UN AN APRES LE DEMANTELEMENT DE LA JUNGLE à Calais, QUEL BILAN ?

Un an après le démantèlement de la jungle, la situation des centaines de migrants toujours présents dans le Calaisis reste extrêmement difficile. Les migrants n’ont pas « disparu », ils se sont dispersés et dirigés vers d’autres destinations. Cette dispersion et cette invisibilité les confinent dans une précarisation extrême et rend leur accès à l’aide humanitaire très difficile. En même temps les effets de cette politique renforcent la mainmise et le pouvoir des passeurs sur les migrants.

Au-delà de ce constat, nous tenons à dénoncer les méthodes employées et voulons poser la question du coût humain, du respect des droits de l’Homme et de sa dignité. Les migrants font l’objet d’un harcèlement constant de la part des forces de police qui se traduit par une destruction systématique des abris, des interpellations répétitives, des violences physiques et psychologiques, des perturbations systématiques de leur sommeil, etc. Le matériel humanitaire distribué par les associations et destiné à couvrir leurs besoins vitaux est également détruit régulièrement, ce qui constitue une entrave à l’action humanitaire.

Par ailleurs, l’accès au droit d’asile est entravé par des règlements européens iniques et injustes. Dans le même temps, les mineurs ne bénéficient pas de la protection de la France à laquelle ils ont droit dans le cadre des conventions internationales. Le bureau de dépôt de demande d’asile mis en place à calais est certes une avancée indispensable mais se voit gêné dans son fonctionnement par un manque de moyen et notamment d’interprètes ; nous constatons que l’application du règlement européen est un frein a l’accès au droit d asile pour plus d’un demandeur sur deux

L’Etat se décharge de ses responsabilités sur les associations et les particuliers qui ne peuvent plus prendre en charge ce travail considérable. Les migrants, quelque soit leur statut, doivent pouvoir bénéficier d’un hébergement, d’une aide alimentaire, d’un accès aux soins dans le respect de la dignité humaine. En conséquence, l’Etat et les collectivités territoriales doivent mettre en place des dispositifs d’accueil suffisants avec des conditions décentes, notamment dans les villes du Littoral.

Les associations qui interviennent sur le calaisis appellent à un cercle de silence pour le 22 septembre prochain.

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Cercle de silence à Calais

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