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Les secrets de l’aide alimentaire associative

Avec l’automne est revenue la période d’inscription aux différentes aides alimentaires associatives. Le temps est revenu où chacune d’entre elles fait à nouveau appel à la solidarité de tous, individus, collectivités ou entreprises pour venir combler les manques de plus en plus criants. Mais au fait, la demande d’aide alimentaire se réduit-elle uniquement à celle de produits ? Ne cache-t-elle pas d’autres besoins qu’il est plus difficile d’exprimer ?

Passé le premier mouvement de compassion à l’égard de ceux qui ont faim et d’admiration à l’égard de ces bénévoles qui viennent donner de leur temps pour venir en aide à leurs compatriotes, viennent quelques questions récurrentes.

Le problème essentiel des personnes qui viennent à l’aide alimentaire est celui des ressources. Mais n’y a-t-il pas des dispositifs, décidés par l’Etat, qui devraient permettre, par l’intermédiaire de la solidarité nationale, de donner à chacun les ressources nécessaires à sa survie ? La réponse est oui. Mais avec le Revenu de Solidarité Active, il est quasiment impossible de survivre.

A bien regarder le contenu et les quantités de ce que donnent les associations, une conclusion s’impose. Une personne, sans ressource, ne peut manger tous les jours à sa faim avec ce qui lui est donné.

On commence à mieux comprendre quand on observe le véritable contenu de la demande des personnes qui viennent frapper à la porte des associations. Les observateurs ont repéré trois catégories de demande.

La première est celle des personnes qui ainsi peuvent manger à leur faim tous les jours. Les ressources sont trop faibles. Avec l’aide associative, c’est quelques jours en moins à sauter les repas faute de pouvoir acheter quelque chose à mettre dans l’assiette. Qu’importe que cela ne suffise pas. C’est souvent dur. Mais ça permet de tenir.

La deuxième est constituée des personnes dont les ressources sont trop justes pour satisfaire tous les besoins. Le complément qu’apporte l’aide alimentaire permettra d’acheter le manteau qui manque à son enfant, de régler les factures qui commençaient à s’accumuler voire de mettre de l’essence dans la mobylette pour aller chercher du travail. Qu’importe que le panier de l’association ne suffise pas à manger plus de deux ou trois jours. C’est toujours ça qu’on peut garder pour le reste.

La troisième est celle dont les ressources permettent, en se serrant la ceinture sans doute, de survivre. Mais l’aide alimentaire est le moyen de rencontrer enfin quelques personnes sympathiques et de bénéficier d’un accueil chaleureux. Qu’importe la quantité de ce qui est donné. L’important est aussi essentiel pour survivre : le sourire.

Les personnes bénévoles qui font l’accueil dans les associations d’aide alimentaire reconnaîtront ces différents visages. Elles admettent volontiers qu’il est parfois difficile de faire les différences entre les personnes. Dans tous les cas, elles disent aujourd’hui qu’elles seraient incapables de s’organiser pour que les dons correspondent aux véritables besoins de chacun. Est-ce si vrai que cela ? Certains n’ont-ils pas inventé des solutions ?

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