Se former, est-ce bon pour les associations ?

Se former, c’est accroître ses connaissances et donc ses capacités d’action. C’est en tout cas la première demande formulée par les bénévoles et les salariés des associations et institutions membres du Carrefour des solidarités. Mais est-ce la seule réponse que notre réseau doive apporter en matière de formation ?

Non, répond l’évaluation que nous venons d’entreprendre avec l’aide du COPAS.

Quoi d’autre alors ?

Près de 150 personnes ont participé l’année dernière aux programmes de formation animés par le Carrefour des solidarités ou organisés dans nos locaux par l’U.R.I.O.P.S.S. Les 2/3 d’entre elles étaient des bénévoles. Le dernier tiers était constitué de salariés. C’est dire que, sans être une véritable entreprise de formation, nous n’en avons ni la vocation ni les moyens, la formation continue à être l’un des axes forts de nos activités. Et si aux ateliers, groupes de travail, rencontres et autres sessions de formation, nous ajoutons les instruments de travail que nous mettons à la disposition de nos membres, journal mensuel, site web en constante évolution, revue de presse et autres documents, nous pouvons dire que nous restons fidèles à l’un des objectifs définis par nos statuts.

Mais pour autant, ce travail est-il pertinent ? Correspond-il réellement à la vocation d’un réseau comme le nôtre ? Nous avions demandé au COPAS, bureau d’étude nordique, de nous aider à répondre à cette question. Voici quelques échos de ce à quoi nous avons abouti.

Si l’on s’en tient à la première demande formulée par les personnes qui souhaitent se former, il faut répondre par de l’information, par la découverte concrète des structures et des partenaires du dunkerquois, par la connaissance des dispositifs et règles qui concernent l’aide sociale. Mais est-ce suffisant ?

Avec les ateliers et les groupes de parole, nous allons déjà un peu plus loin. Il ne s’agit plus d’accroître seulement les connaissances des participants. Il s’agit de les accompagner dans l’acquisition de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs être. Aux dires des participants à la réflexion sur la honte, par exemple, c’est leur propre attitude dans la relation avec les personnes qu’elles aident qui a été interrogée et qui, du coup, a été provoquée au changement.

Mais ne devons-nous pas envisager une autre perspective ? Dans tous les domaines qui concernent l’action sociale, notre réseau, et donc chacun de ses membres, recherchent constamment à améliorer les réponses apportées aux personnes en grande difficulté. Les formations que nous proposons n’ont pas d’autres visées : développer les compétences des intervenants bénévoles et salariés pour développer les projets associatifs et institutionnels et donc les faire évoluer. Autrement dit, les programmes de formation que nous proposons ne devraient pas seulement répondre aux demandes des individus, mais aussi à celles des associations et institutions pour correspondre à leur volonté d’amélioration. Est-ce le cas ? Nous sommes obligés de constater que, sauf exception, les associations et institutions s’expriment peu sur ces sujets.

Qu’en pensent les responsables ?

L’équipe d’animation du Carrefour des solidarités

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