Supplément assises de la solidarité - février 2008

Supplément Assises de la solidarité au n° 83 Du petit journal du Carrefour des solidarités, février 2008

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supplément Assises fév 08

Sommaire

- Où en sommes-nous ?
- Les rencontres de la solidarité
- Les pistes ouvertes lors des premières rencontres, à approfondir.
- Premier état des lieux (suite)
- Appel à contribution

Où en sommes-nous ?

Notre objectif est toujours le même : définir avec tous les acteurs de notre territoire les actions que nous pouvons mener ensemble pour améliorer la situation des personnes en difficulté sociale.

Nous en sommes au démarrage de la 2° phase de diagnostics partagés et d’identification des pistes de travail à mener en commun.

Les premières rencontres se sont tenues. Nous vous en livrons les premières pistes de travail. Elles vont continuer et, nous l’espérons, s’amplifier.

Parallèlement à ces rencontres nous lançons un appel à contribution pour bénéficier de l’expérience de tous et tenter de ne rien oublier.

Profitant de la période de campagne électorale, nous sommes intervenu auprès d’un certain nombre de candidats pour nous assurer qu’ils étaient d’accord avec la dynamique que nous étions en train d’impulser.

Nous continuons à visiter chacune des associations pour recueillir le fruit de leur expérience et, éventuellement, de leurs travaux préparatoires.

Nous sommes en train de constituer le comité de pilotage de ces Assises qui réunira les représentants des associations et ceux des grandes institutions locales, publiques et administratives.

Bref, ça avance.

Les rencontres de la solidarité

Les deux premières rencontres se sont déjà tenues. La première a eu pour objet la construction de la citoyenneté des personnes qui vivent des difficultés sociales. Elle s’est plus particulièrement interrogée sur les lieux, les moments et les conditions de la prise de parole de ces personnes. La deuxième a porté sur la qualité de l’accueil que ces personnes recevaient.

Dés maintenant, les comptes rendus de ces rencontres sont disponibles soit au Carrefour des solidarités, soit sur le site du Carrefour, soit encore auprès de votre association ou de votre institution.

Des problèmes ont été identifiés. Des solutions ont été esquissées (cf plus bas). Il y aura bien sûr à retravailler sur chacune d’entre elles.

Les prochaines rencontres se tiendront :

Le jeudi 21 février, à l’Atrium de Grande Synthe, à partir de 17 h 30, avec pour thème : questions de survie, se nourrir et se vêtir.

Le jeudi 28 février, à 17 h, à la Maison de quartier de Rosendaël, avec pour thème : questions de survie, accéder à l’eau et à l’énergie.

Si vous ne pouvez pas y être présent, n’hésitez pas à nous envoyer votre contribution !

Les pistes ouvertes lors des premières rencontres, à approfondir.

Lors des premières rencontres de la solidarité dont les comptes rendus sont disponibles, des pistes de solution ont été ouvertes. Elles demandent à être approfondies dans les semaines qui viennent.

- Mise en place d’un mode de consultation des usagers dans toutes les associations et les institutions publiques où il n’existe pas.

- Mise en place d’un atelier de travail réunissant responsables, intervenants et usagers en vue d’échanger sur les expériences de consultation des usagers et de définir les « bonnes pratiques ».

- Mise en place d’un atelier de travail inter associatif et inter institutionnel, réunissant responsables, intervenants et usagers, sur l’aide alimentaire et, plus précisément, sur les règles d’accès à cette aide.

- Création d’un forum d’échanges ouvert principalement aux bénévoles et aux usagers sur les droits des usagers.

- En liaison avec le Médiateur de la république, mise en place d’une commission de recours concernant les services associatifs.

- Création d’un espace d’accueil destiné aux gens de la rue et aux personnes isolées, ouvert de 19 h à 23 h et pendant le week end.

- Ouverture d’un lieu d’accueil provisoire destiné aux migrants de passage permettant de mener une consultation médicale et de donner les premiers soins, possédant des sanitaires et des douches, accueillant la distribution de repas, de vêtements et autres produits et, en cas de grand froid, le couchage.

- Création d’un document multilingue sur les droits des migrants de passage en France.

- Mise en place de forums associatifs et institutionnels itinérants pour faire connaître, dans les communes ou les quartiers moins bien desservis par la présence de services publics ou d’associations, les solutions proposées localement et à l’échelle de l’agglomération.

- Développement de l’offre de formations destinées aux intervenants professionnels ou bénévoles concernant l’accueil des publics vivant des difficultés sociales et de leurs financements.

- Etc.

Premier état des lieux (suite)

Nous ne partons pas de rien. Déjà nous avons pu accumuler les questions posées dans le cadre des témoignages reçus dans les « rendez-vous citoyens » d’octobre. Les associations et les institutions quant à elles ont aussi accumulé une série de question. Aujourd’hui, nous vous proposons ce que nous avons réuni sous les termes de « question de survie : se nourrir, se vêtirl ».

4° Survivre

41- Se nourrir

411- Mieux articuler l’aide associative entre les associations (périodes d’intervention, modes d’intervention, etc.) et avec les interventions des CCAS

Il y a aujourd’hui plus encore qu’hier pénurie de produits ou de moyens permettant de faire face à la demande des personnes qui n’ont plus les ressources pour se nourrir convenablement tous les jours. N’y a-t-il pas à inventer une meilleure articulation entre les associations entre elles et entre celles-ci et les services publics pour que l’aide disponible aille à ceux qui en ont le plus besoin ?

412- Comment faire sortir de l’aide alimentaire régulière des personnes qui en bénéficient depuis plus de deux ans ?

L’aide alimentaire doit aller à ceux qui n’ont pas les ressources pour faire face à leurs besoins les plus élémentaires. Elle devrait être aussi l’occasion de les aider à retrouver les ressources de leur autonomie. Quel travail les associations qui font de l’aide alimentaire doivent-elles développer pour répondre à cet objectif et de quels moyens ont-elles besoin en ce sens.

413- Faire évoluer les pratiques de l’aide alimentaire associative vers la mise en place de trois épiceries sociales à l’Est et à l’Ouest de l’agglomération, et dans le monde rural de façon itinérante.

Les pratiques de l’aide alimentaire sont diverses : livraison de colis de produits, organisation de repas sous forme de restauration, don de tickets d’achat, abonnement à des paniers de légumes, organisation d’épiceries sociales ou solidaires. Quelles formes inventer aujourd’hui pour aider les personnes sans ressources à retrouver progressivement leur autonomie ?

414- Faire participer financièrement les pouvoirs publics aux ressources nécessaires à l’aide alimentaire d’urgence (dépannages).

Les associations ont de moins en moins les ressources pour faire face aux besoins alimentaires des personnes qui n’ont pas les ressources nécessaires. Les lenteurs souvent justifiées des prises de décision dans l’aide sociale sont parfois les causes directes de ces situations. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils participer financièrement ?

415- Mettre en place des solutions pour que l’aide alimentaire puisse se faire pendant le week-end.

Pendant le week end les services publics ne sont pas ouverts et la plupart des associations non plus. Serait-il envisageable d’organiser en coopération entre associations et services publics des permanences permettant aux personnes qui n’ont plus les ressources nécessaires pour manger de trouver une solution ?

416- L’aide alimentaire est l’occasion d’agir sur les questions de santé des personnes qui vivent les difficultés sociales. Quels moyens collectifs développer face à cet objectif ?

417- …

Appel à contribution

Vous êtes usager d’un service associatif ou d’un service public Vous êtes bénévole dans une association Vous êtes professionnel de l’action sociale

Votre expérience Votre connaissance des problèmes vécus par les personnes qui vivent des difficultés sociales Vos idées d’amélioration de leur situation Vos projets

nous intéressent

Les Assises de la solidarité locale de la région dunkerquoise ont pour but

d’identifier les problèmes non résolus vécus par les personnes en difficulté sociale
- de proposer des solutions réalisables par les associations ou les pouvoirs publics à l’échelle locale

Envoyez nous votre contribution
- Ou celle des personnes que vous connaissez

Ecrivez-nous
- Ou
- Envoyez nous un mel
- Venez nous la raconter

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