Le journal n° 97 - mai 2009

Sommaire

- Edito : Prendre du temps pour accueillir !
- Une nouvelle organisation pour le Carrefour des solidairtés
- Association Groupe Pascal
- La pensée du mois
- L’aide alimentaire régulière :premier bilan
- Parlons simple !
- Entendu, reçu, échangé : A propos d’épicerie sociale

PDF - 1.4 Mo
journal de mai 2009

Edito : Prendre du temps pour accueillir !

Nos projets associatifs et institutionnels mettent tous au premier rang de nos raisons d’être l’accueil des personnes qui vivent les plus grandes difficultés. Notre réseau associatif et institutionnel a pour raison d’être essentielle de permettre de mieux connaître les autres organisations. C’est-à-dire de les accueillir. Et pourtant notre expérience commune est celle des difficultés que chacun rencontre quand il s’agit de mettre en œuvre cet accueil.

Le rêve secret de beaucoup est que ceux que nous rencontrons nous soient totalement transparents à tel point qu’en un quart de seconde nous puissions les connaître et les comprendre. D’ailleurs, souvent, nous n’avons pas vraiment le temps de faire plus que d’apporter l’aide pour laquelle nous sommes interpellés. Il nous arrive même de projeter sur ces personnes des jugements a priori, puisés dans les clichés que nous baladons tous dans notre besace et qui nous permettent de ne pas trop se poser de question.

Si cela est souvent vrai à l’égard de personnes ou d’organisations qui partagent avec nous le même langage et la même culture, que dire de ces étranges étrangers qui ne parlent pas la même langue que nous ? Et même s’ils parlent la même langue ou que nous puissions trouver une langue commune, nous découvrons au fil du temps que leurs valeurs de référence semblent à mille lieux des nôtres. Nous mesurons d’ailleurs mal cette grande diversité qui existe entre nous. Nous mettons rarement en valeur les étonnements que tels ou tels comportements, évidents pour certains, suscitent chez les autres. Et quand nous le faisons ici dans le journal, par exemple, nous savons par les échos que nous recevons que nous en énervons plus d’un.

Alors ? Notre comité de rédaction souhaite partager avec vous, lecteurs, quelques convictions.

Notre première conviction, c’est que nos diversités sont intéressantes, qu’elles soient personnelles ou institutionnelles. Pour peu que nous voulions bien y consentir, elles sont sources de richesses, de découvertes et d’évolutions positives. C’est découvrir les solutions diverses qui sont apportées dans l’aide aux personnes qui vivent des difficultés. C’est aussi pouvoir être interrogé sur ses propres habitudes et en évaluer la pertinence par rapport à chacun des projets associatifs ou institutionnels. Ce qui est vrai pour nos organisations, l’est encore plus pour chacune des personnes qui en sont membres. La plupart des bénévoles et des salariés témoignent journellement que, si elles continuent leurs tâches par ailleurs éprouvantes humainement, c’est qu’elles reçoivent au centuple dans les échanges qu’elles occasionnent.

Notre deuxième conviction, c’est que, pour être au bout du compte positive, cette diversité demande du temps. Le temps de l’accueil justement… Ce n’est pas en un quart d’heure de réception ou de remise de telle ou telle aide qu’on peut prétendre avoir fait un minimum de connaissance qui permettra à un véritable échange de s’installer. Ce n’est pas en participant une fois par an à une assemblée générale qu’on pourra prétendre connaître les autres membres d’un réseau et s’enrichir des échanges qu’il permet. C’est le temps de l’apprivoisement si cher au Petit Prince de Saint Exupéry.

Notre troisième conviction, c’est qu’à force de ne plus prendre le temps de découvrir d’autres que soi-même, on perd la capacité de le faire. Cela demande donc d’en prévoir un exercice régulier et de ne rater aucune occasion de le faire.

Quand on vous disait que se connaître soi-même et connaître les autres, cela demande du temps.

Le comité de rédaction

Une nouvelle organisation pour le Carrefour des solidairtés

Le dernier conseil d’administration a mis au point une nouvelle organisation pour le Carrefour des solidarités. En voici le détail.

Bureau et répartition des responsabilités

Thérèse Caulier, présidente d’honneur : elle suivra plus particulièrement les travaux du collectif migrants et ceux concernant l’aide alimentaire et les questions de santé,
Jean-Marie Gueuret, président
Jean-Paul Besson, Vice Président : il suivra plus particulièrement les questions liées à l’urgence et aux personnes de la rue,
Pierre Mulliez, Vice Président : il suivra plus particulièrement les questions liées au développement du bénévolat et à l’amélioration de la connaissance mutuelle des membres de l’association.
Jocelyne Bot, secrétaire,
Janet Fernandez, trésorière,
Vincent Procko, trésorier adjoint.

Les différentes questions seront plus particulièrement suivies par les administrateurs suivants :

concernant les questions liées aux migrants, Madame Manuella Lavoisier,
concernant les questions liées à l’aide alimentaire, Madame Christine Joseph et Monsieur Michel Hérant,
concernant les questions liées aux problèmes de santé, Madame Yolande Bittner,
concernant les questions liées à l’urgence, il conviendra de désigner l’administrateur d’ici la prochaine réunion du conseil d’administration,
concernant les questions liées au développement du bénévolat et à la communication entre les membres, il conviendra de désigner l’administrateur d’ici la prochaine réunion du conseil d’administration.

Quelques nouveautés

la désignation, au sein du conseil, d’un délégué par collège chargé de réunir avec l’aide de l’équipe d’animation leur collège afin de recueillir leurs avis sur la marche du Carrefour des solidarités. Ces réunions par collège remplaceront celle de l’ensemble des Présidents aujourd’hui trop nombreux. Toutefois on veillera à ne pas les multiplier, le temps disponible des responsables étant relativement restreint.

La mise en place d’une réunion conviviale à un rythme trimestriel, sans ordre du jour particulier et qui pourrait se déplacer dans l’espace géographique de l’agglomération.

La remise en chantier de la plaquette imprimée de présentation de chacun des membres du réseau en complément indispensable des informations contenues sur le site du Carrefour des solidarités.

La désignation d’un délégué de chacun des collèges dans le comité de rédaction du journal, ce délégué pouvant ne pas être membre du conseil d’administration.

Trois fois par an, la rédaction en chef du journal sera assurée par l’un(e) des Président(e)s des associations ou institutions membres du Carrefour des solidarités. Ce rôle consiste à animer le comité de rédaction qui choisit les thèmes et les articles, ainsi qu’à rédiger l’éditorial.

Association Groupe Pascal

Comment mieux découvrir une association qu’en participant à son assemblée générale ? En l’invitant à venir se présenter lors de l’un des « ateliers Santé » organisé par le Carrefour. L’association Groupe Pascal a adhéré récemment au Carrefour des solidarités. Elle tenait son assemblée générale annuelle il y a peu et elle a participé au dernier atelier Santé. En voici quelques échos.

L’Assemblée générale a commencé par un « Quiz ». Vous savez, cette drôle de façon qu’on a maintenant d’appeler un jeu de questions-réponses. A travers ce jeu sont apparues progressivement les différentes facettes de l’activité de l’association : accueillir, accompagner, informer, documenter. Toutes ces activités, dans lesquelles bien des membres du Carrefour des solidarités pourraient se reconnaître, visent en fait principalement les personnes qui consomment des produits « psycho-actifs » : alcool, tabac, cannabis, d’autres produits comme l’héroïne ou l’ectasy, les produits de dopage. Elles visent enfin à réduire les risques supplémentaires que la consommation de ces produits peut entraîner, qu’ils soient liés à la pratique sexuelle, à l’Hépatite C, au SIDA, etc.

La consommation de tels produits, licites ou illicites, dont, très vite, on ne peut plus se passer, est le plus souvent liée à d’autres problèmes plus intimes ou en relation avec son propre environnement. C’est pourquoi la qualité de l’accueil est primordiale. « Accueillir, c’est créer les conditions d’une atmosphère conviviale pour favoriser une rencontre humaine singulière, » précise l’association dans son rapport. « C’est proposer un premier contact chaleureux, véritablement ouvert à la venue de la personne, et savoir lui consacrer suffisamment de temps. » « C’est pourquoi le groupe Pascal s’efforce d’apporter une écoute aux usagers, aux familles et à l’entourage afin qu’ils puissent aborder leurs soucis au quotidien, liés à la prise de produits psycho-actifs par eux ou par leur(s) proche(s), garantir l’anonymat, la confidentialité par un espace adapté et la gratuité, garantir un horaire adapté et un accès géographique facile. »

A partir de Gravelines, le Groupe Pascal rayonne ainsi sur l’ensemble de l’Ouest de notre agglomération et dans le monde rural.

L’enjeu, pour cette année, a été rappelé par Bernard Legrand, président, au cours de son intervention : devenir Centre de soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA). Dans la logique de ce que fait l’association, il s’agit d’une extension de ses activités vers l’accueil des personnes en difficulté en vue d’une évaluation médicale et psychologique et en vue de premiers soins. Cette reconnaissance, si elle était obtenue, permettrait d’obtenir des financements complémentaires à la hauteur de ces nouvelles activités.

C’est cette reconnaissance que vient d’obtenir l’association Michel (cf notre journal du mois dernier). Les autorités préfectorales reconnaîtront-elles l’utilité et la complémentarité de deux structures ayant la même vocation sur le territoire étendu de notre agglomération et de son pays rural ? Cette complémentarité est déjà effective dans les domaines de l’accueil, de l’accompagnement et de la prévention. C’est en tout cas ce que pensent bien plaider les élus, parlementaires et locaux, qui sont engagés auprès de l’association Groupe Pascal.

10 rue Pasteur
B.P. 6
59820 GRAVELINES

Tél : 03 28 51 83 83
Fax : 03 28 51 83 84

Email : groupepascal@wanadoo.fr

Site Internet : www.groupepascal.fr

Permanences du lundi au vendredi
De 9 h à 12 h, de 13 h à 17 h 30
Les mercredis et jeudis de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h. et sur rendez-vous

La pensée du mois

Demain est moins à découvrir qu’à inventer.
Gaston Berger

Le coin de l’observatoire

L’aide alimentaire régulière :premier bilan

Depuis plus de 10 ans, 6 associations, membres du Carrefour des solidarités, regroupent leurs informations sur l’aide alimentaire qu’elles pratiquent et sur les personnes qui viennent frapper à leur porte. Depuis septembre de l’année dernière, elles ont mené une nouvelle campagne d’inscription pour douze mois. En voici les premières indications.

Ces indications ne portent que sur les 873 premiers foyers inscrits regroupant près de 3000 personnes. Elles seront progressivement complétées au fur et à mesure que les dossiers seront centralisés. Les inscriptions se font en effet tout au long de l’année, les associations souhaitant privilégier leur intervention auprès de ceux qui sont le plus dans la nécessité et donc ne pas totalement remplir leurs capacités d’inscription dès les premiers mois de celle-ci.

Par rapport à l’année dernière plusieurs faits valent d’être notés.

Une augmentation manifeste des personnes se déclarant « au foyer » : 25 % cette année, soit une augmentation de plus 10 % par rapport à l’année dernière.

65 % des ménages inscrits ne vivent que des minima sociaux ou des prestations sociales. C’est dire que les ressources disponibles sont faibles. C’est ainsi que le « reste à vivre » moyen est de 8,69 € par jour et par unité de consommation, soit un peu moins de 3 € pour faire face aux besoins alimentaires. Plus de 6 % d’entre eux n’ont d’ailleurs plus rien.

Nous avons regardé si les ménages inscrits depuis plus de trois ans dans les associations (22,4 % des ménages inscrits) et les ménages nouvellement inscrits (29,4 %) étaient très différents. Alors que l’ensemble des caractéristiques sont sensiblement les mêmes, deux différences sont apparues. Les nouveaux inscrits ont un habitat plus précaire que les anciens (14,2 % des nouveaux inscrits,contre 3,1 % des plus anciens). Enfin les nouveaux inscrits sont majoritairement soit chômeurs non indemnisés (45,3 %) soit au foyer (35,9 %) alors que pour les ménages les plus anciens ces indications sont nettement inférieures (33,5 % et 24,7 %)

Nous avons pu, cette année, rassembler pour la première fois de nouvelles informations.

Ainsi 72 % des ménages qui se sont inscrits ont déclaré avoir l’intention de bénéficier des Restaurants du cœur. C’est donc de l’ordre de 2000 personnes qui bénéficient ainsi des Restaurants du cœur et de l’aide régulière des autres associations. Surtout en période d’hiver, ce qu’apportent les associations ne permet pas à beaucoup de manger tous les jours et le cumul avait donc été convenu comme possible.

De même, 32 % des ménages inscrits ont déclaré avoir reçu dans l’année écoulée une aide d’un C.C.A.S.

Parlons simple !

Avec leur ton persifleur et leur air de toujours savoir mieux que les autres, les intellectuels sont des empêcheurs de solidarité concrète. Pire, ils stérilisent la plupart du temps, par leurs interventions, les échanges d’expérience entre gens de terrain. C’est ce que pensent souvent et ce que disent plus rarement un certain nombre de personnes de notre réseau. D’autres ne pensent pas tout à fait les mêmes choses. Nous en avons discuté à quelques uns.

Léa : « Reconnaissez que les intellos sont des donneurs de leçons qui veulent toujours avoir raison. Ils sont sûrs d’eux. Ils ont tout vu et ont tout fait. Quoiqu’il arrive, ils savent mieux que quiconque. »

Pat : « C’est vrai. En réunion, lorsque tel ou tel est là, je me tais. On est à peu près sûr que, si on parle, on va être repris et ils auront au bout du compte toujours raison. Je n’ai pourtant pas ma langue dans ma poche, habituellement. »

Paul : « Est-ce que vous n’êtes pas en train de caricaturer la situation ? »

Pat : « Tu n’as pas l’air de t’en rendre compte. Pour moi, ce qui est important, c’est ce qu’on fait, pas ce qu’on dit. C’est ce qu’on ressent, pas ce qu’on pense. »

Léa : « Et en plus, les intellos, on a l’impression qu’ils jouent avec nous, quitte à en devenir presque méprisant et à vous blesser, sans forcément le vouloir. En fait, ils sont dans la pensée et se sentent peu à l’aise avec les émotions. Pourtant, compatir, ça fait bouger ? Non ? »

Paul : « Tu crois vraiment que c’est vivable de rester dans l’émotion ? Lorsqu’on vient en aide à quelqu’un et qu’il est en train de souffrir, si on se laisse emporter par son émotion, est-ce qu’on ne risque pas de faire des bêtises ? »

Léa : « Je reconnais que réfléchir, ça permet d’avancer et de dépasser l’aspect émotionnel ou uniquement subjectif. Mais pour autant, est-il indispensable d’utiliser un jargon souvent incompréhensible ? On dirait parfois qu’on a affaire à un spécialiste en médecine. Ils causent apparemment savamment. Mais on n’y comprend rien. »

Pat : « Regarde notre petit journal. Il y a parfois des mots complètement abstraits. Il faut que j’aille chercher dans le dictionnaire ce qu’ils veulent dire. J’appelle ça du manque de respect par rapport aux lecteurs. »

Paul : « Est-ce que ce ne serait pas le contraire qui serait vrai ? N’employer que les cent mots les plus utilisés, ce serait ne pas reconnaître la capacité de chacun à avancer dans la compréhension de sa vie ou de la réalité. »

Léa : « Tu ne m’enlèveras pas de l’idée, que pour ceux qui emploient ces mots abstraits, c’est aussi une façon pour eux de se protéger. Pour vivre et travailler avec les autres, ils devraient au contraire s’adapter à leurs interlocuteurs pour que le dialogue soit possible. »

Pat : « Oui, mais pourquoi ce serait à sens unique ? Je me rappelle ce que disait l’autre jour en réunion, une personne bénévole. Au début, ça a été un peu difficile et dur. Elle était remise en cause dans ce qu’elle croyait être ce qu’il fallait faire. Et puis, à force de discuter et, surtout, à force de voir la réalité de ceux qu’elle aidait de façon un peu différente, elle a été amenée à agir autrement. Mais elle avouait que ça a été long et parfois pénible. »

Léa : « Il n’empêche. Ce que les gens connaissent le mieux et ce dont ils ont plaisir à parler, c’est de leur expérience. Ils se retrouvent facilement dans le témoignage des autres sans avoir à passer nécessairement par un langage abstrait. Et en plus, ça crée souvent une véritable convivialité »

Paul : « Tu as raison. Mais n’as-tu pas l’impression qu’on risque vite de tourner en rond ? Le travail social a toujours besoin d’un peu plus d’objectivité et de confrontation à la réalité non seulement de ce que ressentent les gens qui sont dans la difficulté, mais aussi de ce que sont leurs difficultés. Pour les percevoir et, surtout, pour les comprendre, n’a-t-on pas besoin de prendre un peu de distance par rapport à ce qu’on vit tous les jours ? »

Pat : « Ouais ! Ce que je comprends, c’est qu’on n’est pas sorti de l’auberge. »

Entendu, reçu, échangé : A propos d’épicerie sociale

J’ai consulté votre site internet à propos de l’épicerie sociale. Nous sommes actuellement au début de l’élaboration du projet d’une épicerie sociale dans ma ville d’Auxonne (21). Pourriez vous me dire comment vous avez fait ? Choix du porteur, financement, définition et montage du projet..... Si vous ne pouvez me répondre, pourriez vous me donner les coordonnées d’un contact à joindre. Dans quelle ville êtes vous ? Nous sommes en Côte d’Or, si vous n’êtes pas trop loin, peut être pourrions nous rencontrer le responsable de la structure pour voir le fonctionnement.
Merci d’avance.
Corinne Compayré, Maire-adjoint Affaires sociales, logement

Emmaus avec Tabgha à Dunkerque peut apporter toutes informations quant au montage d’un projet d’épicerie sociale. Elle a désormais plusieurs années d’expérience. Vous pouvez aussi vous rapprocher de l’ANDES et de son président national, Guillaume Bapst, qui peut donner des conseils, et surtout se déplacer pour apporter toutes les infos pour le montage d’un projet de cet ordre. Les coordonnées internet du Président de l’ANDES : Bapst Guillaume, email guillaume.bapst@libertysurf.fr

Thérèse

Le conseil général de la Dordogne s’engage dans un réseau départemental d’épiceries solidaires

Pour accompagner les projets de création d’épiceries solidaires dans trois communes de l’agglomération périgourdine, le conseil général de la Dordogne a décidé de créer une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) avec une participation au capital à hauteur de 1.840 euros, soit l’équivalent de 92 parts sociales.

« La SCIC permet de faire des économies d’échelle et gèrera les stocks et les commandes. D’ailleurs les trois communes qui s’engagent dans la démarche souhaitent que leurs épiceries intègrent la SCIC », explique Daniel Feneau, conseiller économique du président du conseil général. Régie par le code du commerce, la société fonctionnera selon des principes coopératifs : libre adhésion, double qualité de sociétaire et d’usager, gestion démocratique avec le principe d’une personne=une voix.

Outre la possibilité d’offrir à des personnes en difficulté des tarifs préférentiels (entre 10 et 30% du prix du marché), les épiceries ont vocation à soutenir l’économie locale en donnant des débouchés à des jardins d’insertion et des producteurs locaux.

Les projets d’implantation d’épiceries de Périgueux, Boulazac et Coulounieix-Chamiers s’intègrent dans le cadre d’un contrat de cohésion urbain de cohésion sociale. Les résultats obtenus à l’issue d’une première phase expérimentale conditionneront le développement du réseau au niveau départemental.
Christiane Wanaverbecq Extrait de la Gazette des communes du 1/04/09

Documents joints

envoyer un commentaire

Accueil du Carrefour des Solidarités | Plan du site | Espace privé | Contacts | Liens | Partenaires | Espace Administrateurs
Le Carrefour des Solidarités - 15 rue de l’Ecluse de Bergues - 59140 Dunkerque - Tél. : 03 28 63 70 40 - Fax : 03 28 63 70 60 - Mél : chantiers@carrefourdessolidarites.org

Création : http://www.agence-e-dock.com