Non à la barbarie !

Certains n’existent que dans la provocation, seule façon de faire parler d’eux. L’élu dunkerquois du F.N. fait partie de ceux-là. Il serait donc plutôt judicieux de ne pas rentrer dans son jeu. Mais, comme il véhicule, en langage voilé, quelques grossièretés qu’on a plutôt l’habitude de taire, mieux vaut mettre les points sur les i et ne pas laisser passer la dernière « expression » de l’un des conseillers municipaux de Dunkerque.

« Le Dunkerquois : un territoire solidaire : en 2010, nous avons eu encore des morts de froid dans la rue. Pendant ce temps, la C.U.D. déborde de générosité pour aider les villes qui hébergent les clandestins. Pour le Défi dunkerquois (= F.N.), la solidarité c’est pour les nôtres avant les autres. »

Seuls les barbares choisissent leurs pauvres. Quand quelqu’un souffre ou a sa vie en danger, on n’a même pas besoin de réfléchir, on lui vient en aide. Allez demander à un marin quand il est à la mer, s’il choisit ceux auxquels il vient en aide… Et puis, même si nos dispositifs de soutien associatifs ou publics ne sont jamais totalement satisfaisants, ils ont le mérite d’exister et d’éviter les plus grosses situations de misère. Sur ce point, associations et pouvoirs publics locaux ont depuis longtemps innové, avant même que nous connaissions les afflux de personnes migrantes allant vers l’Angleterre.

« Des humanitaires responsables : les autoproclamés « humanitaires » qui font pleurer Margot sur le sort des clandestins, feraient bien d’arrêter de quémander l’argent public. Qu’ils aillent au bout de leurs convictions et assument eux-mêmes la prise en charge des délinquants. »

Chaque association sait bien les trésors de générosité et d’inventivité que développent depuis longtemps, les gens du littoral, quelles que soient leurs origines culturelles ou religieuses. Heureusement, elles n’ont pas attendu le soutien financier tardif que veulent leur apporter les pouvoirs publics locaux concernant l’accueil des migrants.

Elles savent aussi depuis longtemps que, ceux qui veulent se défiler de leurs devoirs de solidarité, commencent toujours par assimiler « pauvreté et délinquance ». Quand on connaît la pauvreté et que, pour survivre, on est obligé de faire appel à la solidarité associative, c’est que la plupart du temps on a épuise toutes possibilités existantes sauf celles qui sont contraires à la loi. C’est en réalité que notre système public de protection sociale a des trous énormes. C’est la responsabilité des élus que de veiller à corriger ces trous.

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