Le journal n°47 - Mars 2005
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Sommaire

- La triple peine sociale !
- En direct du carrefour : Le Carrefour s’agrandit
- Elus : On se bouscule
- Il y a cent ans, Louise Michel
- En direct des associations : Louise Michel
- Tremplin pour un nouveau départ
- Le dossier : Bilan des dépannages
- Spécial AG du 17 mars 2005

Agenda

Mercredi 9 mars - Préparation de la journée de refus de la misère, à 15 h. dans les locaux du C.C.A.S. de Dunkerque

Vendredi 11 mars - Commission aide alimentaire de 10 h à 12 h au Carrefour

Groupe de parole n°2 - de 14 h à 17 h au Carrefour

Jeudi 17 mars - Assemblée Générale du Carrefour à 18 h, à l’A.A.E.

Lundi 21 mars - Rencontre de Mr Jean Le Garrec - Sur les questions du logement - à 17 h à l’A.A.E.

Mardi 22 mars - Groupe de parole n° 1 de 14 h à 17 h au Carrefour

La triple peine sociale !

A écouter certains de nos échanges, on dirait que, pour quelques uns d’entre nous, si une personne vit dans la pauvreté, c’est qu’elle le veut bien. Nous suivons ainsi, sans en avoir vérifié la pertinence, le vieil adage suivant lequel : « qui veut, peut ». S’en suit alors, dans une logique apparente, le raisonnement suivant : cette personne est pauvre, c’est qu’elle en est responsable, alors c’est, qu’au fond, elle est irresponsable. Comment interpréter, par exemple, le droit que certains s’octroient de dire ce qui est bon à manger pour les personnes qui font appel à l’aide alimentaire des associations ? Comment interpréter la décision d’exclure du calcul du « reste à vivre » les dettes contractées ? Dans un cas comme dans l’autre, n’est-ce pas les considérer comme irresponsables ?

Non seulement la personne pauvre devrait accepter de dépendre des autres pour manger à sa faim, mais, en plus, elle se verrait déposséder du droit commun à tous d’apprécier ce qui est bon à manger pour elle. Comme cela ne semble pas suffire, elle devrait, encore en plus, subir le jugement de tel ou tel sur ce qu’elle a fait, en particulier les dettes qu’elle a contractées, voire qu’elle a été obligée de contracter ! Nous trouverions-nous ainsi devant ce qui ressemblerait bien à une triple peine sociale, infligée par ceux-là même qui désirent leur porter secours ?

Au nom de quoi ? Après quel jugement ? Et même s’il s’agissait d’un jugement, après quels débats contradictoires ? Si certains d’entre nous sont aujourd’hui dépendants des autres pour manger à leur faim, nous en portons collectivement et de façon solidaire, la responsabilité. Cette responsabilité est d’autant plus lourde à porter, que nous en observons très concrètement les effets sur les autres. Eux, comme nous, quoiqu’ils le veuillent, ne peuvent pas trop l’éviter.

Ce que réclament d’abord les personnes aidées par les associations, c’est la dignité et le respect. Nous en avons le témoignage tous les jours. Cette dignité et ce respect nous interdisent donc d’alourdir leurs difficultés en leur infligeant, sans discussion, nos propres appréciations.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

En direct du carrefour : Le Carrefour s’agrandit

Lorsqu’une association souhaite devenir membre du Carrefour, elle commence par recevoir une délégation du C.A. composée en général de trois de ses membres, avec laquelle elle s’entretient longuement. La délégation lit avec attention ses statuts et prend connaissance de ses activités. C’est après avoir écouté le rapport de cette délégation que le conseil d’administration du Carrefour se prononce finalement sur l’admission ou non de la nouvelle association.

Ainsi, au cours du dernier conseil d’administration, trois nouvelles associations ont fait l’objet d’un rapport et donc d’une réflexion collective : IMANI, « Les rues du monde » et l’AFEJI. Ces trois associations présentent des visages aussi diversifiés que ceux des membres actuels du Carrefour. IMANI développe depuis plusieurs dizaines d’année une solidarité concrète auprès des personnes venant des Comores, d’Afrique ou du Maghreb leur permettant accueil et intégration. « Les rues du monde » ont une vocation plus culturelle visant les plus démunis. Quant à l’AFEJI, structure professionnelle imposante, elle gère de nombreux services pour les personnes handicapées ou exclues. Le conseil d’administration est dans tous les cas attentifs à plusieurs éléments : la clarté et le sérieux de l’organisation de l’association, sa visée prioritaire de solidarité vis-à-vis des personnes pauvres ou exclues, la bonne compréhension de la vie du Carrefour, les capacités d’échange avec les autres associations. L’accueil fait par le C.A. à chacune des trois a été majoritairement positif. Toutefois, s’adaptant à chaque situation particulière, la décision finale a été différente d’une association à l’autre. Accueil immédiat pour IMANI, demande de confirmation de l’adhésion au Carrefour par sa prochaine assemblée générale pour « Les rues du monde ». Quant à l’AFEJI, la décision finale sera prise au cours du prochain C.A. Certaines associations ont en effet souhaité en discuter, avant, avec leur propre C.A..

Elus : On se bouscule

Comme nous vous l’annoncions dans notre dernière parution, Jean Le Garrec, député, a souhaité rencontrer les associations du Carrefour. Quarante personnes étaient au rendez-vous. Les échanges et les cas rapportés ont été très concrets. Pour l’essentiel, en effet, les associations ont cherché à montrer comment les lois, dans leur état actuel, soit ne résolvaient pas des problèmes vécus douloureusement par des personnes pauvres ou exclues socialement, soit leur compliquaient la vie. Nous vous rendrons compte plus précisément des échanges lors d’un prochain journal. Un nouveau rendez-vous a été pris pour parler des durs problèmes du logement.

Nous avons reçu une demande de rencontre à peu près identique de la part de Madame Sylvie Desmarescaux, sénatrice.

Nous allons avoir bientôt un agenda de quasi ministre… Mais à partir du moment où la parole des exclus peut avoir quelque chance d’être entendue et que ce soit suivi d’effets, on y est prêt. Chiche !

Il y a cent ans, Louise Michel

Nous profitons du centième anniversaire de la mort de l’inspiratrice de l’association du même nom pour rappeler succinctement ce qu’elle fut.

Petite institutrice de campagne, mettant en œuvre des pratiques pédagogiques innovantes pour l’époque, elle a rejoint Paris à 26 ans. Elle y continue son métier auprès des jeunes comme auprès des adultes. Elle y donne en effet des cours du soir dans une sorte d’université populaire. Elle est l’une des figures emblématiques de la Commune de Paris dans laquelle elle s’engage y manifestant solidarité concrète, conviction profonde dans la lutte pour la justice et la démocratie, et engagement jusqu’aux armes. Déportée en Nouvelle Calédonie, elle y fera preuve de sa curiosité scientifique comme botaniste-ethnologue et de son insatiable amour de la justice en apportant son soutien aux Canaques et à leur révolte. Militante jusqu’au bout de sa vie, elle meurt d’une pneumonie en 1905, alors qu’elle dénonce l’inanité de toute guerre. « Dites à vos enfants, que si on les envoie combattre leurs semblables », proclamait-elle un an avant de mourir, « ils mettent la crosse en l’air ».

Femme inclassable parce qu’indomptable, elle est le symbole de la lutte des femmes pour une société juste et sans exploitation.

En direct des associations : Louise Michel

Coordonnées :
Permanences assurées par Mada-me Adeline Viezez, monitrice éducatrice et Madame Chantal Foulon, assistante :

12 rue de la Maurienne - tél : 03 28 59 29 30
du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30

Résidence d’hébergement Louise La Fay :

59 rue du Fort Louis à Dunkerque

Conseil d’administration :

Présidente : Madame Yolande Bittner

Outre les militantes bénévoles et les salariées de l’association, on y trouve des représentants de :

- la C.A.O.
- le C.C.A.S. de Dunkerque
- Le PACT
- Rencontre
- La D.D.A.S.S.
- L’A.A.E.
- Le Carrefour des solidarités
- Les services sociaux du Département
- Les mairies de Dunkerque, Saint Pol sur mer, Loon Plage et Gravelines

Activités :

Accueil d’urgence des femmes, majeures, seules ou avec enfants en grande difficulté.

Tremplin pour un nouveau départ

L’association Louise Michel, presque quadragénaire, est notre découverte du mois. Visite.

Une vieille porte de garage en bois, rue du Fort Louis. Il faut montrer patte blanche au « parlophone » pour pouvoir pénétrer à l’intérieur. Une fois introduits et après avoir traversé un grand hall, nous pénétrons dans une grande salle à l’atmosphère paisible. A bien y regarder cependant, on découvre qu’il s’agit d’une ancienne chapelle coupée en deux. De l’autre côté de la porte coulissante on aperçoit encore les aménagements cultuels laissés en place. Adeline Vieziez, éducatrice spécialisée, nous y reçoit avec simplicité et enthousiasme.

« Ici se trouve l’une des deux activités principales de l’association Louise Michel », nous précise-t-elle. « Nous accueillons, avec Chantal Foulon, assistante, une première fois, puis ensuite, de façon régulière, au 12 rue de la Maurienne, les femmes seules avec parfois des enfants, sans ressources et sans hébergement, pour trouver avec chacune d’elles la meilleure solution à leurs problèmes. Ici, nous logeons de façon provisoire, celles pour lesquelles il n’a pas été trouvé d’autres solutions. » Fondée par quelques femmes militantes en 1978, l’association a en effet pour mission principale l’accueil d’urgence, le suivi social et l’aide administrative des femmes en grande difficulté. « Nous aidons ces femmes, victimes de circonstances les mettant en état de détresse morale et physique, à retrouver des conditions de vie normale, afin de recouvrer le plus rapidement possible leur dignité », nous rappellera plus tard, Yolande Bittner, l’actuelle présidente de l’association. Et cela se fait en collaboration étroite avec toutes les structures qui oeuvrent dans le domaine de l’urgence. On les retrouve d’ailleurs dans le conseil d’administration de l’association.

Arrivée dans l’association depuis six mois, Adeline est chargée de l’accueil et de l’animation au foyer de la rue du Fort Louis. Apparte-nant à l’association Rencontre, quinze chambres de ce foyer, permet-tant d’accueillir 15 adultes et 6 enfants au total, sur les 25 qu’il compte, sont en effet louées à Louise Michel. Des femmes, à partir de 18 ans, y sont accueillies pour une durée provisoire qui va de 1 jour à 1 an. Elles y sont logées et nourries, même si elles font leur propre cuisine collective. Sans ressources, il leur est alors aussi fourni ce qu’il faut pour l’hygiène ou pour le transport. « J’essaye d’abord de les écouter, puis de créer du lien, de participer à la résolution des conflits et de proposer des activités communes répondant à leurs besoins », nous raconte Adeline. Ces activités vont de la connaissance du droit à du théâtre en passant par de la couture. De plus, comme l’y oblige désormais la loi, l’association est en train de créer un conseil de la vie sociale des résidentes. Un grand soin est aussi apporté à la prise en charge des enfants, qu’ils soient scolarisés ou non. Ce n’est pas toujours simple d’aider les personnes à retrouver l’espoir et la dignité. Les assistantes sociales et leurs services

Echange de bon procédé. A l’initiative du Carrefour, les associations avaient présenté leurs actions et leurs interventions aux travailleurs sociaux du département et des C.C.A.S. A leur tour, ceux-ci se sont présentés au cours d’une réunion qui s’est tenue à la fin de l’année dernière.

Plus précisément, une responsable d’une Unité Territoriale de Prévention et d’Action Sociale (UTPAS, département), et des assistantes sociales de la Caisse Régionale d’Assurance Maladie (CRAM) ont présenté leurs différents services. Elles ont ainsi pu expliquer les missions qu’ils ont à charge de développer sur des territoires bien définis et avec des publics identifiés.

La responsable d’une Unité Territoriale a retracé le territoire géographique des 4 Unités Territoriales du territoire de Flandre maritime et les missions confiées à leurs services. Chaque Unité Territoriale assure un pilotage unifié des services de proximité se définissant en pôle d’intervention : la protection maternelle et infantile, l’aide sociale à l’enfance, le service social départemental. Le service de prévention santé est commun aux 4 unités territoriales.

La responsable de l’unité territoriale coordonne et anime l’ensemble des activités de l’unité. Ces unités territoriales dépendent de la Direction Territoriale de Flandres Maritimes qui représente le département dans la politique de la ville. Les assistantes sociales de la C.R.A.M. sont pour leur part une délégation locale du service social de la Caisse Régionale d’Assurance Maladie Nord-Picardie. Leurs interventions concernent les assurés du Régime Général de sécurité sociale. Leurs missions sont définies par la Caisse Nationale et concernent trois domaines : l’accès aux soins et le droit à la santé des personnes en situation de précarité, la prévention et la désinsertion professionnelle, la prévention et le traitement de la perte d’autonomie. Un service d’accueil se situe au niveau de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Dunkerque. Il oriente les personnes vers les Assistantes Sociales intervenant sur les différents secteurs. Elles peuvent se rendre au domicile du demandeur.

Les services sociaux qu’ils soient du département ou de la CRAM travaillent et développent des missions bien précises apportant une réponse de proximité et agissent avec le consentement des personnes et familles.

Leurs attentes envers les associations travaillant avec les publics en précarité ont été exprimées de façon très précise par les uns et les autres. Ils attendent des bénévoles des associations recevant ces publics, un travail de médiation vers leurs services respectifs.

Accompagner les personnes, leur faire retrouver le chemin de la citoyenneté, tout un programme que les associations ont la prétention justifiée de savoir faire et qui répond à l’attente de nos partenaires institutionnels. L’information réciproque réalisée au cours de ces échanges doit nous aider dans la constitution de réseau pour orienter efficacement.

Lundi 7 mars : distribution de produits d’hygiène, collectés par les jeunes de la mission locale de Gravelines/Bourbourg, à 14 heures, Salle de l’A.A.E. Nouvel horaire d’ouverture du dimanche, pour le Centre d’accueil de jour de l’Armée du Salut : de 9 h. à 15 h (au lieu de 11 h à 14 h)

Le dossier : Bilan des dépannages

Depuis deux ans, 7 associations membres du Carrefour des solidarités ont mis en place, avec les autres associations et les services d’aide sociale comme ceux dépendant de la commune (C.C.A.S.) ou du département (U.T.P.A.S.), un système de dépannage des personnes qui se trouvent en difficulté provisoire. Grâce au travail d’un bénévole, nous avons pu faire les statistiques de ce qui s’est passé en 2004. En voici les principaux résultats.

2 431 demandes de dépannage concernant 6 355 personnes dont 3 036 enfants

Comment rendre compte de tant de visages concrets bien connus des bénévoles qui les reçoivent. Les statistiques sont toujours un peu austères. Mais elles permettent de lever un peu le voile.

Plus de la moitié des foyers concernés (57 %) sont formés d’un adulte et d’un ou de plusieurs enfants. Près de 1 sur 10 d’entre eux sont salariés, mais n’ont pas de ressources suffisantes. Car l’essentiel de toutes les demandes (9 sur 10) sont formulées parce que les ressources du foyer ne leur permettent pas de faire face, de façon momentanée, aux besoins essentiels de ses membres. Leurs demandes portent très majoritairement sur l’alimentation (90 %). Parfois s’y ajoutent des demandes portant sur les vêtements ou sur d’autres produits de premières nécessités.

Demandes en augmentation ?

Difficile d’interpréter les chiffres. Sur l’ensemble de l’année, les demandes de dépannage ont augmenté d’un peu plus de 6 %. Ce n’est pas le cataclysme pourtant ressenti par la plupart des associations. On les comprend toutefois quand on s’aperçoit que pendant le premier semestre de l’année, les demandes ont connu une progression de 649 demandes supplémentaires par rapport à l’année précédente, soit 66 % de plus. Mais, pour des raisons aujourd’hui encore non identifiées, le deuxième semestre a vu une baisse à peu près du même ordre. Devant les appels lancés par les associations, ceux qui envoient les demandes de dépannage ont-ils changé d’attitude et durci leurs critères ? Mais alors, que sont devenues les personnes et les foyers qui, comme l’année dernière, auraient pu ou auraient dû être aidés ? Cela aurait-il concerné plus de 1 300 demandes non suivies d’effet comme l’indiquent les chiffres ?

Si les demandes de dépannage avaient connu au cours du second semestre 2004 la même progression qu’au cours du premier semestre, le cataclysme pressenti par les bénévoles des associations aurait bien eu lieu.

Les services publics principales sources des demandes

Ceux sont des services sociaux dépendant des communes ou du département que proviennent la plupart des demandes. Un peu moins de la moitié de celles-ci transitent par les U.T.P.A.S., dépendantes de la Direction territoriale du département du Nord. Une demande sur quatre continue à provenir des C.C.A.S., en baisse par rapport à 2003. Les autres proviennent soit de la C.A.O. (en nette augmenta-tion) soit des autres associations (en diminution).

Des interventions différemment réparties entre les associations

Les réponses apportées par les associations membres du Carrefour des solidarités sont inégalement réparties. Elles dépendent en effet des capacités concrètes de chacune, mais aussi de la politique d’intervention qui leur est propre. Compte tenu des circonstances et de l’augmentation importante des demandes constatée au cours du 1° semestre, certaines ont, par exemple, décidé de limiter leurs réponses à leurs strictes possibilités. D’autres, souvent par position de principe, n’ont voulu refuser aucune demande qui leur parvenait.

C’est ainsi que 2 demandes sur 3, en 2004, ont été reçues par l’A.J.S. (46 % des réponses apportées, en augmentation de 6% sur 2003) ou par la Croix Rouge (20 %, en augmentation de 33 %). Le Secours populaire, Emmaüs, Le Phare, Saint Vincent de Paul, l’Armée du Salut et le Carrefour se sont réparti les autres.

Comme l’aide alimentaire, les réponses au dépannage ont un coût financier pour les associations

Les associations ne mesurent ni leur capacité d’accueil ni leur peine pour accueillir les personnes qui ont besoin de dépannage et leur apporter ce qui leur manque. C’est le rôle qu’elles ont choisi d’assumer et elles y tiennent. Mais il est bon de rappeler que, pour faire face aux demandes de dépannage formulées majoritairement par les services publics, les associations puisent évidemment dans leurs capacités non seulement humaines et matérielles mais aussi financières. Ces capacités proviennent pour l’essentiel des différentes collectes dont elles prennent l’initiative, auprès des particuliers comme des entreprises, ou de la solidarité au sein de leur propre réseau associatif.

L’une de leurs sources principales est la banque alimentaire. Mais sait-on que toute aide apportée par celle-ci a un prix pour l’association qui la reçoit et que ce prix est proportionnel au nombre de part utilisées par elle ? Logique ? Il est nécessaire, pour la banque alimentaire, de faire face à ses propres coûts de transport et de gestion, en particulier de ses stocks. Ses comptes sont transparents à l’échelle nationale. On peut les consulter sur internet. Mais on peut aussi se demander s’il est totalement logique que la participation demandée soit strictement propor-tionnelle au nombre de parts utilisées. Plus on vous demande de l’aide, plus vous devez en avoir les moyens. Cherchez l’erreur !

Ce journal vous appartient. Vous pouvez y prendre la parole, réagir aux propos qui y sont tenus ou apporter des compléments d’information. Vous pouvez aussi nous proposer des idées de dossier.

Spécial AG du 17 mars 2005

à 18 heures, dans les locaux de l’A.A.E., 41 rue du Fort Louis.

complément

Vous avez tous été destinataires du numéro spécial consacré à la préparation de notre assemblée générale. Mais, lorsque nous l’avons bouclé, tout n’était pas encore connu. En particulier le Conseil d’administration préparatoire n’avait pas encore pu se réunir pour approuver les orientations qui seraient proposées pour l’année 2005 et approuver les comptes. C’est désormais chose faite. Ce complément vous en rend compte.

Orientations proposées pour 2005

Suivi de la loi de cohésion sociale

La place des usagers

La formation

Les partenaires

Les moyens

1° Assurer un suivi critique de la loi de cohésion sociale : emploi, logement, expulsion, coupures énergie et eau, migration des populations… Attention et témoignage sur les manques et leur évolution.

2° Faire participer les usagers aux différentes instances du Carrefour (commissions, ateliers, rencontres, etc.)

3° Aider les associations à donner à leurs usagers des lieux de parole en confrontant leurs différentes expériences associatives

4° Développer la formation des bénévoles comme des professionnels : mise en place d’un comité de pilotage, création des ateliers d’échanges et de découvertes, mise en place d’une évaluation partagée, journal, stages, etc.

5° Développer le maillage partenarial et associatif à l’échelle locale comme départementale ou régionale.

6° Rencontrer et débattre avec les élus : conseillers municipaux, adjoints et maires, conseillers généraux, sénateurs ou députés.

7° Faire aboutir le projet de convention avec les CCAS et l’étendre à la Direction territoriale du Conseil Général.

8° Remanier les statuts du Carrefour dans le respect de l’autonomie associative : création d’un collège « partenaires »

9° Développer les moyens humains et financiers du Carrefour : recherche de nouveaux financements, obtention de nouveaux locaux, etc.

Les comptes

Un résultat déficitaire

1° Malgré des efforts constants d’économie par rapport à l’année précédente (- 5 500 €), un résultat annuel déficitaire :

2° Les recettes espérées ont en effet diminué dans la même proportion :

L’aide légèrement accrue du conseil régional (+ 2 800 €), n’a pas réussi à contrebalancer la cessation du programme d’aide à la formation des bénévoles décidée par la D.D.A.S.S.. Appliquant la théorie de la jachère, les bénévoles devront-ils ne se former qu’une année sur 3 ?

3° En dehors des charges salariales auxquelles est consacré plus de 70 % du budget, l’utilisation de ce dernier se répartit de la façon suivante :

Le budget 2005 sera entièrement dépendant des décisions que prendront les différentes instances publiques :

Etat, Région, Département, Communauté Urbaine de Dunkerque, Communes et C.C.A.S.

Le fonctionnement démocratique du Carrefour : rappel

Le conseil d’administration du Carrefour, son organe de décision, est élu par l’assemblée générale suivant le principe : une association, une voix. Toutefois on a constitué quatre collèges dans chacun desquels sont élus quatre membres et quatre suppléants : le collège des associations constituées uniquement de bénévoles, celui des assos ayant de 1 à 10 salariés, celui des assos ayant plus de dix salariés, le collège des personnes qualifiées, constitué par décision des précédents conseils d’administration. Les associations sont ainsi représentées dans leur variété et aucun type d’association ne peut l’emporter sur les autres. De plus la personnes élue peut être soit un bénévole, soit un professionnel. C’était la moindre des choses pour une association qui se propose d’être un carrefour.

Le Carrefour des solidarités, c’est 16 associations

Plus de 800 bénévoles, plus de 500 professionnels et plusieurs milliers de citoyens pauvres.

L’A.A.E. (Association d’Action Educative), l’A.F.A.D. (Association d’aide familiale à domicile), l’A.J.S. le bon emploi de la solidarité, l’Armée du Salut, A.T.D. (Aide à toute détresse) Quart Monde, A.C.L. (Association Cité Liberté) Proxi Pol, Emmaüs, La Croix Rouge, le P.A.C.T. (Protection, amélioration, conservation, transformation de l’habitat), Le Phare, Puissances T, le Secours Populaire, les Restaurants du Cœur, Association Louise Michel, le Secours Catholique, la Société Saint Vincent de Paul.

Comité de rédaction : Christine Ammeloot, Jocelyne Bot, Thérèse Caulier, Isabelle Damiani, Jean-Marie Gueuret, Françoise Lavoisier, Pierre Morel, Pierre Mulliez 6-8 rue du Ponceau, 59140 Dunkerque - tél 03 28 63 70 40 - fax 03 28 63 70 60 - mail. chantiers@carrefourdessolidarites.org

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