Le journal n°44 - Janvier 2005
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Sommaire

- Je rêve…
- Carrefour 2005 : Agenda statutaire
- En direct des associations : Le Carrefour des solidarités
- Le café qui réveille !
- Une péniche pour Noël
- BONNE ANNEE !
- Le dossier : Rencontre avec les élus
- Les insatisfaits

Agenda

Mercredi 12 janvier - Bilan de la journée de refus de la misère au CCAS de Dunkerque à partir de 18 h

lundi 17 janvier - « les gestes qui sauvent » session d’AFPS organisé par la Croix Rouge - inscription au 03 28 66 74 92

Mardi 18 janvier - Groupe de parole dans les locaux du Carrefour à partir de 14 h

Les 24, 25, 27 et 28 janvier - Ateliers de l’info à Dunkerque - Maison des Associations - 77 rue de Soubise

Mardi 25 janvier - Rencontre des Présidents des associations du Carrefour - à partir de 11 h

Vendredi 28 janvier - Commission « aide alimentaire » au carrefour de 10 h à 12 h

Lundi 31 janvier - Réunion du bureau du Carrefour à partir de 18 h

Je rêve…

Organisatrices de la société civile, les associations rassemblent autour de la mise en œuvre de leurs projets : adhérents, usagers, administrateurs, salariés et bénévoles. Regroupées au sein du Carrefour des Solidarités, chacune avec son projet associatif et ses compétences, les associations proposent ensemble des solutions appropriées aux besoins des personnes. Innovatrices dans le domaine de l’action sociale comme dans l’engagement dans des missions de service public, elles savent agir dans un souci de prévention.

Proches des plus pauvres de nos concitoyens, elles sont convaincues de leur légitimité d’interpellation. Creuset idéal du développement de la vie démocratique, c‘est dans leurs structures que les plus pauvres devraient pouvoir faire entendre leurs voix, exprimer leurs besoins, dire leur honte d’être pauvres, de devoir faire appel à des aides, qu’elles soient publiques ou privées. Pourquoi ne pas envisager, d’ailleurs, qu’ils forment un nouveau collège au sein du Carrefour ?

Associer les moyens associatifs et publics, les confronter, aller au delà de l’aide nécessaire certes mais avilissante, créer des lieux de citoyenneté, imaginer des emplois accessibles, œuvrer à ce que chacun puisse se loger dignement, se nourrir sans devoir quémander une aide, faire en sorte que chaque individu puisse s’assumer et pourquoi pas se cultiver… Je rêve ? Et pourquoi pas. Chacun à sa place, nous pouvons faire reculer la misère : les services publics en assurant au mieux les missions qui leurs sont imparties, les associations en accompagnant les personnes, en recréant du lien, en agissant en médiateur.

Après la journée du refus de la misère, Bruno Mattei, professeur en philosophie à Lille, écrivait dans la Voix du Nord : « La misère, un choix politique, une violation des droits de l’homme ». « Si l’on retenait les critères européens qui définissent le seuil de la pauvreté, ce serait 12.5% de la population qui serait considérée dans la pauvreté. Et cela dans un pays qui est la quatrième puissance économique mondiale et qui, expliquent les économistes, pourrait, par redistribution solidaire et justice sociale, éponger la pauvreté ».

Soyons plus efficaces pour tenter d’enrayer la spirale de régression : la « misère consentie ». _ Thérèse Caulier, Présidente du Carrefour

Carrefour 2005 : Agenda statutaire

Prenez date dès maintenant pour les réunions statutaires du Carrefour :

- 31 janvier : Bureau
- 21 février : Conseil d’administration
- 17 mars : Assemblée Générale
- 4 avril : Conseil d’administration
- 7 avril : Bureau
- 27 juin : Conseil d’administration
- 19 septembre : Bureau
- 10 octobre : Conseil d’administration

N.B. toutes les réunions se tiennent à 18 h.

Les C.C.A.S. au carrefour

Le dernier conseil d’administration avait donné son accord pour que nous préparions d’une part une convention de partenariat avec les C.C.A.S. de notre agglomération qui seraient volontaires pour la signer et d’autre part pour les intégrer comme nouveau collège dans notre association.

Une première réunion de travail s’est tenue avec la direction du C.C.A.S. de Dunkerque. Nous y avons jeté les bases du projet de convention. Nous devons nous retrouver en janvier ( le 17 à 14 h) pour échanger nos premiers textes.

D’ici là, nous tenterons d’avancer dans un projet de changement de nos statuts.

Des projets de formation renouvelés

Une première réunion de travail nous a permis de jeter les bases des projets de formation organisés par le Carrefour en 2005. Il faut maintenant recueillir l’avis des différentes associations. C’est ce que nous comptons faire dans les semaines qui viennent. En voici une esquisse.

Nous vous proposons de retenir pour l’année qui commence trois formules possibles :

- les groupes de parole, tels qu’ils ont pu se dérouler jusqu’à maintenant, qui permettent d’échanger expériences et questions personnelles et collectives,
- les ateliers d’échange et de découverte. Il s’agirait là d’une adaptation de ce qu’est progressivement devenue l’ancienne commission « femmes, familles ». Chaque mois, un thème de travail, un invité ou une visite d’expérience, suivis d’un échange soit avec l’invité soit avec ceux et celles qui ont mené l’expérience visitée. Un rapport sur l’accueil de l’invité ou sur l’expérience visitée sera présenté à chaque fois dans le journal.
- Les modules de formation. De forme plus traditionnelle, ils permettront une sensibilisation ou un approfondissement sur un thème de travail. Parmi les thèmes évoqués, on trouve pour l’instant : les toxicomanies, l’organisation associative, la participation des usagers, etc. C’est en fonction du nombre de personnes intéressées que ces modules seront ou non organisés.

Ce journal est fait chaque mois par le comité de rédaction dont vous trouverez la composition en page 4. C’est ce comité qui en décide le contenu, qui rédige les articles et en assure la mise en page.

Si vous souhaitez passer une information ou que soit traité un sujet particulier, n’hésitez pas à joindre ce comité de rédaction au Carrefour ou l’un de ses membres, par mel ou téléphone. Il se réunit la dernière semaine de chaque mois pour construire le journal du mois suivant.

En direct des associations : Le Carrefour des solidarités

Un objectif : Promouvoir la citoyenneté et donc la dignité des personnes pauvres et dans le besoin.

Six types d’action :
- Alerter
- Coordonner
- Former
- Documenter
- Observer
- Conseiller

Les moyens d’action : Les commissions de travail, aide alimentaire, les personnes sans domicile, femme-familles

Les collectifs (avec d’autres partenaires) : l’eau et l’énergie sur Saint Pol, les immigrés de passage, etc.

Deux réunions par an entre les Présidents des associations membres,

Des stages de formation

Le journal

L’édition annuelle des statis-tiques de l’aide alimentaire

Un centre de documentation

Le café qui réveille !

Nous avons tenté un rendez-vous avec deux associations pour vous les présenter, sans résultat. Ce sera pour les mois suivants. Alors, si nous faisions un autoportrait du Carrefour que chacun croit connaître ?

En matière de carrefour, pour accéder aux locaux de l’association du même nom, vous êtes servi. D’où que vous veniez, il vous faudra traverser un flot quasi continu de véhicules à moteur. Ayant retrouvé votre sécurité, vous vous retrouvez face à l’Estaminet du cœur ou à la C.A.O., bien connus de ceux qui galèrent et qui ont besoin d’un peu de chaleur. Les locaux du Carrefour se trouvent au dessus. Deux bureaux, un couloir avec la photocopieuse et une salle de réunion, où vous pourrez trouver la documentation qui peut vous concerner. Couloir et salle de réunion sont partagés avec la C.A.O. Tout cela peut paraître un peu étroit. Mais le cœur y est large.

Vous y serez accueilli par Isabelle, la coordinatrice ou, plus récemment par une nouvelle venue, Stéphanie, ou encore par Jérôme, bénévole qui met provisoirement ses talents au service de la saisie des informations statistiques. Il n’est pas rare que vous y croisiez aussi Thérèse, la Présidente, qui passe régulièrement pour faire le point. Si c’est un lundi après-midi, vous y verrez aussi, Pierre et Jean-Marie, les Vice Présidents, Françoise, la trésorière et Jocelyne, la secrétaire. Chaque semaine ils s’y rencontrent pour prendre les décisions nécessaires à la vie de l’association.

Mais au fait, on dit que le Carrefour, c’est 16 associations et qu’en même temps, chacune des associations reste autonome. Alors à quoi ça sert ? « A mettre en commun, ce qui peut nous permettre d’être plus fort », répond Thérèse. « A 16, on est mieux entendu des pouvoirs publics. On peut aussi plus facilement se former, se connaître ou se documenter. On peut même se coordonner. Car, ce qui nous rassemble, c’est la personne ou la famille dans le besoin, la difficulté ou l’errance. »

Des problèmes ? « Notre diversité, c’est notre richesse, reprend Thérèse. Mais en même temps, c’est source de difficultés. Par exemple, nous avons mis l’accent, depuis deux ou trois ans, sur le service aux bénévoles des associations. Aujourd’hui, du coup, les professionnels ont plus de mal à voir à quoi leur sert le Carrefour. Ou encore, y aura-t-il toujours de la misère ? Ce n’est pas possible que tant de gens souffrent parce que notre société ne sait pas s’organiser pour éviter la pauvreté de certains. Il y a donc du travail politique à faire. Ce n’est pas à un réseau associatif de le faire, compte tenu justement de sa diversité. Mais il est clair que chacun le fait. Le désespoir n’est pas notre tasse de thé. Nous préférons le café qui réveille »

Une péniche pour Noël

La veillée de Noël et le jour de Noël, les personnes sans domicile, celles qui se retrouvaient seules et quelques bénévoles se sont retrouvées autour d’un repas.

Une soirée au chaud et de l’amitié autour de la table, ainsi pourrait se résumer cette initiative. Bien sûr, rien à voir avec les couleurs et la chaleur d’un toit à soi et d’une famille qui se réjouit avec vous. Mais à un moment comme les repas de Noël où toutes les structures d’accueil sont fermées, cette chaleur et cette amitié, la présence de groupes musicaux, c’était le jour et la nuit avec la froideur de la rue ou celle de la solitude. C’était cela l’essentiel pour les 70 personnes qui sont venues sur la péniche mosaïque le soir de Noël et pour les 50 autres du lendemain.

Après cela, dire que sans Roger, Jacques, Monique, Dominique, Isa-belle et tous les autres, rien n’aurait pu se passer, c’est presque du superflu. Pas pour eux, bien sûr, qui ont trimé à ce projet depuis plusieurs mois avec leurs cinq associations. Dire que le carrefour y a été un peu pour quelque chose, qu’est-ce que ça vaut à côté du sourire des participants ? Simplement, il faut aussi savoir se le dire quand on a fait son bouleau. Merci à tous.

BONNE ANNEE !

Pour ceux sans domicile fixe, et même sans abri ;
pour ceux qui, pour survivre, n’ont que le RMI ;
qui doivent, pour des papiers, à la Préfecture, faire la queue,
à l’ALE, pour un CES qu’il n’y a plus pour eux,
à Amitié Partage pour un colis alimentaire,

aux urgences pour leurs escarres à force de dormir par terre,
au 115 pour enfin une « mise sous abri » d’une nuit,
puis attendre le camion, qui les désigne, sous la pluie ;

bref passer leur vie à faire la queue pour subsister,
et chaque jour trouver la force de recommencer,

Pour ceux-là,

Donnez, vous tous, donnez pour donner,
pas d’argent, pas des indulgences la facilité :
du temps, vos bras, votre cœur, vos idées ;

au fait associatif rendez la légitimité,
pour moins de technocratie et une démocratie retrouvée,
pour la primauté de la finalité sur l’activité ;

donnez pour plus de citoyenneté,
pour l’expression des usagers,
pour les droits des usagés,
pour la solidarité mais avec dignité : respect !

Donnez une heure, un jour, une soirée,
même si un grain de sable vous n’apportez,
car sous la plage, il y a les pavés…

Que pour eux 2005 soit UNE BONNE ANNEE !

Patrick HERBECQ, bénévole

Le dossier : Rencontre avec les élus

Elus trouvés ? Depuis notre dernière assemblée générale, nous avions interpellé les élus des communes de notre agglomération pour entamer un vrai dialogue. La première réunion entre eux et les associations du Carrefour s’est enfin déroulée, il y a quelques semaines. Le dialogue s’est tenu. Finalement, avons-nous trouvé les élus que nous recherchions ?

Ils et elles étaient une petite dizaine d’élus. Nous étions une bonne quinzaine. Au début, on s’est cherché en exécutant quelques figures classiques. Les élus étaient venus pour écouter les associations, pas pour parler, fidèles en cela, disaient-ils, à leurs comportements ordinaires. Les associations, en ordre un peu dispersé malgré la préparation qu’elles avaient faite de la rencontre, se réfrénaient pour ne pas se lancer dans la critique des services publics et dans la revendication. Et puis, au fur et à mesure que le dialogue s’est noué, d’autres choses sont apparues.

Appel à la responsabilité Du côté des élus, on s’est montré particulièrement attentif à vouloir sortir de l’aide sociale classique. La solidarité continue aujourd’hui à être nécessaire. Mais elle doit quitter les réflexes de l’assistance, pour faire de plus en plus appel à la responsabilité des gens qui sont dans la difficulté. On ne rend pas service aux gens en leur apportant de façon systématique une aide, comme si cela était un droit. L’objectif principal est qu’ils deviennent acteurs responsables de leur propre vie. Les associations sont importantes parce qu’elles ont le contact direct avec les gens en difficulté. Mais, à la limite, leur but devrait être de disparaître, une fois chacun devenu citoyen responsable.

Les élus, c’est la règle, les associations, ce sont les gens Du côté des associations, on a tenté de faire comprendre que, même dans un monde parfait, élus et associations resteraient nécessaires, différents et complémentaires. La responsabilité des élus est de décider des règles collectives, en particulier ici, celles qui définissent les cas où la solidarité communale doit s’appliquer et sous quelles formes. Elle est aussi de les faire respecter. Ils ont d’ailleurs manifesté beaucoup d’attention, au cours de la réunion, aux quelques cas, marginaux, de détournement de la règle (les tournants et les dégourdis). Les associations sont, sous des formes très diverses, à côté ou avec les gens pauvres ou en difficulté. L’aide matérielle qu’elles apportent est le plus souvent secondaire. L’important, pour elles, c’est d’être avec ces gens, de les accompagner, de les aider à reprendre pied, en somme, de jouer un rôle de médiation entre elles et les pouvoirs ou services publics. Aucune règle ne peut être parfaite. Elle laisse toujours des trous dans lesquels se retrouvent certaines personnes. C’est aussi pourquoi les associations doivent constamment interpeller les élus au nom de ceux que la règle collective laisse sur la touche.

La parole des gens sur les élus L’un des moments forts de la réunion a été le témoignage apporté par un membre d’ATD sur ce que les gens pauvres disaient des élus. Les élus, disait-elle après eux, sont des gens inaccessibles. Ils ne nous connaissent pas. Quand on a la chance d’être reçu, on ne l’est pas toujours très bien. Ils ne se rendent pas compte qu’être pauvre, c’est souvent avoir peur et avoir honte. Parfois, on ne comprend pas bien ce qui est dit et pourquoi telle règle existe.

En revanche, ajoutait-elle, tout n’est pas négatif. Le travail fait à Saint Pol sur mer pour éviter les coupures d’eau ou l’établissement de la convention avec EDF à Dunkerque sont des pas très positifs.

Attention donc aux messages que votre parole d’élus véhicule, commenta-t-elle ensuite. La honte, c’est souvent dans ces paroles qu’on la trouve. Pourquoi auraient-ils honte d’une situation que la plupart n’ont pas voulu et qu’ils n’ont pas pu éviter ?

L’attente des bénévoles De leur côté, les bénévoles des associations ont exprimé par la bouche de l’un ou de l’autre, un certain nombre d’attentes. La première était celle d’une diminution des exigences administratives. Les personnes bénévoles se sont engagées pour mettre en œuvre une solidarité concrète, non pour crouler sous ce qu’elles estiment souvent comme de la paperasserie. La deuxième était celle d’une certaine reconnaissance de leur savoir faire. On n’a pas eu vraiment le temps de vérifier la pertinence de ces attentes et de préciser comment elles pourraient se traduire.

Les demandes de financement Discutant avec des responsables de finances publiques, on devait nécessairement arriver à discuter des formes et de la continuité de l’aide que les collectivités locales devaient apporter aux associations caritatives et humanitaires. Là encore, les questions ont été à peine esquissées. Tout juste a-t-on eu le temps de préciser que le Carrefour et les associations qui la composent ne sont pas assimilables en matière d’aide financière publique. Le Carrefour est un lieu de mutualisation de certains moyens : interpellation, formation, information, etc. En revanche, l’action sociale est toujours le fait des associations.

A se revoir ? Dialogue nécessaire. Mais dialogue trop bref. Les élus ont fait valoir le peu de temps dont ils pouvaient disposer compte tenu de leurs multiples responsabilités, voire de leurs propres engagements associatifs. Les associations en avaient trop à dire pour aller au fond de chacune des questions abordées. On a donc convenu de se revoir. L’engagement de tenir deux réunions annuelles a été pris de part et d’autre. A cela, pourra-t-on ajouter telle ou telle réunion sur des sujets plus précis ? Voir.

Les insatisfaits

Comme il est normal, certains n’ont pas été pleinement contents de cette rencontre. Qu’en ont-ils dit ?

« Pas assez direct ! ». « Ce n’est pas tous les jours qu’on a des élus en face de soi, il aurait fallu en profiter pour leur faire remonter nos questions, pour les interpeller ». « Nous nous débattons tous les jours dans des problèmes concrets. On n’en a pas parlé. » « Connaissent-ils leur métier ? Ce qu’ils ont dit est assez décevant sur leur niveau de réflexion. » « Le Carrefour serait-il devenu une association de bénévoles ? Si les professionnels avaient mené cette réunion, elle aurait été plus hard ! » « Les vrais élus n’étaient pas là ! » (N.D.L.R. : sans doute s’agit-il des élus à responsabilité nationale, députés ou sénateurs).

Il est vrai que la plupart des critiques viennent de professionnels, salariés d’un certain nombre d’associations. A travers elles, de vraies questions s’expriment tant sur le Carrefour que sur les élus et sur cette réunion. Nous tenterons d’y revenir dans nos prochaines parutions.

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