Premier état des lieux provisoire

Les premiers travaux des Assises seront de dresser un état des lieux des problèmes vécus par les personnes en difficulté sociale voire des pistes de solution. Nous ne partons pas de rien. Déjà nous avons pu accumuler les questions posées dans le cadre des témoignages reçus dans les « rendez-vous citoyens » d’octobre. De même, les différents travaux menés par les commissions et autres groupes de travail du Carrefour des solidarités en ont identifié d’autres. Voici un début de rassemblement provisoire.

Sommaire

- 1° Fonctionnement démocratique
- 2° Développement de la vie sociale

1° Fonctionnement démocratique

11- Que fait-on, usagers et intervenants, de la parole des usagers ou des bénéficiaires ? De façon individuelle ou de façon collective et organisée, nous recueillons les témoignages, les souffrances, les questions posées par les personnes pauvres. Qu’en fait-on ? Qui les analyse ? Comment sont-ils rassemblés ? Où sont-ils mis sur la place publique ?

12- Comment améliorer le fonctionnement des instances de concertation entre les usagers et les intervenants ou leurs organisations ? La loi ou l’initiative ont permis de mettre en place des instances de concertation entre les usagers et les intervenants. Quels bilans d’expérience ont-ils été mis en commun ? Quels axes d’amélioration peut-on identifier ?

13- Comment faciliter l’accès aux droits pour les personnes vivant les difficultés sociales ?

Pour de nombreuses raisons, à analyser, un certain nombre de personnes vivant des difficultés sociales ont du mal à connaître leurs droits et à les faire valoir. Ce constat a déjà fait l’objet de mise en place d’organisation par les associations ou les services publics. Plusieurs axes possibles d’amélioration ont été évoqués : amélioration de la qualité des accueils dans les services publics, développement de la connaissance de leurs droits par les bénéficiaires eux-mêmes, développement du rôle d’accompagnement des associations de bénévoles, etc.

14- Comment améliorer, voire créer, les voies de recours en cas de désaccord entre les personnes vivant des difficultés sociales et les services publics ou les services associatifs qu’ils soient professionnels ou bénévoles ?

Des désaccords se manifestent souvent entre les personnes qui vivent les difficultés sociales et les services qui leur sont proposés tant par les services publics que par les services associatifs. Il est rare que des voies de recours permettant aux uns et aux autres de s’entendre et de trouver éventuellement des compromis soient organisés. N’y a-t-il pas à inventer de telles voies de recours ou à mieux utiliser les voies de recours existantes ?

15- …

2° Développement de la vie sociale

21- L’accueil

La plupart des personnes vivant des difficultés sociales témoignent que leur première demande et le premier service qu’elles ont trouvé auprès des services publics comme des associations est la qualité et la chaleur de l’accueil. Elles ont manifesté, par rapport à ceux-ci plusieurs axes de développement.

211- Maintien et développement des lieux d’accueil ouverts et généralistes

L’exemple donné est la maison des services de Saint Pol sur mer, équipement géré par le Département. La qualité de l’accueil et la multiplicité des services offerts, souvent d’initiatives associatives, mais pas seulement, en font un évident succès. Comment développer de tels lieux ? Pourquoi des lieux qui ont le même objectif, n’ont pas forcément le même succès ?

212- Création d’un lieu d’accueil ouvert la soirée pour les personnes de la rue et des personnes seules

L’approche de la nuit, une fois le repas pris ou ce qui en tient lieu, est toujours un moment délicat pour les personnes qui vivent dans la rue ou qui vivent dans la solitude. Il n’existe pas à Dunkerque de lieu régulièrement ouvert où ces personnes puissent se retrouver, souffler, discuter ou pratiquer une activité simple et qui leur convienne. Ces lieux existent parfois dans d’autres agglomérations à l’image de « la moquette » à Paris. Sans avoir à les copier, n’y a-t-il pas à imaginer un lieu dont l’animation serait assurée tour à tour par une des associations du Carrefour des solidarités ?

213- Développement de la formation à l’accueil des personnes vivant des difficultés sociales

Qu’on soit professionnel ou bénévole, l’accueil des personnes vivant des difficultés sociales ne s’apprend que de façon indirecte. C’est l’expérience réanalysée régulièrement qui permet de développer ses capacités en la matière. La seule formation régulière repérée est celle que permet « l’échange autour du vécu du bénévole » proposée par le Carrefour des solidarités. Ne devrait-elle pas s’étendre aussi aux professionnels ?

214- Amélioration de l’articulation entre les lieux et les services permettant un accueil pour parler et échanger, un accueil pour recevoir un conseil technique, un accueil pour traiter de l’accès à un droit.

D’expérience des intervenants sociaux aussi bien que des personnes vivant des difficultés sociales, on sait que la demande d’accueil revêt des directions différentes. Celle de l’accueil chaleureux et convivial qui permet d’être reconnu dans sa singularité. Celle de l’accueil informé qui permet d’obtenir un renseignement, une orientation ou la confirmation de la justesse de ses choix. Celle de l’accueil technique qui permet d’obtenir un droit ou une orientation engageante. Rares sont les lieux où ces trois types d’accueil sont pratiqués de façon simultanée. Le plus souvent, les lieux sont différents. D’où la nécessité d’une bonne articulation entre les personnes qui les animent. Comment construire le réseau qui permettra de faciliter le passage harmonieux de l’un à l’autre ?

215- Création de structures légères pour assurer un accueil minimum aux personnes étrangères migrantes.

Les conditions faites par les pouvoirs publics aux personnes migrantes de passage sur notre territoire obligent à pratiquer l’accueil que nous les associations et les bénévoles font dans des conditions souvent impossibles. Il y aurait à créer une structure légère, évidemment associative, pour permettre des conditions minimum d’humanité.

216- …

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