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Quelle place pour les usagers et pour les partenaires dans nos instances de décision ?

Notre prochain conseil d’administration est appelé à prendre des orientations sur la place que nous réservons dans nos instances aux usagers et à nos partenaires. Questions pertinentes, mais difficiles à résoudre de façon simple. Faisons un premier tour de ces questions

La place des usagers et des bénévoles

Les usagers du Carrefour des solidarités ce sont d’abord chacun de ses membres, associations et centres communaux d’action sociale. Ils sont représentés dans notre conseil d’administration par l’intermédiaire de différents collèges qui permettent une représentation diversifiée. La plupart de ces représentants sont en fait les responsables de ces organisations.

C’est à travers eux que doivent être présents les nombreux bénévoles qui forment ces organisations ainsi que les professionnels qui sont leur fer de lance. De même, c’est à travers eux aussi que les usagers des associations et des C.C.A.S. sont représentés. Mais ces différentes représentations sont-elles justes et efficaces ? N’y a-t-il pas beaucoup de déperdition entre les sentiments et les points de vue des usagers, des bénévoles et des professionnels et les lieux où se choisissent les orientations de notre réseau ?

Le travail qu’effectue le Carrefour des solidarités n’est pas entièrement destiné au soutien des différentes organisations qui le constituent. Les groupes de parole, les différents ateliers, qu’il s’agisse des ateliers info pratique, des ateliers santé ou des ateliers de travail social, les formations proposées, les informations réunies et mises à disposition, l’accueil pratiqué journellement dans nos locaux, visent et rassemblent de fait usagers, bénévoles et professionnels. Il serait donc juste que les réflexions et les volontés de ceux-ci puissent trouver leur place dans nos instances.

Comment ? Deux hypothèses éventuelles parmi beaucoup d’autres sans doute. Par exemple on pourrait imaginer qu’au moins une fois par an se réunissent de façon séparée un conseil des usagers-bénéficiaires de nos organisations, un conseil des bénévoles et un conseil des professionnels. Ces conseils auraient pour objectif de présenter en assemblée générale commentaires sur les activités de l’année et projets d’orientation. Si on voulait aller plus loin, deuxième hypothèse, ces conseils pourraient aussi élire un ou deux représentants destinés à siéger au conseil d’administration dans un nouveau collège.

Les partenaires

Il s’agit là d’organisations avec lesquelles les membres du Carrefour des solidarités et le réseau lui-même ont l’habitude de travailler. Ils sont de trois types différents. Il y a des associations qui n’éprouvent pas l’utilité d’être membre de notre association tout en participant à l’une ou l’autre de ses activités et en partageant l’essentiel de ses orientations. Certaines associations du « collectif migrants », par exemple, sont dans ce cas. Il y a aussi des services publics dont les membres participent à nos activités ou qui sont des partenaires quotidiens des activités de nos membres. Caisse d’Allocations Familiales ou Unité Territoriale d’Action sociale ou encore Maisons de quartiers sont par exemple dans ce cas. Enfin, il y a des institutions sans lesquelles notre réseau ne pourrait pas vivre. Il s’agit là de nos partenaires financeurs : communauté urbaine de Dunkerque, Conseil Général, Conseil Régional et Agence Régionale de la Santé.

Pour ce qui concerne ces derniers, les conventions que nous négocions chaque année sont le cadre de notre partenariat dans une autonomie réciproque. Mais pour les deux premiers, il n’existe pour l’instant aucune relation contractualisée. Doit-on en inventer une ? Convient-il de créer un nouveau collège qui les rassemblerait ? Pourquoi ne pourraient-ils pas trouver leur place au sein des conseils que nous avons évoqués précédemment ?

Le temps de chacun est suffisamment précieux pour que nous n’ayons pas à inventer des usines à gaz mangeuses d’énergie sans bénéfice évident pour tous. La démocratie n’a pas de prix sauf le temps qu’on doit lui consacrer. Quels compromis concrets inventer pour respecter en même temps l’expression de tous et l’efficacité de notre travail ?

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