le journal n° 80 - décembre 2007

Le journal de décembre 2007 - n° 80 et son supplément : Nouvelles des assises de la solidarité locale de la région dunkerquoise.

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journal de décembre 2007
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Supplément Assises

Sommaire

- Quand sortira-t-on de cette nuit qui s’étend ?
- Poèmes de Claude
- Bréves :
- Conversation avec Véronique : Dire merci
- La Santé des personnes qui vivent dans la précarité : quels rôles pour les associations ?
- Urgences ! Une commission qui redémarre.
- Entendu, reçu, échangé
- Immigration : arrêter le phantasme !
- La pensée du mois
- La recette du mois
- Pour des Assises largement ouvertes
- Premiers travaux dans les associations
- Mais à quoi peuvent bien servir les Assises de la solidarité locale pour les associations de grande taille ?
- Mais à quoi peuvent bien servir les Assises de la solidarité locale pour les associations composées uniquement de bénévoles ?
- Pour mettre un peu d’ordre dans nos débats
- Premier état des lieux provisoire

Quand sortira-t-on de cette nuit qui s’étend ?

Quand l’automne ne cesse pas d’en finir, c’est à chaque fois pareil. On se demande si, un jour, on retrouvera le soleil. Avec la nuit, le froid et l’humidité, ce qu’endurent les personnes pauvres est encore plus insupportable. Où chercher l’espoir ?

Il ne suffit pas qu’il y ait de moins en moins de soleil. Le froid, ici le vent et l’humidité s’installent. Les personnes qui habitent la rue cherchent un petit coin au sec. S’ils ne le trouvent pas, c’est au moins une couverture sèche, un bonnet, un pull qui deviennent indispensables. Et le local grand froid qui n’ouvre qu’en décembre !

Les inscriptions à l’aide alimentaire ne sont pas loin d’être closes. Et on se demande si on aura assez à donner. On se demande comment on va s’organiser pour que les quelques ressources dont on dispose permettent et permettront à certains de vraiment lutter contre la faim. Il existe encore aujourd’hui des familles ou des couples qui n’ont aucune ressource : ni indemnité, ni R.M.I., ni prestation sociale, rien. Heureusement, les Restos du cœur ouvrent à nouveau leurs portes.

Dans les Dunes, malgré les calculs inhumains du Préfet et du gouvernement qu’il représente au nom du refus d’un prétendu appel d’air complètement phantasmatique, pas question de trouver un lieu sec. Sous la menace constante du bulldozer ou de la descente de police, des hommes, parfois des femmes et des enfants, venus de loin, dorment dans des abris de fortune.

Et avec tout ça, il faudrait parler d’espoir ?

Chacun se le construit à sa façon.

Mais pour nous, ce sont les personnes qui vivent ces situations qui nous le donnent.

C’est Christian, de la rue, sa barbe et son bonnet tout nouveau, qui nous salue presque joyeusement et nous promet pour bientôt son futur poème.

C’est Véronique qui dit son évidence d’avoir à dire merci, sans exiger qu’on lui retourne ce merci.

C’est Claude et les poèmes qu’il nous a proposé.

C’est tous ces gens dont nous avons rapporté les témoignages dans « Paroles de souffrance et d’espoir » et qui disent combien l’accueil qu’ils ont trouvé a été le bien le plus précieux de leur vie.

C’est Salmata qui ne s’arrêtera pas de chanter, même si on lui met des bâtons dans les roues…

Et si, malgré la nuit qui nous envahit, nous n’arrêtions pas de chanter !

Le comité de rédaction

Poèmes de Claude

Ces portes qui se ferment quand on n’a plus de toit,
Ce clochard qui peine et va mourir de froid
Les traites qui s’amoncellent dont on ferait un feu de bois
Un enfant qui sanglote, doux et dur à la fois

L’indifférence

L’indifférence devant la souffrance
Je voudrais voir un monde sans la compétition
Car le plus bel or du monde c’est l’amour du prochain

Jeunes

Au secours, la bête est toujours là
Laissez les beaux parleurs, les donneurs de leçon
Et qui vous affectionne sans vous donner le ton
Levez-vous, hâtez-vous
Ecoutez, parlez, dialoguez
L’avenir du monde est entre vos bras
Tous les trésors du monde sont aussi dans vos doigts

Bréves :

Une lecture attentive des journaux nous a permis d’apprendre la création d’une plate forme contre les discriminations regroupant, en particulier, un certain nombre d’associations membres du Carrefour des solidarités et animée par l’A.J.S. Dès que nous en saurons plus nous vous tiendrons au courant de cette initiative qui nous réjouit tant les problèmes qui y seront abordés nous paraissent importants et sensibles.

Le conseil de développement durable de l’agglomération dunkerquoise a décidé de plancher sur les questions de solidarité : discrimination à l’embauche, accès au logement pour les personnes pauvres ou vivant un handicap, tarification sociale de l’eau et accès aux énergie, développement de l’aide sociale comme échange, etc. sont au programme de ses travaux. Nous vous en dirons plus dans notre prochain numéro.

Nous venons de recevoir le projet émis par le collectif ALERTE Nord-Pas de Calais d’organiser pour le début de l’année prochaine un Grenelle de l’insertion en Nord-Pas de Calais. Nous nous y associerons volontiers. La partie Insertion de nos Assises en sera pour nous l’expression locale.

Conversation avec Véronique : Dire merci

En marge des « rendez-vous citoyens », quelques entretiens ont été réalisé par Elizabeth. Nous vous avons proposé le mois dernier celui d’Angélique. Aujourd’hui, c’est celui de Véronique. Merci à elles deux.

- Vous avez répondu à une jeune fille qui disait : il ne faut pas juger. Elle répondait à une bénévole qui était déçue que les familles qu’elle suit ne soient pas venues témoigner…

- Je suis entièrement d’accord avec elle qu’il ne faille pas juger. Personne. Mais moi, ce que je dis et que je dirai toujours, c’est qu’on sait frapper à la porte d’une association pour demander des aides, d’une association ou plusieurs, ça dépend, on sait aller vers eux et qu’eux, ils nous demandent simplement une chose, toute simple, de venir témoigner pour les soutenir…et tout le monde répond absent. Non, c’est pas logique. On doit être là. Si on sait aller vers une association, demander quelque chose, on doit savoir donner le peu qu’on demande en retour. C’est-à-dire être présent. Témoigner si on veut témoigner, ne pas témoigner si on veut pas témoigner mais au moins être là pour les soutenir. Parce que eux savent nous soutenir tout au long d’une année, ou de deux ans ou plusieurs. Comme moi, ça fait des années que l’association me soutient. Donc j’estime tout à fait normal d’être là pour les soutenir et pour dire aux gens ce qu’ils font, le bien qu’ils font aux gens. Je trouve que c’est normal…

- A côté de cela, il y a une autre dame qui a dit : on est bien content que les associations soient là. Mais on est bien content d’en être partis. Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose de difficile dans ce rapport aux associations ?

- C’est pas facile d’aller taper à la porte, je vous le dis. C’est pas facile du tout d’aller taper à la porte. Vous vous sentez tout petit. Vous vous sentez rabaissé : j’en suis arrivé là. Je dois aller mendier. Parce qu’on a l’impression de mendier au début. Mais si les gens de l’association, comme les gens de partout puisque j’ai fait plusieurs associations dans ma vie…si les gens n’étaient pas là pour vous dire : Non, c’est pas de la mendicité, s’ils n’étaient pas là pour nous réconforter, nous aider, je ne sais pas où on serait. Donc, moi, j’estime que c’est tout à fait normal de leur consacrer une heure, deux heures voire trois heures de notre temps pour les remercier au minimum.

- Mais on ne remercie pas une administration. Pour quoi on remercierait une association ?

- Moi, on m’a toujours appris à dire merci, que ce soit dans une administration ou ailleurs. Regardez l’été, grâce à l’association, les enfants, ils ont leur petit billet pour faire leurs activités. Sans ça, on en est au même point ; C’est un petit plus. Et il ne faudrait pas dire merci ? Non, c’est pas normal. Je pense que les gens estiment que c’est normal que les associations sont là pour les aider. Non ! C’est pas une obligation. Et de dire merci, ça ne coûte rien.

- Est-ce qu’on vous dit souvent merci ?

- A moi, non. Mais ça n’a pas d’importance. Mais moi, j’estime normal de dire merci à ceux qui m’aident.

- Pourquoi ça n’a pas d’importance ?

- Parce que moi, je le fais…c’est naturel. Moi, vous venez taper à ma porte. J’ai pas grand-chose : je vais partager avec vous. Pour moi, c’est normal. C’est tout. Si vous saviez ce que j’ai fait…j’ai aidé des gens au-dessus de chez moi. Les enfants, ils mourraient de faim. Ils sont partis. Ils ont même jamais eu un regard. Jamais un merci mais bon ! C’est tout, je l’ai fait. J’ai mon cœur tranquille. Je sais ce que je j’ai fais pour ces enfants, c’était tout. Mais si moi, on m’aide, je trouve que c’est normal de dire merci. Si on est aidé, c’est normal de dire merci.

- Mais vous dîtes que ça ne coûte rien : ça coûte pour certains. Il y en a qui n’aiment pas exposer les difficultés. Ca coûte pour eux…

- Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je fais partie de ces gens-là. Je suis quelqu’un…je vais toujours écouter les problèmes des autres mais mes problèmes…je ne vais pas les dire. Ils sont à moi. Je ne vais pas les dire. J’en ai un wagon en ce moment, mais ils sont à moi. Et si j’ai une personne qui vient, qui a un problème, je vais écouter, je vais essayer de le faire. Mais c’est tout. Il faut essayer malgré tout d’aider les autres. Je ne sais pas comment je peux expliquer ça. Je ne sais pas. C’est normal ! Dîtes-moi que les gens que vous aidez : ils viennent vous soutenir, ça ne vous ferait pas plaisir ? Ca ne vous ferait pas plaisir ? Ca fait quelque chose au fond de son cœur. C’est ça, c’est là que ça se passe, c’est tout.

- Bon, ben merci !

La Santé des personnes qui vivent dans la précarité : quels rôles pour les associations ?

L’état de santé des personnes en situation de précarité est moins bon que celle du reste de la population. Elles le savent et, pourtant, elles utilisent moins les médecins et pratiquent moins les différents dépistages préventifs. C’est le constat fait par une série d’études menées par l’INSEE. Face à cela, les associations ont-elles un rôle à jouer ?

De la perception individuelle…

Les personnes aux revenus les plus faibles se perçoivent en mauvaise santé et paradoxalement déclarent moins fréquemment certaines maladies courantes. Elles vont par ailleurs moins souvent chez le médecin, surtout chez les spécialistes. Elles sont également moins bien couvertes malgré la mise en place de la couverture maladie universelle complémentaire. Enfin, la prévention et le dépistage sont des pratiques beaucoup moins répandues parmi les personnes les plus pauvres, contribuant à creuser encore l’écart entre elles et le reste de la population. Tels sont les constats établis par l’Insee dans son dernier rapport publié en octobre 2007.

Les personnes en situation de précarité jugent en effet en moyenne leur santé plus mauvaise d’années en années que le reste de la population. Cette affirmation croît avec l’âge. Ce jugement négatif n’entraîne pas pour autant une plus forte consommation médicale. Les individus ayant les revenus les plus bas sont plus nombreux à ne pas avoir consulté de médecin généraliste au cours de l’année précédente. Cependant, lorsqu’ils ont consulté un médecin généraliste au cours de l’année précédente, les individus les plus pauvres sont plus nombreux à lui avoir rendu visite fréquemment, surtout pour les plus âgés. Ces visites fréquentes vont souvent de paire avec une perception mauvaise ou très mauvaise de leur santé.

Pour les consultations de spécialistes, généralement plus chères, la contrainte financière joue un rôle important et les plus pauvres y ont moins recours. Ces écarts en matière de santé peuvent en effet provenir de la contrainte financière qui pèse sur eux, malgré la mise en place de la couverture maladie universelle (CMU) et de sa complémentaire. D’une part, les plus pauvres ne demandent pas toujours à en bénéficier, d’autre part, leurs ressources peuvent être supérieures au plafond requis pour l’affiliation. Se soigner revient donc plus cher à ces personnes non couvertes puisqu’elles ne sont remboursées que sur la base de la sécurité sociale obligatoire. En revanche, les personnes les plus pauvres fréquentent davantage les hôpitaux.

Les plus pauvres sont proportionnellement moins nombreux à déclarer certaines pathologies courantes, comme la myopie ou l’hypermétropie. Cet écart étonnant peut être attribué à un sous-diagnostic des pathologies chez les personnes qui consultent moins souvent les médecins, mais aussi à un retard de diagnostic. Il s’explique aussi sans doute par une sous-déclaration de leurs pathologies par les individus les plus pauvres qui auraient tendance à ne pas traduire certains symptômes en termes de maladies. Malgré la sous-déclaration, certaines pathologies sont plus répandues chez les personnes ayant de bas revenus comme les maladies de l’appareil digestif, les caries dentaires, les maladies de l’appareil circulatoire, les rhumatismes, les varices, l’arthrose ou les maux de dos.

Les individus ayant les plus bas revenus sont moins nombreux à recourir à des pratiques de dépistage et de prévention. C’est le cas pour les tests de dépistage du VIH (sida) et de l’hépatite C, pour la recherche de sang dans les selles (dépistage du cancer colorectal) ou, en ce qui concerne les femmes, des mammographies ainsi que des frottis gynécologiques qui permettent de détecter le cancer du col de l’utérus.

…à la mise en place d’actions de prévention en matière de santé

Les différentes pratiques en matière de prévention et de dépistage sont essentielles. Car elles contribuent à réduire les écarts entre les individus les plus pauvres et le reste de la population. C’est pourquoi, une bonne connaissance des missions des structures mises en place sur un territoire et des politiques sociales sont des outils indispensables pour écouter, informer et orienter voire accompagner le public des associations accueillant un public en grande difficulté.

Mais comment faire ? Cette réflexion amène en effet les bénévoles et les salariés des associations à s’interroger sur la démarche en matière de prévention à la santé à mettre en place au sein de leur structure. Faut-il faire de l’information personnalisée en fonction de chaque interlocuteur ? Suffit-il de mener des campagnes d’information collective ? Comment et à quel moment mobiliser les partenaires santé ? Qu’est-ce qui va déclencher chez une personne l’action préventive ? Autant de questions qui feront l’objet des prochaines rencontres des ateliers santé. Valérie

Sources : Insee Première n° 1142, juin 2007 Insee Première n° 1161, octobre 2007

A bientôt Valérie !

Valérie Boulogne a animé les premiers pas de notre nouvel atelier « santé des personnes vivant dans la précarité ». Arrivé à la fin de son contrat provisoire, elle n’a pas souhaité le renouveler, préférant un poste plus stable. Nous l’avons parfaitement compris et lui souhaitons la plus grande réussite dans son nouveau travail. Un grand merci à elle pour le travail qu’elle a accompli. Cet article est le témoignage de son implication. Elle y trace l’une des pistes du travail qu’il nous reste à mener. Elle sera remplacée dans son animation dès que nous trouverons quelqu’un pour prendre la suite.

Urgences ! Une commission qui redémarre.

Notre assemblée générale l’avait souhaité. L’ancienne commission « des sans domicile fixe », rebaptisée pour l’occasion « commission Urgences » vient de tenir sa première réunion de reprise. Elle a élaboré son plan de travail. Jugez-en plutôt.

Depuis les premiers moments de l’existence de notre réseau associatif, les situations connues par les personnes qui vivent, par contrainte ou par volonté, dans la rue, ont fait l’objet d’un travail en commun (cf « Il était une fois le Carrefour des solidarités, 10 ans au service des personnes sans domicile fixe, dans notre journal de mai 2007).

Pour différentes raisons, la commission de travail qui rassemblait les acteurs associatifs, mais aussi différents services comme la C.A.O. ou le Centre médico-psychologique, ne s’était plus réuni. Animé désormais par Jean-Paul Besson, de la congrégation de l’armée du salut et vice-Président du Carrefour des solidarités, elle s’est à nouveau réuni. Baptisé désormais, « urgences ! », elle entend se préoccuper non seulement des personnes qui vivent quotidiennement dans la rue, mais plus largement de celles qui, pour différentes raisons, se retrouvent sans rien.

Comme toute première réunion de reprise, on a dressé la liste des problèmes à aborder. La voici, sous une forme un peu sèche. Chaque problème évoqué cache en effet l’épaisseur des douleurs humaines qu’il désigne.

- les questions de domiciliation.
- La communication entre les associations, entre les associations et les partenaires institutionnels à propos de ces questions.
- Quelles solutions d’hébergement d’urgence pour les personnes présentant des troubles spécifiques : personnes toxicomanes, personnes connaissant des troubles mentaux, personnes présentant des handicaps physiques, etc.
- Mise en place d’une permanence d’accueil et de service social au Centre Hospitalier de Dunkerque.
- Les lieux d’accueil pour les personnes seules ou à la rue, en particulier en soirée.
- Vestiaires et consignes pour les personnes sans hébergement.
- Hébergement d’urgence pour la période des grands froids.
- Problèmes spécifiques posés par les familles originaires de Roumanie.
- Problèmes posés par les mineurs qui se retrouvent ou qui vivent dans la rue.
- Les funérailles des gens de la rue et la coordination des intervenants.

Elle a aussi permis de prendre connaissance des dispositions prises, cette année pour l’hébergement grand froid : 20 places seront ouvertes du 1° décembre 2007 au 31 mars 2008, permettant d’accueillir les personnes possédant un chien. Occasion de pointer immédiatement les insuffisances de place quand on sait qu’une centaine de migrants de passage dorment dans les dunes.

Comme il n’est pas possible de tout aborder en même temps, il a été décidé que la prochaine réunion serait consacrée aux questions de domiciliation : mise à niveau concernant les nouveaux textes de loi en la matière, élaboration de critères communs, traitement des problèmes posés par les personnes ne réunissant pas les critères choisis, etc. Elle aura lieu le 10 janvier, à 14 h 30.

Un souci demeure. Il est important que la parole soit libre et que les problèmes abordés soient réellement mis sur la table et non immédiatement déniés par tel ou tel participant. A quoi servirait-il de discuter ensemble si on n’acceptait pas de voir la réalité en face, même si elle est déplaisante pour son propre service ?

Entendu, reçu, échangé

J’ai entendu dire qu’il y avait possibilité d’avoir une prime quand on utilisait le fuel comme moyen de chauffage. A qui faut-il s’adresser ?

Cette prime a bien existé en 2007. Il faut s’adresser au Trésor public (hôtel des impôts, rue Saint Matthieu à Dunkerque Sud). Mais ce dernier, contacté, nous a indiqué qu’il n’avait pas encore reçu les nformations nécessaires sur sa prolongation en 2008 pour renseigner efficacement les personnes.

Le froid est déjà arrivé. Quand le local grand froid ouvrira-t-il ses portes ?

(question souvent entendue depuis les premiers jours de novembre de nos amis qui habitent la rue)

A partir du 30 novembre et jusqu’à la fin du mois de mars. De plus, l’accueil de jour de la Fondation de l’armée du salut, « Au cœur de l’espoir », rue de la Vérrerie, ouvrira ses portes, pendant la même période et en plus de ses horaires habituels, le samedi et le dimanche, de 9 h 30 à 14 h.

Avec le froid qui arrive, les gens demandent comment avoir des couvertures. A qui peut-on s’adresser ?

Nous avons interrogé les associations à ce sujet. Quelques unes ont un stock de couvertures disponible. Mais il n’est pas important. Elles n’ont pas accepté qu’on les cite de peur d’avoir à faire à un flux important de demandes auxquelles elles ne seraient pas capables de faire face. N’hésitez cependant pas à nous interpeller. Nous vous conseillerons l’association qui serait susceptible de répondre à votre demande.

Immigration : arrêter le phantasme !

Le 12 novembre, Emmaüs – Nord Pas de Calais – avait choisi Dunkerque pour débattre de « l’immigration dans le bon sens », dans le cadre de la semaine de mobilisation du mouvement « la guerre à la misère ». Les propos du Préfet démontrent largement que la position de l’Etat est construite sur des phantasmes.

Madame Anne Saingier, présidente d’Emmaüs–Nord pas de Calais a accueilli les invités à ce débat, en particuler, monsieur Daniel Canepa, Préfet du Nord.

Les bénévoles et professionnels d’associations avaient largement répondu à l’invitation d’Emmaüs Dunkerque. Ils ont pu défendre avec véhémence le statut d’être humain de tous ces gens en transit dans nos dunes et leur action humanitaire envers eux.

Le préfet à leurs interrogations a rétorqué : appel d’air aux passeurs. Il s’est ainsi retranché derrière les lois et les chiffres.

Face à lui, l’abbé Boutroille, représentant le collectif C’sur d’aide aux migrants, a reproché auxpouvoirs publics de ne pas avoir envisagé la suite de la fermeture de Sangatte il y a 5 ans et d’avoir laissé dans la rue des milliers de gens sans toit, sans nourriture, sans aucun respect de la dignité humaine.

Stéphane Hessel, ambassadeur invité à ce débat a souligné l’idée d’appel d’air qui a rendu les lois successives de plus en plus restrictives. Il a affirmé fortement : « il n’y a pas d’appel d’air, il n’y a pas d’afflux, mais un courant constant. Arrêter le fantasme ». Il a été très applaudi par l’ensemble de la salle et surtout par les bénévoles qui apportent leur soutien à des centaines d’ombres.

Les bénévoles n’ont pas obtenu de réponses à leurs attentes.

Thérèse

La pensée du mois

Vous ne pouvez maintenir quelqu’un à terre,
sans y rester avec lui.

B.T.Washington

La recette du mois

Bœuf aux carottes

Pour 6 personnes
Cuisson : 2h30

Ingrédients : (total : 8 € 50)

- 1 kg de bœuf (paleron ou collier) (7€)
- 3 gros oignons (0.50€)
- 3 cuillères à soupe d’huile de cuisson
- 1 kg de carottes (1€)
- 1 feuille de laurier, une branche de thym
- sel et poivre

Matériel nécessaire : un couteau, un faitout

Déroulement :

1. Coupez la viande en morceaux de taille moyenne
2. Epluchez les oignons et les couper en fines lamelles
3. Epluchez les carottes et coupez les en rondelles
4. Mettez l’huile dans un faitout. Quand l’huile est chaude, ajoutez la viande en morceaux et faites la revenir sur toutes ses faces (les morceaux doivent être bien dorés)
5. Ajoutez les oignons et faites les blondir doucement
6. Salez, poivrez, ajoutez le thym et la feuille de laurier
7. Couvrez d’eau froide et faites bouillir. Quand l’eau bout, ajoutez les carottes et faites bouillir 15 minutes
Baissez le feu et couvrez le faitout. Laissez mijoter doucement pendant 2 heures

Supplément : Nouvelles des Assises de la solidarité locale de la région dunkerquoise

Pour des Assises largement ouvertes

Les Assises de la solidarité locale de la région dunkerquoise sont destinées à rassembler tous ceux qui travaillent sur notre territoire à développer la solidarité avec les personnes qui vivent des difficultés sociales. Le Carrefour des solidarités a beau en avoir pris l’initiative, il n’a pas la prétention de rassembler tous ceux et celles qui travaillent dans ce sens.

C’est pourquoi, dans les semaines qui viennent, sera constitué un comité de pilotage de ces Assises auquel participeront, nous l’espérons, d’autres partenaires associatifs qui ne sont pas membres de notre réseau. Nous sommes en train de les contacter et nous espérons vivement qu’ils répondront favorablement à notre initiative qui doit devenir aussi la leur.

Ce à quoi nous tenons cependant, c’est qu’il s’agisse d’abord d’une initiative associative. Celle-ci devrait rencontrer, dans sa troisième puis dans sa quatrième étape, un accueil favorable de la part des pouvoirs publics ou des administrations, qu’ils soient locaux, départementaux ou nationaux. Les contacts préalables que nous avons pu prendre en ce sens ont reçu des réponses positives pour peu que nos travaux soient sérieux, sachent distinguer les responsabilités différentes de chacun et aboutissent à des propositions responsables, voire à des interpellations ciblées.

Dans cette période électorale, notre intention n’est pas d’intervenir en tant que tel dans les débats démocratiques évidemment nécessaires. Ce sera le rôle, s’ils le souhaitent, de chacun des participants, mais à son propre titre. En revanche, notre volonté est de pouvoir peser sur les premières décisions que prendront les assemblées locales et départementales renouvelées.

Premiers travaux dans les associations

L’objectif commun, dans les semaines qui viennent, sera d’arriver à définir un état des lieux des questions et problèmes actuellement rencontrés par les personnes qui vivent, dans notre région dunkerquoise, des difficultés sociales et qui seraient susceptibles de connaître une avancée ou une solution grâce à la mobilisation et aux négociations que permettront la tenue des Assises.

Dans ce but, le travail que s’engagent à mener, d’ici le 15 janvier prochain, les associations et organisations membres, est le suivant :

1° Dans la continuité des « Rendez-vous citoyens » du 17 octobre dernier, vérifier et compléter avec les usagers et bénéficiaires, la liste des problèmes rencontrés, voire les solutions qu’ils sont susceptibles de préconiser. Ce travail devrait permettre de mener à son terme le 1° temps de nos Assises.

2° Mener avec les intervenants salariés et bénévoles un travail identique qui pourrait être provoqué par l’analyse en commun des problèmes rencontrés par les usagers et bénéficiaires, voire des solutions qu’ils proposent.

3° Rassembler tous les éléments d’observation en sa possession susceptibles de venir conforter, voire préciser, l’analyse des causes des problèmes identifiés, voire les propositions de solutions.

Ces deux derniers travaux représentent l’amorce de notre deuxième étape qui entend mobiliser l’expérience et les compétences des intervenants tant salariés que bénévoles.

L’équipe d’animation du Carrefour des solidarités se tient bien évidemment à votre disposition pour vous aider dans la préparation et l’animation de vos initiatives. N’hésitez pas à nous appeler ou à nous interpeller.

Mais à quoi peuvent bien servir les Assises de la solidarité locale pour les associations de grande taille ?

Les grandes associations négocient en permanence des avancées en matière sociale, que peuvent bien leur apporter les Assises auxquelles vous nous inviter ?

C’est vrai que les associations qui font partie du réseau du Carrefour des solidarités et qui sont des entreprises sociales ne cessent jamais de négocier avec les pouvoirs publics des avancées en matière sociale. Leur force d’intervention, la somme de leurs expériences internes et leur savoir faire en la matière sont indéniables. C’est heureux pour tout le monde qu’elles soient en capacité de relayer de façon quasi permanente les difficultés connues par les personnes en difficulté.

Cependant, leurs marges de négociation sont parfois réduites par la nécessité où elles se trouvent de devoir assurer, pour leurs bénéficiaires comme pour les salariés qu’elles emploient, leur propre survie. Elles ne peuvent donc pas toujours tout dire. En particulier, il leur est parfois difficile d’émettre des interrogations critiques auprès de ceux dont leur survie financière dépend.

Cependant encore, lorsqu’une négociation se fait au nom d’un ensemble d’associations, elle se fait souvent dans une écoute plus réceptive et un rapport de force plus favorable aux associations.

Cependant toujours, les entreprises sociales elles-mêmes, parce qu’elles ont le poids de leur organisation et de leur structure salariée, courent le risque d’être moins sensibles à certains aspects des problèmes abordés que des associations plus petites, à structure bénévole.

Cependant enfin, l’arrivée de nouvelles équipes politiques ou d’équipes renouvelées à l’échelon local comme aux autres échelons territoriaux, produisent des moments privilégiés où il est plus facile de faire changer des choses. On l’appelle souvent « l’état de grâce ». En réalité, c’est plus prosaïquement que les équipes politiques nouvellement élues sont plus en capacité d’opérer des changements de comportement qui risquent toujours de se heurter au poids des habitudes. Et ces moments privilégiés, il vaut mieux que ce soit l’ensemble des associations qui en profitent plutôt que telle ou telle.

On ne s’engage volontiers dans un nouveau travail que si on voit clairement ce qu’on pourra en tirer. Ceci est vrai pour les associations d’une certaine importance comme pour celles qui ont moins l’habitude de négocier.

Mais à quoi peuvent bien servir les Assises de la solidarité locale pour les associations composées uniquement de bénévoles ?

Bien souvent préoccupées essentiellement des personnes avec lesquelles elles sont en contact, les associations composées uniquement de bénévoles n’ont ni le goût ni l’habitude de négocier des dispositions plus collectives. Pourtant les Assises de la solidarité locale leur sont aussi proposées. Quelle peut en être l’intérêt pour elles ?

Toutes les associations ne se situent pas dans la longue tradition de l’éducation populaire. Pour cette tradition les actions de développement concernant leurs propres membres passent par l’action collective, sa préparation et sa mise en œuvre.

D’autres sont situées dans une tradition qui a mis essentiellement en avant l’action individuelle et charitable. Il est moins évident pour leurs membres de percevoir que la solution de certains problèmes relève de dispositions générales et de la solidarité publique : logement, hébergement, santé, emploi, ressources et, par voie de conséquence, génère d’autres besoins : nourriture, vêtements, culture, etc.

Cela ne veut pas dire pour autant que tout relève de l’action publique. La démarche associative et privée restera indispensable : fraternité, rencontre, écoute, accompagnement. Les « paroles » entendues le 17 octobre en montrent la nécessité et les fruits de ces rencontres

De plus il reviendra toujours à l’initiative collective des associations de pallier les carences de institutions : en termes de besoins satisfaits, de droits non appliqués, de publics non pris en charge, etc.

Ce que se proposent les Assises de la solidarité locale, c’est un temps fort d’interpellation des pouvoirs publics pour inventer ou pour améliorer, si cela est nécessaire, les solutions publiques à certains problèmes. C’est aussi un temps fort de réflexion collective sur la pertinence de l’action de chacun, y compris des associations et de chacun de leurs membres, au regard de ce que vivent et de ce qu’en disent, les personnes en difficulté sociale.

Pour peu qu’ils en acceptent la démarche, les associations composées uniquement de bénévoles sont donc autant concernées que les autres par ce travail commun.

Comment se construit une négociation collective ?
En la préparant…

Beaucoup de responsables associatifs ont, à force d’expérience, appris à construire et à conduire des négociations collectives. Il n’est en effet pas simple de passer de la perception d’un problème vécu individuellement à l’organisation d’une solution qui fera l’objet d’une décision publique ou collective et qui pourra concerner l’ensemble d’une population. Tous n’ont pas eu cette opportunité. La préparation actuelle des Assises laisse perplexe certains d’entre nous. C’est l’occasion d’apprendre ensemble.

Arriver à une négociation la fleur au fusil et en criant bien fort ce que beaucoup disent tout bas, c’est le plus sûr moyen de n’arriver à rien. C’est pourquoi il est toujours indispensable de bien préparer une négociation. Cette préparation se fait en général en plusieurs étapes.

1° Recueillir les témoignages et les faits :

C’est parce que telle ou telle difficulté est rencontrée de façon répétée qu’on sent la nécessité de trouver une solution collective. C’est parce qu’on a repéré que les gens qui demandaient des aides alimentaires provisoires étaient souvent en attente de définition de leurs droits à prestations sociales qu’on va poser le problème. C’est parce qu’on a repéré que, malgré les efforts locaux louables, les gens de la rue qui mouraient avaient un enterrement solitaire, que l’envie de construire un autre mode d’enterrement vous est venu. C’est parce que nombre de personnes disent ne pas trouver de solutions à leurs besoins d’hébergement dans l’urgence que vous allez commencer à vous poser des questions sur l’organisation du service qui devrait répondre à cette demande. Etc.

Mais, si on vous en restez là, à la première négociation venue, on vous renverra gentiment en disant qu’il faut prouver ce que vous avancez. Et ces interlocuteurs auront raison. On ne construit pas des solutions collectives sur des impressions. On ne met pas en cause le fonctionnement d’un service sur des « on dit ».

La première démarche de construction d’une négociation doit donc être le recueil de témoignages sur les difficultés rencontrées et le rassemblement de faits précis et, si possible, qui se répètent.

2° Analyser les problèmes rencontrés :

Témoignages et faits ne suffisent pas. Il est nécessaire d’analyser les situations rencontrées pour tenter d’en déterminer les causes. Car l’objet de la négociation ne sera pas les faits ou les problèmes, mais bien les causes qui amènent à ces faits ou à ces problèmes et sur lesquelles on peut agir collectivement.

3° Tenter de construire une observation systématique des causes des problèmes rencontrés :

Vos interlocuteurs, dans une négociation, sont aussi intelligents que vous. Eux-mêmes n’ignorent souvent rien des problèmes que vous allez mettre en avant et, surtout s’il s’agit d’interlocuteurs publics, ils ont déjà réfléchi à ces problèmes. Simplement, si on peut dire, vous divergez sur l’analyse des causes. Il vous faut donc faire l’effort de produire la preuve de ce que vous avancez. La preuve est souvent le produit d’une observation systématique construite à partir de votre propre analyse. Contrairement en effet à ce qu’on peut pensez le plus souvent, l’analyse des causes n’est pas le produit de l’observation systématique, mais, au contraire, l’observation systématique des causes est le produit de votre propre analyse.

Parfois, on n’a pas eu le temps de construire l’observation systématique nécessaire ou on n’en a pas eu les moyens. L’objet de la négociation sera alors de mettre en commun les moyens d’observation. Ne croyez pas qu’il ne s’agit pas d’une avancée. Vous aurez obtenu de votre interlocuteur qu’il admette que votre propre analyse des causes peut être plus pertinente que la sienne. Ce n’est pas une victoire abstraite. C’est le premier pas vers la bonne solution du problème.

4° Construire des hypothèses de solution :

Ce à quoi chacun veut arriver dans une négociation sociale c’est de trouver la bonne solution à un vrai problème vécu. Votre interlocuteur est souvent sûr d’avoir mis en œuvre la bonne solution et qu’il n’en existe pas d’autres. Il vous faudra donc démontrer que d’autres solutions sont possibles et souhaitables. Encore faut-il les avoir imaginer.

Contrairement à ce que souvent on imagine, préparer une négociation est un vrai travail dont dépend sa bonne issue. Mais une fois préparer, on n’est pas au bout du travail à accomplir…

Pour mettre un peu d’ordre dans nos débats

Les assises de la solidarité locale de la région dunkerquoise devront tenter de n’oublier aucun des aspects des problèmes vécus par les personnes en difficultés sociales. C’est pourquoi nous vous proposons un classement provisoire des questions à aborder.

1° Citoyenneté et aide sociale ou le fonctionnement démocratique de l’aide sociale

2° Développer la vie sociale

- 21- L’accueil
- 22- Créer de l’échange

3° Avoir un toit

4° Survivre

- 41- Se nourrir
- 42- Se vêtir
- 43- Boire
- 44- Disposer d’énergie
- 45- Se cultiver et se divertir
- 46- Avoir des ressources financières
- 47- Se soigner

5° Accéder à un travail ou à une activité sociale

6° Développer le travail associatif

7° Observer et comprendre

8° Communication et image

9° Suites et évaluation des Assises de la solidarité locale

Premier état des lieux provisoire

Les premiers travaux des Assises seront de dresser un état des lieux des problèmes vécus par les personnes en difficulté sociale voire des pistes de solution. Nous ne partons pas de rien. Déjà nous avons pu accumuler les questions posées dans le cadre des témoignages reçus dans les « rendez-vous citoyens » d’octobre. De même, les différents travaux menés par les commissions et autres groupes de travail du Carrefour des solidarités en ont identifié d’autres. Voici un début de rassemblement provisoire.

1° Citoyenneté et aide sociale

11- Que fait-on, usagers et intervenants, de la parole des usagers ou des bénéficiaires ? De façon individuelle ou de façon collective et organisée, nous recueillons les témoignages, les souffrances, les questions posées par les personnes pauvres. Qu’en fait-on ? Qui les analyse ? Comment sont-ils rassemblés ? Où sont-ils mis sur la place publique ?

12- Comment améliorer le fonctionnement des instances de concertation entre les usagers et les intervenants ou leurs organisations ? La loi ou l’initiative ont permis de mettre en place des instances de concertation entre les usagers et les intervenants. Quels bilans d’expérience ont-ils été mis en commun ? Quels axes d’amélioration peut-on identifier ?

13- Comment faciliter l’accès aux droits pour les personnes vivant les difficultés sociales ?

Pour de nombreuses raisons, à analyser, un certain nombre de personnes vivant des difficultés sociales ont du mal à connaître leurs droits et à les faire valoir. Ce constat a déjà fait l’objet de réponses apportées par les associations ou les services publics. Plusieurs axes possibles d’amélioration ont été évoqués : amélioration de la qualité des accueils dans les services publics, développement de la connaissance de leurs droits par les bénéficiaires eux-mêmes, développement du rôle d’accompagnement des associations de bénévoles, etc.

14- Comment améliorer, voire créer, les voies de recours en cas de désaccord entre les personnes vivant des difficultés sociales et les services publics ou les services associatifs qu’ils soient professionnels ou bénévoles ?

Des désaccords se manifestent souvent entre les personnes qui vivent les difficultés sociales et les services qui leur sont proposés tant par les services publics que par les services associatifs. Il est rare que des voies de recours permettant aux uns et aux autres de s’entendre et de trouver éventuellement des compromis soient organisés. N’y a-t-il pas à inventer de telles voies de recours ou à mieux utiliser les voies de recours existantes ?

15- …

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