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QUEL AVENIR POUR LE CARREFOUR DES SOLIDARITES ?


Ecouter, défendre, coordonner, susciter l’échange, former, alerter, soutenir l’innovation, telles ont été depuis sa création, les missions du Carrefour des solidarités. Est-ce toujours ce dont ont besoin les membres du réseau et les personnes qu’ils accompagnent ?

Depuis son origine, le Carrefour des solidarités s’est constitué comme un réseau d’organisations caritatives et humanitaires. Qui dit réseau, dit respect absolu de la personnalité de chacun. Cela se traduit par la recherche du consensus avant toute prise de décision. Cela se traduit aussi par le fait que le Carrefour ne s’est jamais substitué au travail et à la responsabilité de chacun de ses membres.

C’est ainsi que, dans ce numéro, ses missions essentielles se poursuivent. Centre de ressources, nous rappelons les formes habituelles du contrôle des financeurs publics ainsi que les différentes formes de financements concernant le logement. Observer la réalité parfois douloureuse de ce que vivent les personnes que nos membres accompagnent et, par leur témoignage, permettre que la réalité vécue interpelle les dispositions prises par telle ou telle institution. Leur donner la parole, pleurer ceux et celles qui ont tragiquement trouvé leur mort dans la rue ou se réjouir de la naissance d’une nouvelle association.

Mais, de façon constante, depuis sa naissance, le Carrefour des solidarités a aussi été tenté de passer à l’action. Pourtant il s’en est toujours tenu à ses missions d’origine, surveillé étroitement en cela par ses propres membres qui ne voyaient pas l’utilité de voir naître un nouveau concurrent.

Aujourd’hui, plusieurs circonstances nous amènent à poser la question de la continuité en la matière. Qu’il s’agisse des questions d’urgence humanitaire ou, plus généralement, de l’évolution des pratiques en matière d’aide et d’accompagnement social, on est appelé à poser en commun des diagnostics, à identifier des besoins et à imaginer des solutions sans qu’aucun des interlocuteurs n’ait la volonté ou, surtout, les moyens d’y répondre. La tentation est alors grande d’imaginer que le Carrefour serait susceptible de le faire. Ou, s’il ne le fait pas, à se passer de lui.

De plus, on sent bien que l’air du temps n’est plus à développer les financements publics, mais plutôt à en restreindre l’utilisation. De la concertation, certes, mais uniquement animée par la puissance publique sous couvert de concertation citoyenne ?

L’évolution des pratiques bénévoles que nous identifions dans l’un de nos derniers numéros, (cf l’article sur « l’ubérisation de l’action bénévole ») conduirait à se passer d’un outil de concertation local. L’appel direct par les réseaux sociaux à mobiliser des bénévoles et, en parallèle, à mobiliser des dons financiers, font disparaître, dans un premier temps, le besoin voire la possibilité de coordination locale financée sur des deniers publics. On a déjà dit que, dans un deuxième temps, celui de la permanence et de la lente évolution sociale, ces différents appels devenaient illusoires et inefficaces.

Tout cela ne vaut-il pas débats et réflexions entre nous, mais aussi avec nos financeurs ?

Jean-Marie

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