Pour un festival des solidarités !?


- Les fins d’année sont traditionnellement le moment où se développent de nombreux gestes de solidarité. Ce qui frappe aujourd’hui, c’est que les formes prises par ces gestes sont multiples. De nouvelles sont en train de s’inventer, au point qu’elles pourraient constituer un véritable festival. Ne risque-t-on pas toutefois d’en oublier l’essentiel ? A quelles conditions le don est-il source d’échange ?

Comme de coutume, le mois de décembre est le mois de l’appel aux dons. Chacune des associations qui forment le Carrefour et, évidemment, beaucoup d’autres dont celles-ci dépendent ont inventé les multiples formes par lesquelles chaque citoyen est sollicité : la campagne des restos du cœur, celle de la banque alimentaire, le téléthon, les bougies de Noël du Secours Catholique, les marmites de l’Armée du Salut, les enveloppes de Médecins du monde, etc. Que ceux et celles que j’ai oublié de citer ne m’en veuillent pas. Tous ces différents appels forment ensemble ce qu’on pourrait appeler un véritable festival des solidarités. Chacun s’en réjouit. Et chacun d’entre nous sait parfaitement que sans ces dons, bien des associations caritatives et humanitaires ne pourraient survivre.

Dans le même moment, s’inventent de nouvelles formes d’exercice de la solidarité. Le nouveau projet d’épicerie sociale et solidaire que nous évoquons dans ce journal depuis quelques mois en est un. C’est dans la mise œuvre du comportement d’achat quasi quotidien que se jouera la solidarité. (cf plus loin). L’appel au bénévolat temporaire que mettent progressivement en place les différentes plateformes en est une autre. Voir celle mise en place par la ville de Grande Synthe pour participer à la gestion du camp de la Linière, lieu d’accueil de personnes étrangères en exil.

Mais, c’est aussi le moment où se font jour des projets restreignant les capacités publiques de la solidarité collective. C’est aussi le moment où chacun se questionne sur les destinataires de « sa » solidarité… Le « festival des solidarités » ne devrait-il pas être le moment où on se rappelle collectivement que le don n’a pas d’autre valeur qu’être « désir d’échange ». Les sociétés ne se construisent-elles pas autrement que dans le don et le contre don, c’est-à-dire l’échange ?

Jean-Marie

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