grande Synthe tente de passer des conventions avec chacune des associations qui interviennent sur le territoire de sa commune. Elles permettent d’établir des objectifs communs, de mettre en place des dispositifs d’articulation d’articulation et d’assurer une aide financière pour l’intervention associative.

Les constats

Premier constat : les personnes qui sont en situation de survie immédiate ont à faire avec de multiples interlocuteurs.

Deuxième constat : les exigences des uns et des autres ne sont pas les mêmes. Cela permet de ne pas forcément dire la même chose ou de ne pas avoir à tout dire à chaque fois. La confiance réciproque ne se décrète pas. Or c’est elle qui est le bien essentiel qui va permettre de trouver les ressources intérieures ou extérieures nécessaires à la sortie de la situation difficile dans laquelle la personne se trouve.

Troisième constat : l’objectif commun au C.C.A.S. et aux associations est de permettre aux personnes accueillies de sortir de la situation difficile dans laquelle elles se trouvent. Parfois, cela demandera beaucoup de temps. Mais comment gérer ce temps pour qu’il ne soit pas perdu ?

Quatrième constat : le recours à un C.C.A.S. ou à une association peut être vécu très différemment d’une personne à l’autre, en fonction de son histoire, de son expérience ou de son milieu. La personne choisit de préférence de faire appel à l’instance qui lui paraît la moins dévalorisante à ses propres yeux ou à ceux de son entourage. Elle choisit souvent aussi celle qui lui mettra le moins de pression ou la pression acceptable en vue de trouver des solutions.

Quelques pistes

Quelles conclusions apporter ? Quelles pistes suivre ?

La diversité des portes d’entrée dans l’aide sociale est précieuse. Elle correspond à la diversité des situations et des histoires de chacun. L’existence complémentaire des services publics et des accueils associatifs est donc précieuse.

La multiplicité des portes d’entrée est au contraire accablante pour les personnes qui cherchent de l’aide. Ne pourrait-on pas mettre en place l’existence d’un interlocuteur privilégié dans les services publics qui coordonnerait l’intervention des autres. Reste que si l’interlocuteur privilégié est imposé aux personnes, cela ne résout rien. Ne devrait-on pas imaginer qu’il y ait un couple d’interlocuteurs privilégiés, l’un relevant des services publics, l’autre provenant des associations ?

Il est nécessaire de multiplier les passerelles concrètes entre les services publics et les associations. La présence régulière d’une assistante sociale du C.C.A.S. aux permanences des associations s’est montrée très positive. Réciproquement, ne peut-on pas imaginer une présence associative dans les locaux du C.C.A.S. ?

D’expérience, les contacts établis entre travailleurs sociaux et bénévoles des associations pour articuler leurs interventions auprès d’une personne ou d’un foyer sont fructueux pour tous. Ils sont cependant délicats parce qu’ils doivent absolument préservés la liberté des personnes et leurs droits à la vie privée.

A poursuivre !

Bréves :

Nous avions écrit au Président du Conseil Général du Nord à propos des dépannages alimentaires dont la moitié d’entre eux étaient dûs au temps nécessaire à l’étude des droits des personnes et à l’arrêt de tout versement au cours de cette période. Avec l’appui des conseillers généraux de notre agglomération, nous avons reçu une réponse qui ouvre à un travail en commun sur ce point. Nous avons été reçus par le directeur de la lutte contre l’exclusion. Dialogue ouvert et positif qu’il nous faudra poursuivre.

A la demande du collectif « migrants », une délégation des bénévoles travaillant en faveur des migrants a été reçue par Monsieur Borius, Sous Préfet de Dunkerque. Dialogue franc qui a permis d’informer le représentant local de l’Etat de ce que les bénévoles constataient chaque jour sur le terrain et des conditions extrêmement difficiles dans lesquelles se trouvaient les personnes migrantes. Chacun a pu exprimer son point de vue et préciser, quand cela était nécessaire, ses divergences d’appréciation.

A l’occasion d’une réunion de travail extérieure à notre région, le Président de l’URIOPSS-Nord Pas de Calais et la Présidente de la FNARS régionale ont pu nous exprimer verbalement tout l’intérêt que suscitait pour eux notre projet d’Assises de la solidarité locale.

Visite à la congrégation de l’armée du salut : Pain, savon, salut.

Dans notre univers encore baigné de cultures chrétiennes à majorité catholique, la présence de ces religieux protestants, d’origine anglo-saxonne, ne correspond à aucun point de repère. Encore moins quand on est de cultures agnostiques ou laïques. On les accepte parce que, chez eux, les pauvres ont une place privilégiée. Il était donc temps d’aller leur rendre visite. C’est ce que nous avons fait, Isabelle et Jean-Marie, comme nous le faisons avec chacun des membres du Carrefour des solidarités. Suivez les guides.

Jean-Paul et Geneviève nous ouvrent la porte. Sourire, chaleur, simplicité. Ils nous emmènent, juste à côté, dans une salle qui fait estaminet. Non de ces estaminets modernes qui ont du mal à se différencier des bars ordinaires. Ce n’est pas qu’on n’y sert pas d’alcool. Non. De ces vieux estaminets où la place disponible est entièrement consacrée à vous permettre de vous asseoir autour de tables : pour discuter un coup, pour rigoler, pour taper la belote, voire même pour se parler de choses essentielles. Compte tenu de l’espace, ça fait aussi un peu salle de classe. Mais vous connaissez beaucoup de salles de classes dans lesquelles on trouve un congélateur (plein de pizzas), des manuels de prière ou de quoi vous servir un café ou un jus de fruit ?

Pourquoi ne pas vous le dire simplement : ça nous plaît bien et nous sommes à l’aise. Et puis, la conversation aidant, on découvre que ça ressemble étrangement à ce qu’ils sont et à ce qu’ils font. Bonjour les idées reçues ! Ils sont religieux. En droit français, ils sont même une congrégation religieuse, d’où leur appellation. Leur objectif : annoncer la parole de l’Evangile. Transmettre ce qu’ils croient être le bonheur de l’homme qu’ils ont trouvé dans l’histoire de ce vieux Jésus. Mais attention ! D’expérience, ils savent que « ventre affamé n’a pas d’oreille ! » Alors, fidèle à la devise de leur fondateur, ils mettent en place le pain et le savon pour, éventuellement, déboucher sur des paroles de salut.

Une secte de plus ? Non. Toute la distance entre une secte et ce qu’ils font résident dans le « éventuellement » qui sonne la liberté de ceux qu’ils accueillent. Leurs rencontres commencent toujours par un partage de la bible, libre témoignage et libre discussion autour d’un texte pris en général de l’histoire de Jésus. Mais « n’y viennent que ceux qui le veulent », nous affirment-ils avec sérénité. « Certains ne viennent qu’après, au moment de la distribution des produits alimentaires. D’autres ne viennent que pour ces échanges, même quand ce n’est pas leur tour de bénéficier de cette distribution. » « On tient à cetteliberté parce que notre premier objectif c’est de remettre dans leur dignité ceux qui souffrent de la vie. » Et de nous donner comme exemple ces amies musulmanes, prêtes à mettre la main à la pâte pour faire des gâteaux de fête, mais qui se retirent avec simplicité lorsqu’on parle d’autre chose que ce auquel elles croient. Leur idéal ? « Permettre que s’assoient à la même table la princesse et l’ex taulard. »

On vous passe tous les témoignages qu’ils nous ont rapporté sur ce que vivent ou ressentent les personnes qui ont plaisir à venir les voir, même lorsque la vie fait mal ou lorsque la honte vous empêche de sortir. On vous passe la visite de la grande salle d’à côté, dans laquelle ils font chaque dimanche leur culte. L’orgue et la guitare jouxtent les réserves alimentaires pour lesquelles ils n’ont pas trouvé de place. On vous passe l’ordonnancement impeccable de leurs réserves, là où leur groupe prépare les cageots dans lesquels, de façon proportionnée aux besoins, mais de façon égalitaire, sont rangés les produits pour la prochaine distribution. On vous passe tous les échanges sur les difficultés de trouver la bonne façon de faire cette aide, dans le respect de la dignité des gens et dans l’espoir que cette aide ne sera que transitoire. On ne fera qu’une allusion à leurs maigres ressources personnelles (un smic pour deux), aux formations qu’ils suivent régulièrement et à l’évaluation permanente qu’exige leur propre mouvement. Dire qu’ils sont capables de coups de gueule devant telle ou telle situation est peu de choses. Ils sont bien capables de les envoyer eux-mêmes.

On vous passe tout ça, parce que, à force, le soleil a disparu et la nuit est tombée. On a quitté la classe et l’estaminet, la chaleur de leur accueil et la force de leurs convictions dont on a d’ailleurs peu parlé. Restait quelque chose… A vous de le trouver en allant leur rendre visite.

Isabelle et Jean-Marie

Les étrangers de passage…
Le travail bénévole au jour le jour.

Au jour le jour, les bénévoles, chacun avec sa compétence, se mobilisent pour diminuer la souffrance de ces étrangers qui passent sur notre territoire. Ils espèrent passer en Angleterre où leurs communautés sauront mieux que nous leur apporter espoir et réconfort. Traqués constamment par notre police, ils vivent des situations qu’aucun de nous souhaiterait connaître. Voici, au jour le jour, de façon anonyme et sans date véritable, le travail régulier que les uns et les autres font en notre nom et les situations qu’ils observent.

Mardi :

Un peu plus de 60 personnes. 6 ethnies différentes voire peut être 7. Le médecin voit 20 personnes. Ils disent que la police a emmené des personnes

Distribution de thé chaud. Distribution d’un repas chaud : riz et thon, pain, eau, citrons et gâteaux. Quelques bidons d’eau chaude. Quelques chaussettes et gants aux enfants. Des chaussures à ceux qui en attendent depuis longtemps et ont le plus besoin. Mais beaucoup restent sans rien. De nouveau une liste est faite avec les noms et les tailles pour prendre samedi.

Une toile de tente par groupe. Certains arrivent alors que nous n’avons plus rien. Nous retrouvons des gars qui sont là depuis longtemps. L’un d’eux est blessé à la lèvre. Un autre qui est amoché nous dit que c’est la police. Est ce qu’il s’est sauvé et est tombé ?

Ils nous disent qu’il fait très froid la nuit et qu’ils n’arrivent pas à dormir à cause du froid. Peut-on leur trouver du bois à brûler ? Il n’y a plus de chaussettes alors qu’il fait très froid Ils réclament aussi des gants

Vendredi

Toujours une centaine de migrants. Pas assez à manger. Impossible de distribuer des vêtements.

Dimanche

6 groupes différents : des Kurdes, des Afghans, des Turkménistans, des Arabes, des Pakistanais et des Palestiniens. En tout 92 personnes. Mais ils nous disent que 40 ont été emmenées par la police.

Distribution de plats chauds : pommes de terre, carottes et viandes. Distribution de pain, thé, gâteaux, citrons et mandarines. Partage en 6 groupes des dattes, pain, gâteaux. La même chose pour les affaires de toilette : shampoing, rasoirs, savons et chaussettes.

Pour la prochaine fois, ce serait bien de faire une distribution de chaussures. Ils en ont besoin et nous en avons actuellement beaucoup. Le repas sera pâtes et viande. Il est nécessaire d’harmoniser nos repas. Car on s’est aperçu qu’il y en a qui jettent ce qu’on leur a donné quand ils voient que le plat suivant n’est pas le même. Pour après, on a prévu de faire riz et thon.

Il faudrait prévoir des plastiques dans le véhicule.

Jeudi

Nous avons vu plus de 70 personnes mais nous en avons aperçues une quinzaine d’autres en venant. Nous apprenons que plusieurs femmes sont arrivées avec des enfants. Il y a des afghans, des pakistanais, des kurdes iraniens et irakiens, et des arabes irakiens. L’ambiance est très tendue et nous avons dû, à plusieurs reprises, arrêter la distribution… Nous avons demandé que tout le monde se calme et s’assoit mais rien n’y a fait. Nous avons distribué la soupe préparée, du thé, du pain, des gâteaux et du chocolat ainsi que de l’eau. Une paire de chaussettes a pu être distribuée dans de mauvaises conditions à presque tous, ainsi que 11 couvertures…

Grand froid

A l’approche de Noël, la situation des personnes migrantes est apparue de plus en plus inhumaine à certains d’entre nous. Les places disponibles dans le local grand froid sont en effet insuffisantes pour les accueillir. C’est pourquoi, coordonnés par le Carrefour, Emmaüs, Salam et quelques autres ont pris l’initiative d’organiser un accueil de nuit dans des locaux paroissiaux.

Ils ne pourront fonctionner que si des bénévoles encadrent cet accueil. Si vous le pouvez, contactez-nous !

Entendu, reçu, échangé !

J’ai entendu dire qu’il y avait possibilité d’avoir une prime quand on utilisait le fuel comme moyen de chauffage. A qui faut-il s’adresser ?

Nous avons finalement trouvé la réponse.

L’aide à la cuve, dont le montant est de 150€, est réservée aux ménages non imposables ayant été livrés en fuel entre le 10 novembre 2007 et le 31 janvier 2008. Pour en bénéficier, les intéressés doivent faire parvenir avant le 30 juin 2008 au trésor public : un formulaire à retirer auprès du trésor public, un avis de non imposition délivré par l’administration fiscale, une copie de la facture justifiant l’achat ou la livraison de fuel d’un montant minimum de 150€ (pour les logements individuels), un certificat du bailleur attestant du mode de chauffage au fioul (pour les logements collectifs). L’aide sera versée par virement bancaire à compter du 1er janvier 2008.

Stéphanie

J’étais jusqu’à maintenant exonéré de redevance TV. Est-ce vrai que je vais désormais devoir la payer ?

Jusque-là, en effet, le code général des impôts accordait une exonération totale de redevance aux personnes âgées de plus de 65 ans non imposables, aux titulaires de l’allocation handicapés et aux plus de 60 ans dont les revenus étaient trop faibles. Mais en 2004, dans un souci d’économie, le gouvernement a décidé d’adosser le paiement de la redevance audiovisuelle à celui de la taxe d’habitation. Du coup, seules les personnes ne payant pas de taxe d’habitation se retrouvaient exonérées de redevance audiovisuelle.

À l’époque, il avait été décidé que les personnes concernées continueraient à être exonérées de redevance pendant 3 ans. Mais aujourd’hui, cette période transitoire arrive à son terme. À partir de 2008, toutes les personnes soumises à la taxe d’habitation et possédant un poste de télévision devront payer la redevance. Toutefois, il semble que pour les personnes qui étaient exonérées cette redevance soit réduite de moitié. Vous aurez donc à vous acquitter désormais de 58 € supplémentaires.

Jocelyne (Attention, aux dernières nouvelles, cela pourrait encore changer)

Du nouveau dans les frais bancaires concernant les incidents de paiement

Le décret du 15 novembre 2007 plafonne tous les frais bancaires que peuvent percevoir les banques à l’occasion d’un chèque sans provision, d’un prélèvement rejeté ou d’un débit non autorisé de carte bancaire. Il entrera en vigueur à partir de mai 2008.

Les plafonds prévus sont de 30 € pour les chèques d’un montant inférieur ou égal à 50 € et de 50 € pour les chèques de 50 € et plus. Pour tous les autres incidents de paiement (prélèvement, débit non autorisé de la carte bancaire) les frais perçus ne pourront dépasser 20 €. Le décret précise que ces plafonds s’appliqueront à la globalité des frais perçus par la banque, en cas d’incident de paiement. En cas de chèque rejeté, cela comprend notamment la lettre d’information et d’injonction.

D’autre part, un même incident de paiement ne pourra plus donner lieu à une succession de frais en cas de demande en paiement multiples. Mais attention, la protection du consommateur pour les chèques rejetés sera limitée (à la différence de ce qui est prévu pour les prélèvements). Elle ne durera que trente jours après le premier rejet. Cette limite est importante et les consommateurs devront mettre à profit ce délai pour se rapprocher de leur débiteur.

Ces nouveaux plafonds sont bienvenus pour enrayer les nombreux abus auxquels donnent encore lieu la taxation des incidents de paiement, laquelle peut actuellement atteindre 300 % de la dette initiale ! Familles de France demande aux banques qui pratiquaient des taris inférieurs à ces plafonds de les maintenir notamment pour les prélèvements dont le traitement automatisé est peu coûteux ainsi que pour les chèques car le coût de traitement est identique quel que soit le montant. 50 € de frais pour un chèque de 51 € est exorbitant et déstabilise un petit budget. Communiqué de Familles de France

La pensée du mois

Le geste de bénédiction
ne fait pas dévier le vent froid

C. Williams – 1938

La recette du mois

Poulet mariné au citron et purée mousseline

Pour quatre personnes – Préparation 10 mn – cuisson 15 mn-marinade 30 mn .

Coût : 8 Euros

Ingrédient :
. 4 blancs de poulet (5€)
. 2 citrons (0.80€)
. 2 brins de ciboulette
. 1 sachet de purée mousseline (1.5€)
. 30 cl de lait (0.60€)
. 1 cuillère à soupe d’huile
. Sel et poivre

Matériel : 1 casserole, 1 poêle, 1 plat creux

Emincez les blancs de poulet et mettez les à mariner 30 mn dans un plat creux avec le jus de citron et la ciboulette ciselée .Salez et poivrez .Remuez.

Versez l’huile dans la poêle , égouttez les lamelles de poulet et faites les dorer à feu moyen.

Baissez le feu , versez la marinade et prolongez la cuisson cinq minutes .

Pendant ce temps, préparez la purée tel qu’indiqué sur le paquet .

Servez l’émincé de poulet avec la sauce accompagné de la purée .

Supplément Assises de janvier 2008

Premiers travaux dans les associations (rappel et suite)

Les associations sont actuellement au travail. L’objectif commun, dans les semaines qui viennent, est d’arriver à définir un état des lieux provisoire des questions et problèmes actuellement rencontrés par les personnes qui vivent, dans notre région dunkerquoise, des difficultés sociales et qui seraient susceptibles de connaître une avancée ou une solution grâce à la mobilisation et aux négociations que permettront la tenue des Assises.

L’important est de partir de l’expérience concrète de chacun et chacune des membres de l’association, bénévoles ou salariés.

Face à chacun des problèmes identifiés, il s’agit de voir si, au-delà des solutions individuelles mises en œuvre actuellement, des solutions plus collectives peuvent être inventées.

Ces travaux représentent l’amorce de notre deuxième étape qui entend mobiliser l’expérience et les compétences des intervenants tant salariés que bénévoles.

L’équipe d’animation du Carrefour des solidarités se tient bien évidemment à votre disposition pour vous aider dans la préparation et l’animation de vos initiatives. N’hésitez pas à nous appeler ou à nous interpeller.

Les rencontres de la solidarité

Bénévoles et professionnels seront invités à échanger leurs diagnostics des problèmes vécus par les personnes vivant des difficultés sociales au cours de rencontres de fin d’après midi. Ils pourront proposer aussi des solutions.

Retenez les dates dès maintenant des premières rencontres. Celles-ci auront lieu de 17 h à 19 h 30 :

-  jeudi 24 janvier : citoyenneté et aide sociale
-  jeudi 31 janvier : développer la vie sociale
-  jeudi 14 février : avoir un toit
-  jeudi 21 février : survivre

Nous vous préciserons rapidement les lieux et les sujets de chacune de ces rencontres.

Premier état des lieux provisoire (suite)

Les premiers travaux des Assises seront de dresser un état des lieux des problèmes vécus par les personnes en difficulté sociale voire des pistes de solution. Nous ne partons pas de rien. Déjà nous avons pu accumuler les questions posées dans le cadre des témoignages reçus dans les « rendez-vous citoyens » d’octobre. Nous vous avons déjà proposé ce que nous avions pu rassembler concernant la citoyenneté et l’aide sociale. Aujourd’hui, nous vous proposons ce que nous avons réuni sous le « développement social ».

2° Développement de la vie sociale

21- L’accueil

La plupart des personnes vivant des difficultés sociales témoignent que leur première demande et le premier service qu’elles ont trouvé auprès des services publics comme des associations est la qualité et la chaleur de l’accueil. Elles ont manifesté, par rapport à ceux-ci plusieurs axes de développement.

211- Maintien et développement des lieux d’accueil ouverts et généralistes

L’exemple donné est la maison des services de Saint Pol sur mer, équipement géré par le Département. La qualité de l’accueil et la multiplicité des services offerts, souvent d’initiatives associatives, mais pas seulement, en font un évident succès. Comment développer de tels lieux ? Pourquoi des lieux qui ont le même objectif, n’ont pas forcément le même succès ?

212- Création d’un lieu d’accueil ouvert la soirée pour les personnes de la rue et des personnes seules

L’approche de la nuit, une fois le repas pris ou ce qui en tient lieu, est toujours un moment délicat pour les personnes qui vivent dans la rue ou qui vivent dans la solitude. Il n’existe pas à Dunkerque de lieu régulièrement ouvert où ces personnes puissent se retrouver, souffler, discuter ou pratiquer une activité simple et qui leur convienne. Ces lieux existent parfois dans d’autres agglomérations à l’image de « la moquette » à Paris. Sans avoir à les copier, n’y a-t-il pas à imaginer un lieu dont l’animation serait assurée tour à tour par une des associations du Carrefour des solidarités ?

213- Développement de la formation à l’accueil des personnes vivant des difficultés sociales

Qu’on soit professionnel ou bénévole, l’accueil des personnes vivant des difficultés sociales ne s’ap prend que de façon indirecte. C’est l’expérience réanalysée régulièrement qui permet de développer ses capacités en la matière. La seule formation régulière repérée est celle que permet « l’échange autour du vécu du bénévole » proposée par le Carrefour des solidarités. Ne devrait-elle pas s’étendre aussi aux professionnels ?

214- Amélioration de l’articulation entre les lieux et les services permettant un accueil pour parler et échanger, un accueil pour recevoir un conseil technique, un accueil pour traiter de l’accès à un droit.

D’expérience des intervenants sociaux aussi bien que des personnes vivant des difficultés sociales, on sait que la demande d’accueil revêt des directions différentes. Celle de l’accueil chaleureux et convivial qui permet d’être reconnu dans sa singularité. Celle de l’accueil informé qui permet d’obtenir un renseignement, une orientation ou la confirmation de la justesse de ses choix. Celle de l’accueil technique qui permet d’obtenir un droit ou une orientation engageante. Rares sont les lieux où ces trois types d’accueil sont pratiqués de façon simultanée. Le plus souvent, les lieux sont différents. D’où la nécessité d’une bonne articulation entre les personnes qui les animent. Comment construire le réseau qui permettra de faciliter le passage harmonieux de l’un à l’autre ?

215- Création de structures légères pour assurer un accueil minimum aux personnes étrangères migrantes.

Les conditions faites par les pouvoirs publics aux personnes migrantes de passage sur notre territoire obligent à pratiquer l’accueil que nous les associations et les bénévoles font dans des conditions souvent impossibles. Il y aurait à créer une structure légère, évidemment associative, pour permettre des conditions minimum d’humanité.

216- …

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