Le journal n°38 - Juin 2004
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Sommaire

- Agenda du Carrefour
- La Sécu et la santé des pauvres
- Savez-vous que ?
- Notre travail associatif ne fait-il pas partie du service public ?
- Pourquoi une telle discontinuité dans le soutien apporté par les institutions ?
- En direct des associations : Les conférences Saint Vincent de Paul :
- Les visiteurs du jour
- Annonces
- Du bonheur sur ordonnance
- Savez-vous que ?
- HEP ! ! ! Ce journal a besoin de vous !

Agenda du Carrefour

11 juin - réunion du collectif « eau » - de 9 h 15 à 11 h 15 à la maison des services de Saint Pol sur mer - Boulevard de l’Espérance

22 juin - formation au « guide de l’ambition associative » - organisée par l’URIOPS et animée par Mr Saïd Oumzil - de 14 h à 17 h dans les locaux de l’AAE - 41 rue du Fort Louis - à Dunkerque

23 juin - Conseil d’administration du Carrefour à partir de 18 h dans ses locaux

24 juin - Commission « les Sans domicile fixe » - de 14 h 30 à 17 h dans les locaux de l’AAE - 41 rue du Fort Louis

La Sécu et la santé des pauvres

Certaines associations et un certain nombre de partis politiques manifestent actuellement leur opposition aux projets du gouvernement de réforme de la sécurité sociale. Au Carrefour, notre point de vue est la santé des pauvres, ceux qui ont besoin le plus de la solidarité de tous. Nous y avons consacré une réunion de travail avec les associations. Ce qui nous importe, c’est de savoir si les questions que nous posons seront ou non résolues par les projets en discussion.

Même avec la C.M.U., nous savons que les soins auxquels il est quasi impossible d’accéder sont les soins dentaires ou ceux qui sont liés aux problèmes de vue. Y aura-t-il une évolution sur ce point ?

En dehors des médicaments, il y a des produits qui sont indispensables aux soins ou qui sont déterminants pour la santé : bandes, couches pour bébé, etc. Leur remboursement sera-t-il possible ?

Les barêmes actuels permettant l’accès à la C.M.U. laissent sur le carreau un certain nombre de familles. Leur revenu, bien que légèrement supérieur, ne leur laisse pas pour autant la possibilité de cotiser à une mutuelle. Ces barêmes seront-ils revus ?

Il existe actuellement la possibilité de créer des Permanences d’accès aux soins. Sur notre agglomération, elle se tient au C.H.R. Il serait indispensable d’avoir une permanence mobile. Cela aurait sans doute permis d’éviter les morts que nous avons eu à déplorer au cours de l’hiver dernier. Cela sera-t-il possible ?

La prévention, en matière de santé, est aussi importante que les soins. Nous constatons que peu de moyens y sont actuellement consacrés. Les nouveaux projets changeront-ils la situation ?

Savez-vous que ?

La présentation de la carte vitale aux pharmaciens n’est pas obligatoire pour obtenir vos médicaments. Ceux-ci peuvent vérifier par ordinateur auprès de la Sécu votre situation. Tout refus de leur part relèverait d’un délit de refus de vente. Invitation au débat

Le carrefour recherche élus

Lors de notre dernière assemblée générale nous avons reçu beaucoup de lettres d’excuses provenant d’élus qui regrettaient de ne pouvoir venir. Les quelques uns qui ont pris le soin d’y participer, nous les en remercions chaleureusement, nous ont dit ne pouvoir parler qu’en leur nom propre. Pourtant, nous avons besoin de travailler avec eux pour qu’ils nous comprennent mieux et pour que nous comprenions mieux leurs propres réflexions. Nous lançons l’idée d’une séance de travail qui leur serait entièrement consacrée. Elle pourrait avoir lieu en septembre prochain. Voici les questions nous voudrions aborder avec eux.

Notre travail associatif ne fait-il pas partie du service public ?

Le carrefour est composé de deux types d’associations : celles dont l’action est menée par des personnes bénévoles, celles dont le service est assuré pour l’essentiel par des professionnels salariés. Ces dernières sont facilement reconnues par les élus et les institutions publiques comme assumant une forme déléguée de service public. Cela est beaucoup moins évident pour les associations composées pour l’essentiel de bénévoles. Le caractère volontaire de leurs interventions, les intentions philosophiques ou religieuses qui rassemblent leurs mem-bres, leur façon de ne pas compter le temps qu’ils consa-crent à leurs activités carita-tives ou humanitaires et l’autonomie qu’ils revendi-quent à l’égard des institutions publiques ne permettent pas de les assimiler purement et simplement au service public. Il est vrai que leur logique est plutôt celle du don et de l’échange que celle du service.

De plus, elles n’entendent pas se substituer aux services publics reconnus auxquels elles renvoient volontiers les per-sonnes pauvres lorsque cela leur apparaît nécessaire. Il n’y a pas concurrence entre les ser-vices publics et les associations caritatives et humanitaires. Il y a complémentarité construite et constatée tous les jours.

Pourtant, le travail qu’elles accomplissent de solidarité concrète avec les personnes et les familles pauvres de notre collectivité ne doit-il pas être reconnu d’utilité publique et donc comme une forme spécifique de service public ? Cette reconnaissance ne peut venir que des institutions publiques.

Pourquoi une telle discontinuité dans le soutien apporté par les institutions ?

Le travail caritatif et humanitaire ne peut être entrepris à la petite semaine. Il demande du temps pour créer la confiance et de la constance pour accompagner les personnes et les familles en souffrance sociale. Les projets auxquels les associations s’attellent deman-dent souvent plusieurs années pour voir le jour. Un ou une bénévole doit, par son expérience et par un travail spécifique, se former. Or, face à ces nécessités de l’action, les institutions publiques répondent par une remise en question annuelle de l’aide financière qu’elles apportent. Nous savons pertinemment que l’obligation de l’annualité budgétaire est une fausse réponse. Les conventions pluriannuelles ont été inventées et expérimentée depuis longtemps. Pourquoi ne pas mettre en œuvre des conventions annuelles de délégation partielle de service public humanitaire ?

Ce journal est destiné à tous les membres bénévoles et professionnels des associations du Carrefour ainsi qu’à nos partenaires. Mais nous n’avons pas le budget pour imprimer, chaque mois, les 1500 exemplaires qui seraient nécessaires.

Diffusez le, photocopiez-le, distribuez-le autour de vous

En direct des associations : Les conférences Saint Vincent de Paul :

C’est :
- 65 bénévoles
- 145 familles aidées
- 100 familles visitées régulièrement

4 groupes :
- Rosendaël, Malo, Dunkerque (Saint Eloi), Dunkerque (Saint Martin)

- Une réunion mensuelle par groupe
- Une réunion mensuelle des présidents de chaque groupe
- Une réunion trimestrielle pour tous les bénévoles des 4 groupes

Un réseau départemental, national et international.

Contact :

Par l’intermédiaire des présidents de chacun des groupes :
Rosendaël : 03 28 63 93 41
Malo : 03 28 20 31 12
Dunkerque (St Eloi) :
03 28 63 21 63
Dunkerque (St Martin) :
03 28 24 31 13

Les visiteurs du jour

Notre visite mensuelle à une association membre du carrefour nous amène aujourd’hui à découvrir les conférences Saint Vincent de Paul.

Dans une ancienne boutique désaffectée, face à la splendide nouvelle maison de quartier de Rosendaël, Christine Joseph nous reçoit. Jeune présidente de la conférence rosendaëlienne et des quatre conférences dunkerquoises, elle a du mal à contenir son enthousiasme. Avec son franc parler, elle passe des mamans dont les nombreux enfants exigent une aide immédiate, les paquets de couches sont là pour en témoigner, à son équipe de 15 bénévoles dont les quelques « papys », anciens piliers de sa conférence, pour aboutir à la colonie de vacances et les difficultés rencontrées pour permettre à 12 enfants de faire leur premier voyage dans le sud.

Les conférences sont plus que centenaires. Comme leur nom ne permette pas de le savoir, sociétés de charité, elles ont été créées au moment de la révolution par un jeune homme, Frédéric Ozanam. Vincent de Paul, connu pour son action caritative, en particulier au moment des épidémies de peste, a été choisi comme référence. Conférence ? C’est parce que c’est aussi un mouvement spirituel. A chaque réunion, une par mois, il y a aussi un échange spirituel.

Leur mode d’intervention privilégié ? La visite. Aller rencontrer chez elles les personnes qui souffrent parce qu’elles sont pauvres. Parler, établir une relation de confiance, oser partager avec quelqu’un ses problèmes, parfois sa honte, souvent son désespoir, c’est aussi important, voire plus, que l’aide concrète et matérielle qui pourra être apportée.

Ca, c’est l’idéal du mouvement. Mais, parfois, les circonstances vous amènent à vous en éloigner. A Rosendaël, le groupe prenait de l’âge et avait réduit ses interventions à la distribution de colis. Maintenant, avec l’arrivée de quelques plus jeunes, les échanges autour d’un café dans le local deviennent la partie la plus importante de la relation qui s’établit. Les visites vont bientôt reprendre, comme dans les autres conférences. Il y a en effet quatre groupes sur Dunkerque, outre celui de Rosendaël, un à Malo et deux en centre ville. Là, les réunions mensuelles servent aussi à échanger sur les problèmes rencontrés dans les visites. Une façon comme une autre de se former à la relation.

L’avenir ? Intéresser des jeunes, chercher des personnes qui s’impliquent plus dans l’organisation des groupes et de la vie collective.

Annonces

20 juin
Loto organisé par ACL Proxipol

23 juin
en soirée débat sur « la solitude et la santé mentale » cf ci-joint

24 juin
toute la journée forum santé organisé par l’A.J.S.
(possibilité de contacter tous les partenaires de la santé)

30 juin à 19 h
Monsieur Tubiana Président national de la LDH animera un débat sur « la régression des droits de l’homme »
pour le lieu se renseigner auprès de la LDH-Dunkerque

Du bonheur sur ordonnance

La solitude : une souffrance, une destinée, un thème à la mode ? La coordination santé inter-associative vous invite à une fin d’après-midi consacrée à cette question

A partir de 17 heures
au studio 43 de la MJC Terre neuve
rue du Docteur Louis Lemaire à Dunkerque

Le déroulement en sera le suivant :

- lecture de textes sur la solitude par des membres de l’association Castalie
- Projection d’un court métrage : du bonheur par ordonnance, réalisé par des résidents de Centre d’Hébergement, des membres de l’association Castalie et l’école de la rue de la MJC-Terre Neuve.
- Conférences et débat sur « Solitude et santé mentale » avec Me Sarah Delat et Mr J.P. Geneviève du Centre Médico psychologique de Dunkerque, sur « la solitude : sommes-nous égaux ? » avec Mr P. Roberts, directeur de l’Arc en ciel.

Des mots et des images qui interpellent !

Savez-vous que ?

La ligue des droits de l’homme tient permanence tous les lundis de 9 h à 18 h 30 à la Maison de l’environnement.
Tél : 03 28 20 30 40

HEP ! ! ! Ce journal a besoin de vous !

Envoyez-nous un texte ou téléphonez-nous, nous passerons pour recueillir ce que vous avez envie de dire ou de montrer

Le Carrefour des solidarités, c’est :

Plus de 800 bénévoles, plus de 500 professionnels et plusieurs milliers de citoyens pauvres.

L’A.A.E. (Association d’Action Educative), l’A.F.A.D. (Association française d’aide à domicile), l’A.J.S. le bon emploi de la solidarité, l’Armée du Salut, A.T.D. (Aide à toute détresse) Quart Monde, A.C.L. (Association Cité Liberté) Proxi Pol, Emmaüs, La Croix Rouge, le P.A.C.T. (Protection, amélioration, conservation, transformation de l’habitat), Le Phare, le Secours Populaire, les Restaurants du Cœur, Association Louise Michel, le Secours Catholique, la Société Saint Vincent de Paul.

Comité de rédaction : Christine Ammeloot, Jocelyne Bot, Thérèse Caulier, Isabelle Damiani, Jean-Marie Gueuret, Françoise Lavoisier, Pierre Morel, Pierre Mulliez 6-8 rue du Ponceau, 59140 Dunkerque - tél 03 28 63 70 40 - fax 03 28 63 70 60 - e-mail : chantiers@carrefourdessolidarites.org

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