le journal n° 78 - octobre 2007

Journal n° 78 - octobre 2007

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journal octobre 2007

Sommaire

- Parler librement
- Imaginer sa vie
- Entendu, reçu, échangé
- Refuser la misère
- Nouvelles associatives et de nos partenaires
- La pensée du mois
- La pensée passe par la bouche : la recette du mois, PAIN PERDU

La solidarité,
question de survie collective

Menaces sur la solidarité ? C’est le sentiment diffus que beaucoup partagent. Réflexes individualistes ? Fragilisation des organisations citoyennes qui en ont fait leur projet central ? Elles pèsent en fait sur l’ensemble de notre société au point qu’il en va de notre survie collective.

Quelle est, aujourd’hui, l’étendue des menaces qui remettent en cause notre solidarité ?

Ces menaces pèsent d’abord sur ceux qui subissent de plein fouet les effets des ruptures de cette solidarité, à commencer par celle de l’accès au travail et à la rémunération auquel il donne normalement droit. Mais elles pèsent aussi sur ceux qui vivent concrètement les conséquences des ruptures d’une situation qui leur permettait d’assurer leur survie, même dans un équilibre précaire : le divorce, la rupture conjugale, la maladie, la mort, etc.

Elles pèsent aussi sur les personnes qui appartiennent à des groupes sociaux pour lesquels l’égalité des droits est aujourd’hui mal assurée : les jeunes et leurs galères, les femmes soumises à des emplois précaires, aux violences de leur conjoint ou non représentées de façon équitable dans les organisations de notre société, les personnes âgées à la retraite mal assurée ou dans leur solitude, les personnes d’origine étrangère pour lesquelles les lois de l’hospitalité n’existent plus, les habitants de certains quartiers où les inégalités sont concentrées, etc. (NDLR : le comité de rédaction, à majorité féminine, estime que ces menaces ne pèsent pas uniquement sur les femmes, mais aussi sur les hommes).

En fait, ces menaces pèsent sur nous tous. Parce que rien ne nous garantit que nous ne soyons pas à notre tour victime d’un accident de la vie et que nous nous retrouvions de ce fait dans une situation précaire.

Réflexes individualistes majoritaires ? A bien y regarder ce type de réflexe n’a rien d’anormal. Lorsqu’on est menacé personnellement, qu’y a-t-il d’extraordinaire à avoir le réflexe de tout faire pour s’en sortir soi-même ? S’il est vrai que notre société met en valeur la « démerde individuelle » et la victoire des plus forts, des « plus méritants », elle ne peut pas effacer la réalité de la dépendance que nous avons les uns par rapport aux autres. Simplement, la prise de conscience de ce fait demande un peu plus de travail.

Car ces menaces risquent en réalité de remettre en cause une part importante de ce que nous sommes. Si chacun de nous existe et s’est développé, c’est grâce, en grande partie, à ce qu’il a pu puiser dans nos biens collectifs : les savoirs qu’il a pu acquérir grâce à l’école ou aux multiples échanges dont il a pu bénéficier, les expériences qu’il a pu connaître, les savoir faire qui lui ont été transmis, les valeurs qu’il a été amené à partager, etc. Que la solidarité soit remise en cause ou ne soit pas bien assurée parce que nous laissons sur le bord du chemin certains d’entre nous, c’est ce que nous sommes devenus que nous abandonnons et notre avenir que nous obscurcissons.

Ainsi, poser les questions sur les façons dont s’exerce notre solidarité dans notre société, c’est bien une question de survie collective.

Jean-Marie Gueuret

Parler librement

Lorsqu’on est bénévole dans une association caritative ou humanitaire, il n’est pas toujours facile de trouver un lieu pour parler librement de ses doutes, de ses réussites ou de ses questions. C’est ce qui est proposé depuis plus de sept ans par le Carrefour des solidarités dans les « groupes de paroles ». Et ça marche. Présentation.

- Quel sens a mon action ? Est-ce que j’apporte vraiment une aide, ou au contraire est-ce que j’enferme la personne aidée dans l’assistanat ?
- Face à une demande pressante, je ne sais pas dire non et pourtant je ne veux pas être entraîné au-delà de ma disponibilité, de ma compétence.
- Comment faire pour avoir la parole appropriée, au bon moment, pour aider, valoriser la personne que je rencontre.
- Je ne supporte pas : le manque de reconnaissance des personnes que j’aide, tel membre de mon association, la façon dont celle-ci prend en compte les situations dont je suis témoin, …

Lorsqu’on est bénévole, il est important de pouvoir exprimer ces interrogations, ces révoltes ; de partager sa joie lorsqu’on a le sentiment d’avoir contribué à débloquer une situation. De telles rencontres au cours desquelles on peut partager le vécu de chacun, s’avèrent d’une grande fécondité pour trouver ensemble, sinon des réponses, au moins des pistes de solutions.

L’expérience montre que peu d’associations proposent des moments et des lieux pour de tels échanges. C’est en effet difficile à mettre en place. Pour la structure elle-même : souvent elle n’est pas organisée pour le faire, elle peut aussi percevoir ces moments comme des occasions de contestation des personnes, des organisations voire du projet associatif lui même, donc un fort risque de perte de temps et d’efficacité. Pour les membres de ces associations : pas facile d’oser participer à une réflexion qui risque de remettre en cause des convictions, des façons de faire, des sécurités personnelles.

Dans le but de proposer une solution à ces difficultés, le Carrefour a mis en place depuis plus de cinq années des « groupes de paroles », ouverts à tout bénévole des associations partenaires. Ils fonctionnent globalement de la façon suivante :

- Les groupes - il en existe deux actuellement - sont composées de 6 à 8 personnes, ils se réunissent environ tous les deux mois pendant trois heures.
- Chaque participant dispose d’une totale liberté pour exprimer ce qu’il souhaite, en respectant certaines règles destinées à faciliter la parole de chacun et à créer un climat de confiance et d’écoute. Discrétion totale : rien de ce qui est dit dans le groupe ne doit sortir de celui-ci, Respect de la parole et de l’opinion de chacun : donner du temps, écouter, sans interrompre, Ne pas juger, ce qui n’empêche pas de partager une expérience, une compétence. Le groupe est animé par une professionnelle qui veille à laisser chacun le temps pour s’exprimer, si nécessaire l’aide à préciser sa pensée, et fait en sorte que le débat ne se disperse pas.

De cette expérience de plusieurs années, nous retirons la conviction au Carrefour que les groupes de parole sont un moyen efficace pour aider bénévoles à faire face de façon la plus appropriée à la complexité croissante des situations rencontrées. Dans cette perspective, nous avons donc voulu en rappeler l’existence, les objectifs et modalités, et inviter le plus grand nombre à y participer.

Sachez donc que les groupes existants sont en mesure d’accueillir encore quelques participants et en tant que de besoin nous prendrons les mesures appropriées pour en organiser de nouveaux. Pourquoi ne pas imaginer des groupes de paroles ouverts à des professionnels ?

Pierre Mulliez

Imaginer sa vie

Cela faisait longtemps qu’on s’était dit qu’on allait se rencontrer. L’AFEJI est en effet l’une des deux ou trois associations auxquelles nous n’avions pas encore été rendre visite. Maintenant c’est fait. On vous raconte nos échanges.

Rue de l’Esplanade à Dunkerque. En face du collège, un bâtiment de briques rouges. Un accueil sympa, immédiatement en rentrant. Ça sent encore un peu l’administration, même si cet aspect là est manifestement gommé. Un grand mec, tout souriant, vient nous chercher pour nous emmener vers son bureau à deux pas de là. Dominique Ryngaert, directeur adjoint du département insertion « Flandres », nous accueille avec chaleur, Isabelle et Jean-Marie.

On a à peine le temps de s’asseoir autour de la table que Patrick Morvan, le directeur du département insertion de l’AFEJI nous rejoint pour quelques instants. Pas de temps mort avec lui. On passe tout de suite à des choses essentielles. La montée de la précarité. La nécessité d’écouter les intervenants sociaux locaux pour qu’ils donnent leur ressenti. Celle d’un état des lieux sur l’intervention sociale : on formule des réponses sans en avoir vérifié les fondements. Les modes de travail avec les élus et les administrations qui doivent éviter en grande partie de se faire sur la place publique au risque de n’avoir que des échanges en langue de bois. Surtout, les problèmes quotidiens rencontrés par les gens dans l’accès à leurs droits.

Avec tout ça, Patrick une fois parti, il ne reste plus beaucoup de temps à Dominique pour nous raconter l’AFEJI insertion. Suffisamment quand même pour qu’on comprenne que l’AFEJI est une grosse « entreprise associative pour lutter contre toutes les formes d’exclusion », comme la présentent eux-mêmes son Président, Michel Delebarre, et son directeur général, Daniel Fouillouse, dans leur communication. 1500 salariés répartis sur l’ensemble du département du Nord et dans cinq départements d’intervention.

C’est le département insertion dans sa partie littorale qui est l’interlocuteur direct du Carrefour des solidarités et tout particulièrement son pôle hébergement. Rassemblant une soixantaine de salariés, et trois pôles d’intervention, hébergement, accompagnement des personnes, ateliers chantiers d’insertion, il touche chaque année plus de 2500 personnes dans toutes ses activités.

Pas le temps malheureusement de rentrer dans les détails. Au passage quand même. Connaissez-vous les jardins de Cocagne, à la ferme Lelieur, à Leffrinckoucke, tenus par des personnes en insertion ? Vous pouvez bénéficier chaque semaine d’un panier de légumes bio pour 6 €. Et les services d’aide à la mobilité ? On peut y louer, pour sa recherche d’emploi, un cyclomoteur pour la semaine, moyennant 11 €. Cyclomoteurs, scooters voire voitures d’occasion sont entretenus par des personnes en insertion.

Juste l’essentiel pourtant. La volonté de l’AFEJI, c’est que les personnes deviennent acteurs de leurs choix, les formulent et les mettent en œuvre. « Au fond, nous dira Dominique, le maître mot pour nous, c’est permettre l’imagination. Le jour où la personne pour laquelle et avec laquelle nous travaillons, retrouve la capacité d’imaginer un avenir, son avenir, nous avons gagné. » Faudra qu’on y retourne pour voir ça de plus près.

On a quand même eu le temps d’évoquer les thèmes de nos travaux communs : expression des usagers, communication entre les intervenants bénévoles et professionnels, forums du site, formations, ateliers...

Isabelle et Jean-Marie

Le département insertion « Flandres » de l’AFEJI :

Directeur : Patrick Morvan Directeur adjoint : Domi-nique Ryngaert

4 pôles :

Pôle hébergement : CHRS (centre d’hébergement et de réinsertion sociale), CADA (Centre d’accueil pour demandeurs d’asile) à Dunkerque et à Cassel, Urgences sociales.

Pôle accompagnement : ASI (Appui social individualisé), EA2S (Equipe appui santé-social), Référent généraliste de parcours RMI, AIAD (Accompagnement individualisé à l’accès aux droits), Service logement.

Pôle Ateliers chantiers d’insertion : les jardins de Cocagne, les ateliers de remobilisation (bâtiment, second œuvre, nettoyage, entretien des locaux, etc.), Service d’aide à la mobilité (location de véhicule, transport à la demande, etc.)

Pôle administratif et comptable

Coordonnées :

26, Rue de l’Esplanade,59140 DUNKERQUE Tel : 03 28 59 99 99, Fax : 03 28 59 99 98 Site : www.afeji.org Pour plus d’info : dryngaert@afeji.org

Entendu, reçu, échangé

Existe-t-il des cours pour permettre aux étrangers d’apprendre le français ou de se perfectionner dans cette langue ?

Ces cours existent. Par exemple, à la Maison de quartier de la Basse Ville, au 49 rue de la Paix à Dunkerque (tél : 03 28 64 21 10), Francine Dedeurwaerdere-Bart organise de tels cours chaque lundi et chaque jeudi de 14 h à 16 h 30. Ils sont destinés à tous les étrangers qui souhaitent apprendre ou se perfectionner en français : étudiants, conjoints, stagiaires, en foyer d’accueil, etc. Les cours sont gratuits. Mais il faut régler la cotisation d’adhésion à l’ADUGES de 7 euros par an.

Francine cherche d’ailleurs quelqu’un pour la seconder et la remplacer en cas d’absence. Voire, doubler ses interventions en fonction du nombre de demandeurs. On peut prendre contact avec elle en se rendant à l’un de ses cours.

Info transmise par Francine

Où puis-je être hébergé à partir de 22 h ? J’ai déjà essayé le 115. Il n’y a jamais de réponse.

Et pourtant la seule réponse, c’est : faites le 115. La nuit, la réponse est organisée à l’échelle départementale qui renvoie normalement votre appel vers la permanence de la C.A.O. à Dunkerque. Compte tenu sans doute du nombre d’appel, nous savons que parfois, il faut beaucoup de temps pour qu’on vous réponde.

Il existe un document « Urgence ! » qui rassemble toutes les informations pour répondre aux problèmes urgents. Peut-on y apporter des corrections ? Comment être sûr que le document en ma possession a bien été mis à jour ?

Téléphonez vos propositions de correction au Carrefour des solidarités ou envoyez-les nous par mel.

La correction, après vérification, sera portée immédiatement sur notre site web où vous pourrez télécharger le document corrigé avec la date de la dernière mise à jour.

J’ai besoin de déménager et je n’ai pas les ressources suffisantes pour faire appel à une entreprise de déménagement. Que puis-je faire ?

Rapprochez-vous de l’une des associations du Carrefour des solidarités qui trouvera avec vous la réponse. Elle pourra vous orienter éventuellement vers d’autres associations qui sont susceptibles de vous aider directement.

Je vais accueillir pour la première fois des familles dans le cadre de l’aide alimentaire de mon association. A quoi dois-je faire attention ?

Votre association a sans doute adhéré au système d’inscription mis en place depuis plusieurs années entre les associations au sein du Carrefour des solidarités. Et depuis dix ans que cette pratique existe, le nombre de familles frappant aux portes des associations n’a pas diminué. Ce sont ainsi plus de trois mille foyers qui sont aidés par les associations.

Les gens ont faim… Les transferts sociaux ou les petites retraites dont les familles bénéficient, ne peuvent pallier entièrement aux besoins des familles. Le budget alimentaire est réduit au maximum au profit des charges du logement (loyer, électricité, chauffage, eau). Elles doivent donc, bien souvent, choisir : ou se nourrir chaque jour, ou payer ce qu’elles doivent.

Mais, ne nous voilons pas la face, d’autres besoins se font sentir. Il faut être comme tout le monde. Dans notre société de consommation, il est bien difficile de résister. Et pourquoi les familles ne se feraient pas plaisir et n’achèteraient pas ce qu’elles désirent depuis quelque temps déjà ?

Les associations, cependant, éprouvent de plus en plus de difficultés à remplir leurs rayons. Les paniers permettent à la famille de se nourrir deux à trois jours seulement et ils ne sont pas distribués chaque semaine. Les familles savent bien que ce panier est petit. Mais ce petit plus qui leur est octroyé pourra, comme le disait une bénéficiaire, aider quand le frigo ou le buffet se vident.

Pour la famille, il n’est pas facile de communiquer à un bénévole les ressources et les dépenses auxquelles il faudra faire face. C’est la honte pour certains de devoir étaler ainsi la vie de la famille. Si les familles, cependant, accomplissent cette démarche n’est-ce pas parce qu’elles attendent autre chose de l’association qu’elles ont choisie ?

Prendre le temps nécessaire, bien sûr, pour remplir le dossier. Il y a des cases à renseigner. Mais, surtout, profitez de ce moment privilégié pour faire connaissance. Sachez apprivoiser la famille pour faire un bout de chemin ensemble , redonner un peu d’espoir, écouter, établir du lien en les incitant à participer aux ateliers mis en place dans l’association ou, si ce n’est pas le cas, dans les maisons de quartier. Thérèse

Refuser la misère

Agir pour ne plus subir

Tel est le thème des manifestations organisées pour la journée mondiale du refus de la misère.

Elles se dérouleront en trois temps :

Le mercredi 17 octobre :
Rencontres citoyennes

Le samedi 20 octobre à partir de 11 h 30 :
Rassemblement devant
la stèle des Droits de l’homme

Le samedi 20 octobre de 12 h 30 à 18 h :
Manifestation sur la Place Jean Bart

Rencontres citoyennes

Il s’agit de recueillir les témoignages des personnes qui vivent dans la difficulté et d’écouter les solutions qu’elles préconi-sent. Témoignages et préconisations seront rassemblés dans un document qui sera rendu public lors du rassemblement devant la stèle des droits de l’homme, le samedi suivant.

Elles se dérouleront dans différents lieux :

De 9 h 30 à 11 h 30 : dans les locaux de Tabgha, 27 rue Vauban à Dunkerque, animées par l’association Emmaüs,

De 14 h à 16 h : à la Mairie de quartier de Rosendaël, animées par l’association Saint Vincent de Paul,

De 14 h à 16 h : dans les locaux de l’A.J.S., 2829 avenue de Petite Synthe, animées par l’A.J.S.

De 14 h à 16 h : dans les locaux de l’accueil de jour, 39 rue de la Verrerie, animées par la Fondation Armée du Salut,

De 14 h à 16 h : dans les locaux de la Maison des services à la population, boulevard de l’Espérance, à Saint Pol sur mer, animées par l’A.C.L. Proxipol.

Agir pour ne pas subir
sur la Place Jean Bart
le samedi 20 octobre de 12 h 30 à 18 h

Interpellez nos concitoyens ! La solidarité est la seule réponse possible à la misère que connaissent un certain nombre d’entre nous et que nous pouvons tous connaître à un moment ou à un autre. C’est ce que croient les associations et les centres communaux d’action sociale. Cette solidarité existe et ne se développera que grâce à l’intervention de tous les citoyens : insertion, aide alimentaire, soutiens financiers, actions pour la santé, etc. Les personnes qui vivent la misère et ceux qui interviennent à leur côté, bénévoles comme professionnels, associations comme centres communaux, ont besoin de tous les bras !

Au cours de cette manifestation et toute l’après midi :

Repas en commun,
Témoignages, interpellations et débats,
Musique,
Théâtre,
Echanges

Chacun pourra se regrouper autour du thème qui aura sa préférence : questions des ressources, aide alimentaire, insertion, questions de santé.

Nouvelles associatives et de nos partenaires

De Salam, dont un certain nombre de membres travaillent dans le cadre de notre collectif « migrants ». Alors qu’une nouvelle réforme des lois sur l’immigration est en discussion à l’Assemblée Nationale, l’association SALAM a rencontré la semaine dernière le Député du Calaisis, Gilles Cocquempot, pour évoquer cette question.

L’association SALAM a demandé au Député de la 6ème circonscription de porter devant la représentation nationale le témoignage de l’inefficacité de la politique orchestrée par Nicolas Sarkozy dans le Calaisis, dont le Ministre de l’Intérieur de l’époque avait pourtant fait son laboratoire : confusion police-justice au tribunal d’exception de Coquelles, pression policière ininterrompue, y compris à l’encontre des bénévoles, complexité des procédures de demande d’asile, informations uniquement liées au retour dans le pays d’origine...

Cette politique, basée uniquement sur le mythe de « l’appel d’air », a coûté beaucoup. Mais elle n’a servi à rien ou presque : 5 ans après Sangatte les migrants sont toujours aussi nombreux dans le Calaisis, et sur tout le littoral.

L’association SALAM a évoqué avec le Député certaines évolutions qui nous apparaîtraient judicieuses. Si les 5 années passées aux côtés des migrants n’ont pas fait des adhérents de l’association SALAM des spécialistes des questions de l’immigration, nous pensons pourtant, en tant qu’acteurs de terrain et que citoyens, que notre expérience dans le Calaisis peut s’avérer utile.

Ainsi, la prise en compte des immigrés non reconductibles est-elle une urgence ? Comment peut-on justifier de laisser à la rue des hommes et des femmes issus de pays non sûrs vers lesquels ils ne peuvent être expulsés ? De même notre pays ne pourra faire l’économie d’une réforme en profondeur des procédures de demande d’asile, lesquelles sont complexes et coûteuses, donc le plus souvent impossibles à mener dans la situation de précarité extrême que la plupart des migrants connaissent.

D’autres modifications de la législation, comme la mise en place d’un crédit formation permettant la réussite des retours dans le pays d’origine ont également été évoquées.

L’association SALAM, membre du collectif national Uni(e)s Contre une Immigration Jetable, plaide pour la prise en compte par le Gouvernement et le Parlement des observations formulées par les associations qui oeuvrent sur le terrain afin d’en finir avec l’approche arithmétique caricaturale vers laquelle notre pays s’oriente.

ACL Proxipol

Organise les 8, 9 et 10 octobre une bourse aux vêtements
au Centre culturel Jean Cocteau, Salle Jean Villard à Saint Pol sur mer

Les restos du cœur

« la campagne d’hiver des restos du cœur approche. Pour nous permettre de pouvoir faire face aux besoins des personnes que nous nous préparons à accueillir durant cet hiver 2007/2008 ». Les restos du cœur de la région dunkerquoise organisent :

le samedi 27 octobre à partir de 21h
un grand bal folk
à la salle de la Poudrière à Leffrinckoucke

La BANQUE ALIMENTAIRE DU NORD
Antenne de DUNKERQUE
organise une réunion de préparation de la collecte alimentaire 2007
JEUDI 4 OCTOBRE 2007 à 18 heures, à l’épicerie solidaire TABGHA, 27, rue VAUBAN à DUNKERQUE

Date à retenir dès maintenant Porte ouverte à Emmaüs Les 10 et 11 novembre prochains

La pensée du mois

J’ai appris que l’on doit moins mesurer la réussite par la position que l’on atteint dans la vie, que par les obstacles qu’il a fallu surmonter pour ce faire.

B.T Washington

La pensée passe par la bouche : la recette du mois, PAIN PERDU

Matériel nécessaire

1 poêle 1 plat creux

Ingrédients

Tranches de pain rassis 2 verres de lait 2 œufs Un peu de beurre ou d’huile pour la poêle

-  Battez les œufs et le lait
-  Trempez rapidement les tranches de pain rassis dans ce mélange
-  Faire fondre le beurre dans la poêle
-  Passez les tranches de pain à la poêle ,2 minutes de chaque côté
-  Posez les tranches dans une assiette, saupoudrez de sucre et dégustez chaud .

Bon appétit !

Thérèse

Documents joints

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