Le journal n°51 - Juillet 2005
PDF - 162.4 ko
télécharger le journal N°51

sommaire-

Bonnes vacances !

La pauvreté et les souffrances dues à la misère ne connaissent pas de vacances. C’est bien pourquoi vous trouverez dans ce journal les permanences que vont continuer à assurer les différentes associations du Carrefour. Pourtant ceux qui, bénévoles ou salariés, sont toute l’année sur la brèche de la solidarité ont droit, voire le devoir, quand ils le peuvent, de prendre du repos et de la détente. C’est pourquoi nous avons voulu que cette édition de l’été -le journal ne paraissant pas en août- comporte quelques pages plus ludiques et décalées. Bon été.

Agenda

Samedi 9 juillet Fête de quartier - Cité Liberté - Toute la journée

Mardi 12 juillet Réunion des présidents d’association - Sur l’évolution des statuts - à partir de 14 h 30 - dans les locaux du Carrefour

Sommaire

- Bonnes vacances !
- Le renouvellement des dirigeants
- En direct du Carrefour
- Les horaires d’été
- En direct des associations : A.C.L. Proxipol
- Du côté des conférences de Saint Vincent de Paul
- Conversation avec Fred, le nomade (suite)

- Renouveler les dirigeants….... p.1
- En direct du Carrefour …… p. 2
- Les horaires d’été ………… p. 2

- En direct des associations :
Les grandes oreilles ………. p. 3
Relève assurée ? ………….. p. 3
Conversation avec Fred ….. p. 4

- Spécial été :
A chacun son titre ………... p. 5
De la lecture pour vos soirées p. 5
Testez-vous ! ……………... p. 6
Vous y avez échappé……... p. 7
Poèmes …………………... p. 8
Résultats des jeux ………… p. 8

Le renouvellement des dirigeants

La période des assemblées générales est derrière nous. Les conseils d’administration ont été confirmés ou renouvelés facilement voire difficilement. Et si on en profitait pour parler sereinement de la façon de passer le flambeau ?

Certains ou certaines se voient tellement indispensables que la question de leur remplacement ne se pose jamais. D’autres, et c’est le cas le plus général, cherchent avec désespoir qui accepterait de prendre beaucoup de leur temps et de leur énergie pour remplir le service de présider à leur place leur association. D’autres encore connaissent bien les tensions qui agitent leur association. Normal pour un organisme collectif qui vit. Comment alors gérer le changement de présidence en permettant aux tensions d’être productives ?

Présider, c’est mettre en œuvre quelques compétences, mais c’est aussi conduire les orientations de son association, voire les mener avec conviction. Plusieurs conséquences alors.

On a toujours avantage à aborder la question du changement de présidence en même temps que celle des orientations de l’association, soit pour les confirmer fortement, soit pour en inventer de nouvelles. Dans tous les cas, ce n’est pas une chose qu’on entreprend au dernier moment dans une assemblée générale. Il est donc nécessaire de construire un processus de travail collectif pour y aboutir. La façon de s’y prendre est évidemment liée aux habitudes de l’association. Ne pas oublier cependant que la présence ou l’aide d’un tiers extérieur neutre peut faciliter les choses, surtout en cas de tensions internes.

Les compétences, certains les ont acquises par leur expérience. D’autres sont susceptibles de les acquérir à condition qu’on leur en donne la possibilité. Ce n’est pas la veille d’un C.A. qu’on pourra proposer un plan de formation. C’est encore plus sûrement en ayant pris soin de déléguer des responsabilités que l’expérience pourra être formatrice.

Conclusion. Changer de présidence, ça se prépare longtemps avant. On peut même dire que c’est un travail à accomplir dès qu’on a été élu.

En direct du Carrefour

Commissions, groupes de travail et conseil d’administration se sont réunis au cours du mois de juin. On n’aura pas la place pour tout vous raconter. Mais en voici quelques éléments essentiels.

Nouveaux membres

Le C.A., après avoir rencontré chacune des associations qui ont souhaité adhérer au Carrefour a donné son accord pour accueillir La Ligue des droits de l’homme et Lugova (organisatrice de vacances pour les familles). En revanche il a décidé de plutôt construire avec France Bénévolat un partenariat privilégié. Il a considéré que l’objet de cette association dépassait largement le cadre social et humanitaire du Carrefour. Mais un travail approfondi avec elle s’impose. Il pourra faire l’objet d’une convention particulière et de groupes de travail spécifiques.

Rencontre avec les élus

Nous nous étions engagé à tenir, au moins deux fois par an, une réunion de travail avec les élus de notre agglomération. Il nous a semblé que leur présence nombreuse et active à notre A.G. de début d’année pouvait être considérée comme l’une d’entre elle. La prochaine réunion aura donc lieu à la rentrée (date à préciser). Nous interrogeons actuellement les associations pour savoir quel sujet proposer.

Convention avec les C.C.A.S. (suite)

Le C.C.A.S. de Dunkerque a donné, par la voix de son président, son accord au projet de convention que nous avons élaboré avec sa direction. Il est prêt à la signer dès que nous aurons fait les changements de statut permettant aux C.C.A.S. qui le souhaitent de devenir membre du Carrefour sans que la logique associative de celui-ci n’en soit bouleversée. Ce sera chose faite à la rentrée après que nous ayons travaillé, avec les associations, les changements de statut nécessaire en vue d’une A.G. extraordinaire. Les autres C.C.A.S. n’ont pas encore répondu. Deux d’entre eux sont cependant susceptibles de nous faire parvenir rapidement leur accord.

Ateliers « échanges et découvertes » (suite)

Le surendettement

Deux réunions de travail se sont déroulées dans les locaux de la Banque de France. L’accueil du Directeur et de ses services y a été chaleureux et efficace. Une dernière séance y sera organisée à la rentrée. Nous vous en rendrons compte à ce moment-là.

Nouveaux barèmes pour la commission alimentaire

La commission a longuement tra-vaillé et débattu pour élaborer, en vue de la rentrée, les nouveaux barèmes d’accès à l’aide alimen-taire. Deux problèmes étaient à résoudre de façon distincte. Doit-on intégrer dans le calcul du « reste à vivre » les dettes de la famille ? Elles ont été exclues pendant l’année qui vient de s’écouler. Aura-t-on assez de res-sources pour faire face à la mon-tée de la demande ? Pour ce qui concerne les dettes, le C.A., qui était appelé à se prononcer, a suivi les propositions de la com-mission : liberté pour chaque as-sociation de les intégrer ou non dans leur calcul, mais calcul sur la fiche d’inscription du « reste à vi-vre » en les intégrant, prise en compte de celui-ci pour les situa-tions limite, rédaction d’une fiche pour les cas de refus d’aide. Pour ce qui concerne la montée de la demande, un rendez-vous de travail sera programmé dès la rentrée avec la Banque Alimen-taire départementale qui, de sa seule initiative, a annoncé qu’elle n’irait pas plus loin que ce qu’elle a fait jusqu’à maintenant.

Les horaires d’été

Durant l’été, les associations ne cessent pas leur travail d’accueil. L’urgence sociale ne prend pas de vacances. Simplement, elles adaptent leurs horaires

A.J.S : ouvert en juillet de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00. Fermé du 1er au 15 août. Réouverture le 16 août aux heures habituelles. Dépannage du lundi au jeudi.

Croix Rouge : ouvert tous les mardis matin de 8h30 à 11h30 et tous les jeudis après-midi de 13h30 à 16h30. Pas de dépannages.

Emmaüs : ouvert en juillet. Fermé du 1er au 15 août. Réouverture le 16 août aux heures habituelles. Dépannage effectué.

Le Phare : ouvert en juillet et août. Distribution le lundi pour les personnes inscrites. Secours Catholique : ouvert en juillet. Fermé tout le mois d’août.

Secours Populaire : ouvert du 1er au 15 juillet. Fermé du 16 juillet au 15 août. Réouverture le 16 août. Dépannage effectué Saint Vincent de Paul : Distribution en juillet (le 3ème mercredi). Fermé en août. Dépannages effectués et livraison des colis à domicile.

Tabgha : Ouvert en juillet et août tous les mardis, mercredis et jeudis (sur rendez-vous)

Estaminet du Cœur : Ouvert en juillet. Fermeture du 1er au 28 août. Réouverture le 29 août aux heures habituel-les. Fin des repas fin juin et reprise le 17 octobre 2005

Restaurant du Soleil : Ouvert en juillet et août du lundi au vendredi le midi de 12h00 à 13h00

Accueil de jour de l’Armée du salut : ouvert en juillet et août, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 14 h00, le samedi de 9 h à 14 h00

Association Médiane : Ouvert en juillet. Fermé du 1er au 19 août. Réouverture le 22 août aux heures habituelles.

En direct des associations : A.C.L. Proxipol

Les associations regroupées au sein du Carrefour sont rarement accrochées à un quartier, une commune ou à un territoire. C’est le cas d’ACL Proxipol que nous allons visiter ce mois-ci. En route pour Saint Pol sur mer.

Coordonnées :

29 rue des roses
59430 Saint Pol sur mer
tél : 03 28 58 13 84
fax : 03 28 58 13 84
mél : proxipol.acl@wanadoo.fr

C’est :

30 bénévoles,
196 familles adhérentes,
plus de 3000 personnes touchées chaque année,
un C.A. présidé par Françoise Lavoisier.

Activités :

. laverie . vestiaire . atelier couture . permanences d’écrivain public . atelier santé . atelier couture et activités manu-elles . atelier de français (activité d’in-sertion) . bourse aux vêtements . brocante et fête de quartier . sortie familiale d’été . sorties familiales . sorties culturelles

Ses objectifs :

. Créer des emplois pour des personnes en difficulté, . Participer à la prévention et à la lutte contre les exclusions . Proposer des activités . Elaborer des offres de service . Etre un relais pour les habitants

Les grandes oreilles

Il fait beau. La cité des cheminots de Saint Pol sur mer est toute verte. Non loin du stade, nous pénétrons dans une grande cour qui évoque les fermes d’antan. Nous pénétrons dans un bâtiment, un ancien château aujourd’hui en plein délabrement. Nous sommes accueillis par Françoise, la présidente d’A.C.L. Proxipol. Nous montons avec elle et passons successivement dans une salle d’informatique, un vestiaire puis l’atelier couture. C’est au fond de celui-ci, qu’autour d’un café, nous évoquons le passé et l’avenir de l’association.

A.C.L., c’est l’Association Cité Liberté. La Cité Liberté, c’est un quartier tout proche situé entre la Cité des Cheminots et la Cité B.P. dans laquelle il y avait une cité de transit, les pâquerettes, cité de pauvres, cité d’exclus. C’est là qu’est née l’association à la fin des années 80. Des habitants, soutenus par un travailleur social, sans rien, sans équipement, ont organisé des réponses à leurs besoins immédiats : animation et loisirs pour les enfants, d’abord. Et puis, sans le sou pour se payer une machine à laver, bien souvent sans eau -elle était coupée, déjà- ils ont organisé une laverie collective. Pour avoir des vêtements, ils ont organisé des bourses aux vêtements. Etc. « Et depuis lors, nous raconte Françoise, on n’a pas cessé de tenter de répondre aux besoins des habitants dès que ceux-ci les exprimaient. » C’est plusieurs années après qu’est arrivé un centre social. L’association lui a transmis un certain nombre d’activités qu’elle ne fait plus. Mais pour autant, elle est restée inventive. Aujourd’hui il y a une permanence d’écrivain public, des sorties familiales, des ateliers de français, etc. De plus elle rayonne désormais sur l’ensemble de la commune de Saint Pol sur mer. D’où le Proxipol ajouté à son nom primitif. En clair, activités de services de proximité organisés par les habitants.

« C’est vrai qu’un certain nombre de ces activités ont généré de l’emploi, un peu moins d’une dizaine d’équivalent temps plein. Mais c’est toujours de l’emploi d’insertion. Et puis, ce qui nous importe, ce n’est pas la réussite de tel ou tel service, c’est la réponse apportée aux besoins des habitants », ont insisté nos interlocuteurs. « C’est pourquoi nous nous remettons constamment en cause en restant à l’écoute. C’est ainsi que nous avons profité de plusieurs opportunités pour mener des enquêtes ou pratiquer une évaluation de nos activités. » Des problèmes ? Il faut boucler le budget ! Les usagers participent. Mais, justement, ils manquent eux-mêmes d’argent. Alors, les demandes de subvention n’ont plus de secret pour l’équipe même si elles ne sont pas toujours couronnées de succès. Des locaux ! Ils vont devoir en changer une nouvelle fois, pas forcément pour en trouver de meilleurs. Se faire comprendre des services de la mairie ! Jamais évident quand les réponses qu’on apporte ne sont pas celles de services publics mais celles d’une organisation collective des habitants. « Mais c’est notre fierté d’être toujours à l’écoute des vrais besoins des habitants », concluent-ils.

Du côté des conférences de Saint Vincent de Paul

Relève assurée ?

Contacts établis avec les élèves du Lycée Vauban : semaine de la solidarité, organisation de collectes, animation de goûters. Trois élèves se sont proposées pour nous aider. Leur projet : créer une conférence dans le lycée en relais avec les 4 de Dunkerque. Elles ont déjà assisté à une réunion et à une distribution aux familles. D’autres projets encore, afin d’apporter un peu de joie dans les familles défavorisées et de développer l’association au sein de l’école. De nouvelles bénévoles qui, nous l’espérons, feront beaucoup d’émule.

Bravo mesdemoiselles, bon courage et à bientôt.

Conversation avec Fred, le nomade (suite)

Nous vous l’avons présenté le mois dernier. Un peu de son histoire. Un peu de ses galères. Bref, ce qu’il a bien voulu nous laisser voir. Nous continuons aujourd’hui la conversation avec lui et ses coups de colère. Parfois, comme d’autres, il se montre injuste. Mais nous, Isabelle et Jean-Marie, nous n’étions pas là pour mettre en doute sa parole. Juste écouter. Et ça vaut le détour.

Fred le nomade, parfois, a la haine. Comme des grosses bouffées qu’il n’arrive pas toujours à maîtriser. Sauf quand on prend le temps de l’écouter.

C’est d’ailleurs ça, sa révolte la plus profonde. Qu’on ne prenne pas le soin de s’arrêter un peu avec lui, de le laisser éclater, de l’entendre, quoi. « Pour beaucoup, nous a-t-il dit, c’est pas toi le prioritaire à aider ! » Surtout pour certains professionnels dont c’est le métier. « Tu comprends, poursuit-il, moi, j’ai beaucoup aidé. Y a pas grand monde des gens de la rue qui connaissaient le 115. Je leur ai appris à quoi ça servait et comment ils pouvaient l’utiliser. » Il attend donc un peu de reconnaissance. Et ce n’est pas parce que lui, il sait aider, prendre parfois des initiatives y compris collectives, qu’il n’a pas besoin qu’en retour, on l’aide aussi, qu’on l’écoute. « Qu’est-ce qu’ils connaissent, ces gens, de la rue ? Le clodo, il est instable. Parfois on se sent mieux dehors que dans un hôtel. T’es plus libre. C’est plus dangereux aussi. Parfois, t’as besoin, au contraire, de te sentir plus en sécurité. » En somme, être écouté et qu’on ne sache pas à l’avance ce qui est bon, à cet instant là, pour chacun d’eux. « Quand tu penses que, dans certains lieux d’accueil, on interdit la cigarette, au nom de la loi Evin. C’est de l’hypocrisie ! »

On nous communique : « Et en plus, parfois, c’est à la tête du client ! » C’est sa seconde révolte. « Un jour, c’est comme ça. Le lendemain, c’est autrement. Pourquoi ? On ne vous explique pas ou avec des trucs qui ne tiennent pas la route. On finit par croire, à force, que c’est en fonction de ta gueule. »

« Avant, dans les lieux qui t‘accueillaient, c’était plus convivial. Maintenant, c’est l’argent, partout, tout le temps. Bon, c’est normal que, quand tu en as un peu, tu participes. Mais ils ne disent jamais à quoi ton fric, ça sert. On comprendrait si c’était pour améliorer l’ordinaire ou pour agrémenter les lieux. Mais t’as beau demander, c’est le mur. » Et de s’étonner que sur la feuille de déclaration de revenu, parce qu’il paye des impôts, il n’y ait pas de case : sans domicile fixe.

Finalement, à travers notre conversation, apparaissent deux mondes entre lesquels il hésite encore : celui des « avec domicile fixe » où il a le sentiment que la règle des relations sociales, c’est l’argent, et celui des « sans domicile fixe » où la règle, c’est la liberté. Mais à quel prix !

A se revoir, Fred.

Les élèves de 1ère « Sciences Médico Sociales » du Lycée Vauban ont décidé de mener une action de solidarité en partenariat avec l’Association de saint Vincent de Paul. Du 25 avril au 13 mai 2005, ils ont collecté des produits pour bébé, très coûteux pour les familles en difficulté. Bravo et merci à ces jeunes Le 11 juin dernier, l’A.F.A.D. a tenu son A.G. 40 familles rassemblant 60 parents et 131 enfants étaient au rendez-vous. Malgré la pluie, les spectacles de chants et de danses ont été appréciés par tous.

NDLR : Sans doute pourrons-nous connaître les thèmes de discussion qui ont fait l’objet de cette A.G. pour une prochaine édition. Le Carrefour des solidarités, c’est 21 associations

Plus de 850 bénévoles, plus de 1000 professionnels et plusieurs milliers de citoyens pauvres.

L’A.A.E. (Association d’Action Educative), l’A.F.A.D. (Association d’aide familiale à domicile), l’AFEJI, l’A.J.S. le bon emploi de la solidarité, l’Armée du Salut, A.T.D. (Aide à toute détresse) Quart Monde, A.C.L. (Association Cité Liberté) Proxi Pol, Emmaüs, IMANI, La Croix Rouge, la Ligue des Droits de l’homme, LUGOVA, le P.A.C.T. (Protection, amélioration, conservation, transformation de l’habitat), Le Phare, Puissances T, les Rues du Monde, le Secours Populaire, les Restaurants du Cœur, Association Louise Michel, le Secours Catholique, la Société de Saint Vincent de Paul.

Comité de rédaction :
Christine Ammeloot, Jocelyne Bot, Thérèse Caulier, Isabelle Damiani, Monique Dubois, Jean-Marie Gueuret, Pierre Morel, Pierre Mulliez, Arnaud Saindenis, Stéphanie Tant
6-8 rue du Ponceau, 59140 Dunkerque
tél 03 28 63 70 40 - fax 03 28 63 70 60 mail. chantiers@carrefourdessolidarites.org

Accueil du Carrefour des Solidarités | Plan du site | Espace privé | Contacts | Liens | Partenaires | Espace Administrateurs
Le Carrefour des Solidarités - 15 rue de l’Ecluse de Bergues - 59140 Dunkerque - Tél. : 03 28 63 70 40 - Fax : 03 28 63 70 60 - Mél : chantiers@carrefourdessolidarites.org

Création : http://www.agence-e-dock.com