Le journal n°49 - Mai 2005
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Sommaire

- Quand des banques deviennent affameuses ou les découverts des pauvres
- En direct du carrefour : Qui fait quoi ?
- En direct des associations : IMANI
- La polyclinique de Grande Synthe menacée !
- Dernière heure
- Dossier : les coupures d’eau pour raison sociale sur Saint Pol sur mer

Agenda

Mercredi 4 mai - Atelier « échanges et découvertes » - de 14 h 30 à 16 h 30 - au Carrefour

Mardi 10 mai - Groupe de parole n° 1 - de 14 h à 16 h - au Carrefour

Vendredi 13 mai - Commission « Aide alimentaire » - de 10 h à 12 h - au Carrefour

Groupe de parole n° 2 - de 14 h à 17 h - au Carrefour

Mercredi 18 mai - Ateliers « échanges et découvertes » n° 2 - de 14 h 30 à 16 h 30 - au Carrefour

Les 21 et 22 mai - Journées nationales de la Croix Rouge

Quand des banques deviennent affameuses ou les découverts des pauvres

Depuis quelques temps, certaines familles, continuant à percevoir des revenus, se retrouvent sans rien, incapables d’assurer le minimum vital pour leurs membres. Des banques en sont directement responsables. Explications.

Foin des partis pris. Voyons les faits. Certaines banques accordent la faculté d’un découvert à une famille dont les revenus sont plus que modestes. Ça a toutes les apparences d’une facilité sociale. Bien géré, un découvert permet, en restant dans les limites de son budget, de faire face à des imprévus ou à faire les transitions entre les nécessités quotidiennes et l’arrivée effective du revenu. Ce n’est pas parce qu’on gagne peu qu’on ne sait pas gérer ses affaires.

Mais, voilà. Passons sur le fait que le découvert, même modeste, rapporte de l’argent à la banque. Passons encore sur les tentations que produit un argent apparemment facile à mobiliser. Il y a autant, sinon plus, de gens de caractère chez ceux qui gagnent peu. Mais, un coup du sort, ça peut arriver à tout le monde. Une maladie qui se déclare ou un licenciement ou une fin de droit, ça peut malheureusement se présenter. Le découvert se creuse alors et la banque, par la déclaration trimestrielle de revenu, est évidemment au courant.

Que croyez-vous qu’elle fasse ? Le premier revenu qui apparaît sur votre compte est pour la banque qui se rembourse. Qu’importe si, ce faisant, vous et votre famille, vous n’avez plus rien à manger. Le rééchelonnement d’une dette, ça ne se fait qu’avec les riches. Le reste à vivre, certains banquiers ne les connaissent pas. Ils ne connaissent que les restes à rembourser.

Arrêtons l’hypocrisie ! Si une banque consent à une personne qui a de petits revenus un découvert, elle devrait s’engager à recevoir son client dès qu’une difficulté imprévue se présente et à rééchelonner la dette en cours. Devra-t-on finir par créer nos propres banques pour les plus petits revenus ? Cela se fait déjà ailleurs. Tabgha, épicerie solidaire, qui vient d’ouvrir ses portes, est aussi une solution. Elle permet à certaines personnes de se constituer une capacité d’épargne en faisant appel à la solidarité.

En direct du carrefour : Qui fait quoi ?

La première réunion du Conseil d’administration nouvellement élu lors de notre Assemblée Générale a été consacrée à se répartir les tâches. Cela doit permettre à chacun de savoir à qui s’adresser en cas de besoin ou de problème.

Une logique d’organisation

Il est important pour le Carrefour des solidarités que chacun des membres de son conseil s’implique concrètement dans le travail de l’association. C’est à cette condi-tion que le Carrefour pourra être au plus près des préoccupations des associations qui le forment. Il est vrai que la plupart des personnes élues au conseil d’administration du Carrefour sont des membres actifs de leur propre association, voire y ont pris des responsabilités qui prennent beaucoup de leur temps et de leur énergie. Mais, pour la plupart d’entre elles, c’est un choix de vie. Après discussion, la répartition s’est faite de la façon suivante.

Du classique

Comme dans toute association, le bureau a été constitué. Thérèse Caulier comme Présidente, Pierre Mulliez et Jean-Marie Gueuret comme Vice-présidents, Jocelyne Bot comme secrétaire ont été reconduits. Pierre sera chargé des relations avec les associations, du Centre de documentation et de notre représentation à l’échelle départementale (collectif Alerte, URIOPS, FNARS, etc.). Jean-Marie de son côté s’occupera plutôt des partenariats avec les institutions, de l’observation, du journal et des collectifs.

Quelques nouveautés

Conformément aux orientations approuvées au cours de notre dernière A.G., deux nouveaux groupes de travail sont en voie de constitution. Le premier est un groupe de veille sur les personnes pauvres. Monique Dubois a accepté de l’animer. Le deuxième a un aspect plus technique. Il concerne la révi-sion de nos statuts et la ré-daction éventuelle d’un règle-ment intérieur. Janet Fernan-dez le mènera. A cela, il con-vient d’ajouter le nouveau co-mité de pilotage des ateliers « échanges et découvertes », dont nous vous parlions le mois dernier. Pierre Morel con-tinuera à en assumer l’anima-tion.

Les commissions

Celle qui concerne l’aide alimentaire sera animée par Christine Joseph, aidée en cela par Michel Herant et par Christine Ammeloot (supplé-ante de Mauricette Sauvignon). Nous nous proposons de réorienter la commission Sdf qui s’intéressait aux gens de la rue vers les questions qui concernent l’urgence sociale et les interventions qu’elle implique. Jocelyne Paccou, Jocelyne Bot, Pierre Morel, Yolande Bittner y participe-ront. Le comité de rédaction du journal a été reconstitué.

Le bureau

Présidente : Thérèse Caulier
Vice-présidents : Pierre Mulliez - Jean-Marie Gueuret
Secrétaire : Jocelyne Bot
Trésoriers : Mehdi Guirous - Michel Herant

Comité de rédaction du journal :
Christine Ammeloot
Jocelyne Bot
Monique Dubois
Thérèse Caulier
Isabelle Damiani
Jean-Marie Gueuret
Pierre Morel
Pierre Mulliez
Stéphanie Tant

En direct des associations : IMANI

Mains d’or

Nos pas nous entraînent, ce mois-ci, vers Saint Pol sur mer. Une association, pas comme les autres, vient d’adhérer au Carrefour des solidarités. Ses membres viennent de la Réunion, des Comores, de Djibouti, du Sénégal ou du Maghreb. La plupart sont des femmes. Fascinantes, les capacités de réflexion et d’initiative qu’elles démontrent.

Salmata Tabibou et Zainaba Abdou nous accueillent dans leur bureau de la maison des services, boulevard de l’espé-rance. Au premier regard, chouchous, coussins brodés, coussins à l’architecture com-plexe, veste colorée, trônent sur une table. Le tout, magnifique, fait à partir de tissus récupérés. Nous le saurons plus tard. De grands sourires, de la fierté dans le regard, de la gentillesse à revendre, éclats de voix limpides, rires cristallins cachant la timidité première, bien vite oubliée dans les premiers échanges.

A travers ce qu’elles racontent de leur propre expérience, on comprend vite que la Présidente et la Vice Président d’IMANI veulent nous faire saisir celle de toutes les femmes qui se rassemblent régulièrement à l’initiative de l’association.

Salmata raconte. Zainaba confirme. Jeune mariée, arrivée avec son mari il y a trente ans, ouvrier dans la métallurgie, elle se rappelle son premier Noël. « Musulmane, nous savions que Noël était une fête pour les chrétiens ». Qui dit fête, dit repas, gâteaux qu’on partage. Réflexe évident pour elle. Elle confectionne des gâteaux et sonne chez sa voisine pour les partager. Réponse : « je ne vous ai rien demandé ! » « Mais non, c’est la fête ! » La porte se referme. « Heureusement, tous les français ne sont pas pareils, dit-elle. J’ai trouvé un autre voisin avec lesquels j’ai pu partager et il est devenu un ami de la famille. » « Entre femmes de pays d’origines très diffé-rentes, proche comme la France, ou lointaines comme les divers pays d’Afrique, il faut constamment rouvrir les portes et découvrir les richesses des unes et des autres. » « L’erreur constante, ajoute-t-elle, c’est de généraliser à partir d’une seule expérience. »

En un peu plus d’une heure, elles nous en ont raconté des tonnes. Impossible de résumer. La cuisine des mardi après-midi pour faire redécouvrir qu’on peut cuisiner d’excellents repas avec des produits peu chers. « Le but, bien vivre avec ce que tu as. » Les goûters partage pour faire sortir les femmes de leur télé. « Elles sont dominées par cette télé. » Réapprendre les soins traditionnels qui permettent de se soigner avec des produits naturels, peu chers. « Ce qui ne doit pas t’empêcher d’aller voir le médecin ou le pharmacien, si nécessaires. » La couture qui permet d’apprendre à mesurer et donc à compter. « Quand les enfants font des bêtises, c’est qu’ils crient au secours et que leurs parents n’apprennent plus. » Etc, etc.

Le Carrefour ? Elles ont les mêmes objectifs. Les femmes qui se rassemblent sont pour la plupart pauvres, petits salaires ou R.M.I. Elles ont besoin d’aide. Ecrire, apprendre à écrire, réfléchir ensemble. A notre arrivée, elles étaient en train de se faire expliquer le fonction-nement de Taghba, l’épicerie solidaire et elles savaient déjà à qui cela pourrait servir. Pas forcément d’ailleurs à des femmes de Saint Pol sur mer. Leur réseau s’étend bien au-delà dans l’agglomération.

Tout ça, avec rien. Pas ou peu de subventions. De la récupération, des choses simples, du cœur, de l’imagination, de l’intelligence et des mains d’or.

IMANI - C’est un mot tiré du Coran.
Cela veut dire : respect, partage, dignité, bien être, foi.

La polyclinique de Grande Synthe menacée !

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Lorsque l’Etat veut supprimer un équipement, il dit qu’il coûte trop cher. C’est ce qui arrive à la Polyclinique de Grande Synthe. Rationalisation budgétaire contre proximité sociale.

Il y a trente ans, c’est au terme d’une mobilisation des grands synthois dans la rue et une action vigoureuse de la municipalité que l’Ouest de notre agglomération s’est doté d’un équipement hospitalier de proximité. A l’époque, il était souvent plus rapide pour les gens de Grande Synthe et de l’Ouest de l’agglomération dunkerquoise de se rendre à Lille qu’au centre hospitalier de Dunkerque. Les temps ont changé ? Les temps et les distances se sont raccourcis. Mais il est toujours plus facile pour un habitant de l’ouest, surtout s’il n’a pas beaucoup de moyens, d’aller à la polyclinique.

Mais voilà. La Santé coûte cher. Il faut rationaliser. Et c’est encore mieux de le faire, sans le dire. Alors on joue sur l’asphyxie financière. Comment ?

Certes, désormais, la Polyclinique fait partie du « service public hospitalier ». Mais on l’oblige, parce qu’elle demeure de gestion privée, en réalité de gestion publique locale par le biais d’une association sans but lucratif, à appliquer les 35 heures dès 2000 alors que le Centre de Dunkerque ne le fera qu’en 2003. Les aides spécifiques de l’Etat s’arrêteront donc dès avril 2005 pour financer les 12 postes créés en compensation. Solution ? Licenciements et pertes de compétences ?

Les charges sociales sur les salaires sont, à la Polyclinique de gestion publique locale, de 11 % supérieures à celles du Centre Hospitalier de gestion publique d’Etat, à nouveau sans compensation bud- gétaire. Vive la décentralisation ! Vous voulez décider ? Payez-le !

Il ne s’agit évidemment pas d’opposer les deux services publics. L’un comme l’autre sont aujourd’hui en situation difficile.

Mais peut-on rester sans réaction ? Comme il y a trente ans, un comité de défense de citoyens s’est constitué à l’initiative de la C.L.C.V. (Association locale, Consommation, Logement et Cadre de Vie). Le Carrefour des solidarités a décidé d’y participer. Chacune des associations du Carrefour peut, à son tour, prendre une décision identique. De plus, une pétition circule. Demandez-la !

Dernière heure

France bénévolat, la Ligue des droits de l’homme et Lugova ont demandé à adhérer au Carrefour. Le dernier conseil d’administration a désigné pour chacune d’elle trois administrateurs. Ils sont chargés de rencontrer ces associations pour faire mieux connaissance et pour vérifier avec elles leur accord sur les orientations du Carrefour. Ils feront un rapport de leur rencontre au prochain conseil qui statuera sur les demandes d’adhésion.

Ce conseil a aussi approuvé le dernier texte du projet de convention avec les C.C.A.S. Nous attendons leurs réactions.

Putain d’échelle,
y a toujours un barreau qui casse !

(pensée tirée de « Poèmes de la nuit », aux éditions Cana)

Dossier : les coupures d’eau pour raison sociale sur Saint Pol sur mer

Depuis deux ans, nous sommes un certain nombre à travailler en vue d’éviter toute coupure d’eau pour raison sociale sur le territoire de la commune de Saint Pol sur mer. Nous commençons à tenir le bon bout. Depuis un an, de telles coupures sont devenues exceptionnelles et ne durent que quelques jours. Nous avions promis de faire connaître notre expérience dans le but de voir d’autres communes s’inspirer de ce que nous avons fait. C’est l’objet de ce dossier.

Les trois mousquetaires

A l’origine, trois démarches parallèles. Les associations et les mouvements constataient tous les jours les dégâts que les coupures d’eau occasionnaient dans les familles auxquelles cela arrivait. La plupart du temps, elles étaient incapables, faute de moyens, de faire face à la facture d’eau. La commune de Saint Pol sur mer faisait le même constat. La Lyonnaise des eaux, entreprise qui gère la distribution d’eau, tentaient pour sa part de diminuer ces coupures. Outre l’aspect social, sensible auprès de ses dirigeants locaux, une coupure produit du travail supplémentaire, de l’argent qui ne rentre pas et donc un coût.

Interpellations réciproques, inter-ventions dans la presse, rencon-tres, débats. Lancement de l’idée d’un arrêté municipal interdisant de telles coupures. Risque d’être désapprouvé par l’autorité de tutelle. Bref, les trois, direc-tement concernés, ont fini par se rencontrer. Ils ont décidé de mener une expérience commune tout en gardant leur liberté de critique et d’interpellation. Ainsi, depuis presque deux ans, ils se sont retrouvés autour d’une table tous les deux mois environ.

Le diagnostic

L’eau n’est réellement coupée que plusieurs mois après l’envoi de la facture. Si chacun des partenaires se sert de ce laps de temps pour identifier les familles qui ne peuvent pas faire face à leur facture pour raison sociale, et pour trouver avec elles des solutions, on pourra faire cesser ce scandale.

Les conditions du travail en commun

Associations, Lyonnaise des eaux et Ville n’ont pas la même vo-cation ni les mêmes obligations. Il a donc fallu trouver des règles qui permettent un travail en commun tout en respectant le rôle de chacun. En voici l’essentiel.
- nous cherchions à éviter toute coupure d’eau pour raison sociale. Notre travail s’est donc désintéressé des foyers ne payant pas leur facture pour d’autres raisons, et ils sont nombreux.
- préserver la vie privée de chacun en évitant toute mise sur la place publique.
- Préserver la liberté de chacun en n’imposant aucune norme particulière de comportement et en privilégiant le débat.
- Rechercher les règles les plus justes concernant le service public de l’eau en évitant que les réponses apportées ne soient dues qu’à la bonne volonté de tel ou tel.

Les partenaires

L’AJS,
la CLCV,
ACL Proxi Pol,
l’association des habitants Guyne-mer/Jean Bart,
ATD Quart Monde,
l’association le Phare,
l’association des habitants la Frégate, le Carrefour des solidarités,
la ville de Saint Pol sur mer,
le C.C.A.S.,
la Lyonnaise des eaux,
la C.A.F.,
la Cellule initiative emploi de la ville, le contrat de ville.

Déroulement des opérations

de l’émission de la facture à la coupure éventuelle Phase I (2 mois) :
édition de la facture
lettres de rappel,
mises en demeure,
ordre de fermeture prêt à partir, Phase II ( 1,5 mois) :
présentation des ordres de fermeture au C.C.A.S.,
arrêt de la procédure pour les situations connues du CCAS
envoi d’un courrier par le C.C.A.S.,
traitement des situations sociales difficiles par le C.C.A.S.
accompagnement par les associations des situations inconnues du C.C.A.S. Phase III (1 semaine) :
confirmation de l’ordre de fermeture,
campagne de fermeture des compteurs,
fermetures réalisées, durant plus d’une journée, Phase IV ( plusieurs mois) :
dossiers restant, recherches de solution.
En dernier recours, table ronde avec les familles concernées.

L’apport du groupe de travail

Le groupe de travail n’est pas parti de rien. Il existait déjà des pratiques entre le CCAS et la Lyonnaise. Il a cependant fait quelques apports.

Le courrier envoyé en début de phase II par le C.C.A.S. mentionne désormais la possibilité de faire appel à une association de son choix pour être aidé dans la recherche de solution.

Certaines associations se font particulièrement connaître, au cours de la phase III dans l’environnement des foyers concernés (affiches dans les cages d’escalier, par exemple) en évitant toute intervention personnalisée, sauf si c’est à la demande du foyer lui-même.

En phases II, III et IV, une association peut intervenir à la demande du foyer concerné, comme médiateur entre ce foyer, le C.C.A.S. et la Lyonnaise.

Les associations intervien-nent auprès de leurs mem-bres ou de leurs usagers sur les questions de facture d’eau.

En phase IV la possibilité d’une table ronde a été mise en place. Elle réunit le foyer, le C.C.A.S., la Lyonnaise et l’association choisie par le foyer, pour trouver une solution au problème de la facture impayée.

Les résultats

En janvier 2005 le groupe de travail a fait son bilan.

Le constat le plus important est le suivant. Une coupure d’eau n’est pas une simple difficulté d’argent ou de revenu. Derrière le retard de paiement se cache toujours une difficulté sociale. Si cette difficulté sociale est résolue ou en voie de l’être, le problème de coupure d’eau trouve dans tous les cas une solution satisfaisante pour tous.

Le nombre de fermetures pour raison sociale a diminué (non les fermetures pour d’autres raisons qui demeurent la majorité des cas).

On trouve des solutions négociées dans la plupart des cas et les négociations se font dans un climat positif, évitant les traumatismes ou les braquages, développant le respect des personnes et de leurs besoins, permettant la compréhension par les usagers du point de vue du prestataire et récipro-quement.

La table ronde prévue en phase IV n’a plus eu besoin de se réunir, ce qui signifie qu’au bout de six mois, une solution a été trouvée dans tous les cas.

Le bilan

Le filet de la solidarité a été resserré. Mais est-il suffi-sant ? Un foyer inconnu du C.C.A.S. ou d’une associa-tion pourra-t-il éviter la coupure de son compteur ?

Il reste à développer de la formation dans les maniè-res de consommer de l’eau.

La vigilance demeure indispensable. Le travail du groupe est donc maintenu.

La question du service public de l’eau reste posée. Peut-on réguler l’utilisation de cette ressource rare autrement que par une participation directe à son coût ? Que faire pour les familles dont les ressour-ces, de toute façon, ne leur permettent pas de payer la facture d’eau ?

Ne faut-il pas être plus exigeants avec les « négligents » afin de consacrer plus de temps aux personnes vivant une difficulté sociale ?

Pourquoi pas chez vous ?

L’expérience menée à Saint Pol sur mer est manifes-tement positive, même si elle ne résoud pas tous les problèmes. Pourquoi ne pas l’étendre à d’autres communes ?

Le Carrefour des solidarités, c’est 18 associations

Plus de 850 bénévoles, plus de 1000 professionnels et plusieurs milliers de citoyens pauvres.

L’A.A.E. (Association d’Action Educative), l’A.F.A.D. (Association d’aide familiale à domicile), l’AFEJI, l’A.J.S. le bon emploi de la solidarité, l’Armée du Salut, A.T.D. (Aide à toute détresse) Quart Monde, A.C.L. (Association Cité Liberté) Proxi Pol, Emmaüs, IMANI, La Croix Rouge, le P.A.C.T. (Protection, amélioration, conservation, transformation de l’habitat), Le Phare, Puissances T, le Secours Populaire, les Restaurants du Cœur, Association Louise Michel, le Secours Catholique, la Société de Saint Vincent de Paul.

Comité de rédaction : Christine Ammeloot, Jocelyne Bot, Thérèse Caulier, Isabelle Damiani, Monique Dubois, Jean-Marie Gueuret, Pierre Morel, Pierre Mulliez, Arnaud Saindenis, Stéphanie Tant

6-8 rue du Ponceau, 59140 Dunkerque - tél 03 28 63 70 40 - fax 03 28 63 70 60 - e-mail : chantiers@carrefourdessolidarites.org

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