Non, la misère n’est pas une fatalité !


« Le 17 octobre 1987, des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur (le parvis des droits de l’homme à Paris). Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. »

« Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. » Joseph Wresinski
Depuis lors, avec modestie mais avec force, le Carrefour des solidarités qui venait de naître, avec ATD Quart Monde, avec toutes les associations volontaires et avec les élus locaux, nous avons continué ce « devoir sacré ». Au fur et à mesure, nous avons mis nos forces dans l’organisation de la prise de parole de ceux et celles qui vivent chaque jour cette misère et qui sont victimes « de la faim, de l’ignorance et de la violence ». Il y a deux ans, cette prise de parole a pris la forme du « mur de paroles » où ceux-ci portaient témoignage des difficultés concrètes qu’ils rencontraient, mais aussi des solutions qu’ils imaginaient.
Nous avons continué cette année ces « rendez-vous citoyens ». Vous en trouverez ici les témoignages écrits. Et pourtant, certains ne cachent plus leur lassitude devant nos manifestations. « A quoi bon, disent-ils tout haut, ou pensent-ils tout bas ! Qu’est-ce qui a changé ? »
Et c’est vrai. Lisez leurs témoignages et comparez-les avec ceux de ces dernières années. Qu’est-ce qui a changé ? Certainement pas la hargne de vivre ! Certainement pas le soutien que les gens qui vivent la misère s’apportent les uns aux autres. Certainement pas la volonté des associations, de leurs bénévoles et de leurs salariés, d’être à leur côté malgré les difficultés qu’elles rencontrent elles-mêmes pour continuer à exister ou pour faire évoluer leurs propres pratiques. Pas non plus les intentions exprimées par nos élus locaux et leurs traductions par l’intermédiaire des C.C.A.S.
Alors ?
Est-ce l’endroit de faire un catalogue de nos revendications ? Est-ce l’endroit pour dénoncer le doute constant qui est en train de se réinstaller sur la réalité de la pauvreté de tel ou tel ? Estce l’endroit pour exprimer nos regrets sur les précipitations soudaines prises dans l’évacuation des étrangers victimes de la guerre et de la faim ? Nous aurons l’occasion de le faire au cours de cette journée.

Une manifestation comme celle de ce matin est l’occasion de rêver, d’affirmer que nos rêves ne sont pas des chimères et donc de retrouver les forces nécessaires à construire ces rêves.
Non, la misère n’est pas une fatalité !
Oui, il appartient à chacune et à chacun non seulement de le dire ou de le crier, mais surtout de le démontrer.

Jean-Marie

envoyer un commentaire

Accueil du Carrefour des Solidarités | Plan du site | Espace privé | Contacts | Liens | Partenaires | Espace Administrateurs
Le Carrefour des Solidarités - 15 rue de l’Ecluse de Bergues - 59140 Dunkerque - Tél. : 03 28 63 70 40 - Fax : 03 28 63 70 60 - Mél : chantiers@carrefourdessolidarites.org

Création : http://www.agence-e-dock.com