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Les élections cantonales nous intéressent

Les 20 et 27 mars prochains, un certain nombre d’entre nous seront appelés à élire le conseiller général de leur canton. Les statuts du Carrefour des solidarités lui imposent une complète neutralité. Il n’empêche que ces élections nous intéressent au plus haut point.

La diversité des membres de notre réseau associatif et institutionnel, la richesse des activités qu’ils développent et, souvent, la dépendance dans laquelle ils sont des financements publics sont telles que nos statuts ont sagement prévu que le Carrefour des solidarités devra manifester la plus grande neutralité, en particulier dans les choix politiques des personnes qui constituent son tissu vivant. N’attendez évidemment pas que nous donnions une quelconque orientation aux choix que chacun de vous sera amené à faire les 20 et 27 mars prochains.

Pour autant, devons-nous nous taire ? Evidemment non.

D’abord parce que le Conseil Général est une collectivité territoriale dont la principale préoccupation concerne les questions sociales, questions qui occupent chacun de nos membres et, surtout, qui concernent toutes les personnes que nous accompagnons ou auxquelles nous venons en aide. Il serait donc incompréhensible que nous ne saisissions pas l’occasion majeure d’exprimer nos choix et nos demandes en allant voter pour le candidat ou la candidate de notre choix. L’élection de nos représentants n’est sans doute pas le seul acte par lequel nous exprimons nos choix de citoyens et influençons démocratiquement les décisions collectives. Elle demeure cependant, dans la partie représentative de cette démocratie, un acte majeur. Alors, votons !

Ensuite parce qu’une élection est l’une des rares occasions où les anciens titulaires doivent faire devant leurs électeurs un compte rendu du mandat qui leur a été confié et un bilan critique. C’est aussi l’occasion pour les autres candidats de faire des propositions et donc d’établir avec leurs éventuels électeurs un contrat à partir duquel ils ou elles pourront être jugés. Nous connaissons tous ce genre littéraire où anciens élus et nouveaux candidats présentent bilans et intentions. Il consiste souvent à brouiller les pistes et à rester suffisamment flou pour que chacun puisse s’y retrouver. Il mélange, sans en avoir l’air, ce qui est de l’ordre de l’obligation statutaire et ce qui, à l’intérieur de ces obligations, ont été ou seront les initiatives propres au groupe auquel appartient l’élu ou le candidat. Il rejette volontiers les responsabilités sur les autres niveaux de pouvoir public en ne précisant pas quelles marges de manœuvre ont été ou seront utilisées. Bref, c’est le moment où le citoyen doit poser les questions qui le concernent ou qui concernent les autres. C’est le moment où il dispose d’un droit de suite pour reposer inlassablement les questions auxquelles il estime qu’aucune réponse satisfaisante ne lui a été apportée.

Enfin, parce que nous avons en commun quelques questions fondamentales pour lesquelles il est urgent d’avoir des réponses ou, pour le moins, des pistes sérieuses de réponse. En voici quelques unes :

  quel sera l’appui réel du conseil général aux associations dont la mission est d’accompagner socialement et dans la durée les personnes qui sont éloignées de l’emploi ?
  comment le conseil général s’opposera-t-il concrètement à la fragilisation actuelle du tissu associatif ? En particulier, comment sortira-t-il de la logique des appels d’offre qui met les associations dans une situation de prestataires de service en concurrence pour en revenir à une logique de service public et de partenariat qui n’exclut pas les règles de contrôle de l’utilisation de l’argent public ?
  quelles mesures le conseil général compte-t-il prendre pour éviter que, chaque année, plus de 2000 foyers en appellent aux associations pour manger dans les jours qui suivent et quels soutiens financiers compte-t-il apporter aux associations pour que leur réponse en la matière soit à la hauteur des besoins alimentaires réels de ces foyers ?
  quel appui le conseil général apporte-t-il aux associations qui viennent quotidiennement en aide aux personnes étrangères sans ressources et, en particulier, aux personnes migrantes de passage sur leur territoire d’intervention ?

Sans doute avez-vous d’autres questions à partager. N’hésitez pas à nous les faire connaître. Nous pourrons les reprendre dans notre édition de mars. Il sera encore temps de les exprimer.

Le comité de rédaction

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