Le journal n° 96 - avril 2009

Sommaire

- L’édito : Etre disponible à tous
- Développer l’échange et la coopération
- Au tour des femmes (suite)
- Dernières nouvelles des Assises de la solidarité
- Pourquoi ont-ils besoin d’être dépannés ou le temps de…
- Je ne comprends rien aux comptes de mon association, que puis-je faire ?
- Entendu, reçu, échangé :
- Le nouveau conseil d’administration du Carrefour des solidarités

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avril 2009 - n° 96

L’édito : Etre disponible à tous

Le Carrefour des solidarités vient de tenir son assemblée générale annuelle. Une fois de plus nous avons pu constater la très grande variété de ses membres. Une fois de plus nous avons pu nous rendre compte que chacun formulait vis-à-vis de ce réseau une série d’attentes différentes. Chacune des attentes reflétait les questions qu’il se posait ou était lié au projet qu’il était en train de mener ou de construire.

Il n’y a pas à opposer ces différentes attentes qui sont toutes légitimes. Et pourtant, les uns et les autres nous nous prenons parfois à le faire. N’avons-nous pas entendu certains regretter qu’on parle trop des étrangers de passage sur notre territoire alors que pour le collectif d’associations qui les accompagnent on ne prend pas assez vite position ? Pour d’autres, l’aide alimentaire prend trop de place alors que les associations qui s’en occupent sont en pleine recherche d’une meilleure adaptation de leurs façons de faire aux véritables besoins des personnes qu’elles rencontrent. D’autres encore estiment que notre réseau ne se préoccupe pas suffisamment des bénévoles de base, comme ils disent, et ne leur apporte pas le minimum des ressources dont elles ont besoin dans un langage simple et clair. Face à cela, certains estiment que notre réseau n’est pas assez exigeant dans ses analyses de la situation et des besoins des personnes et laisse trop de place à la mise en valeur de la compassion. Pour ne rien dire de l’attente manifeste d’un certain nombre de C.C.A.S. qui viendrait s’opposer à celle des associations. Pour ne rien dire des thèmes d’action qui tiennent à cœur à certains et qui ne sont que rarement évoqués. Résultat ? Le sentiment parfois partagé par certains de ne plus se retrouver dans les multiples pistes que le Carrefour des solidarités ouvre ou mène. L’impression d’une dispersion ?

Pour l’équipe d’animation de notre réseau formée de salariées et de bénévoles, c’est la quadrature du cercle, c’est-à-dire un problème réel posé dont personne ne voit la solution. Et, en plus, les moyens propres au Carrefour des solidarités sont restreints et ne lui permettent donc pas de répondre correctement à toutes les sollicitations dont il fait l’objet.

Il n’y a pas de solutions simples. Le devoir du réseau que forme le Carrefour des solidarités est d’être disponible à chacun de ses membres et, à travers eux, à ceux qui souffrent. Nous allons donc à nouveau explorer les chemins suivants :

- établir avec le conseil d’administration des priorités d’action, fonction de l’urgence des problèmes vécus par les personnes dans la difficulté, de l’implication concrète des membres du Carrefour des solidarités et des capacités réelles que nos moyens permettent,
- expliquer le plus clairement possible ces choix à chacun de nos membres,
- multiplier les occasions d’échanges, de débats et de connaissances mutuelles.

Et puis, n’est-il pas bon de se rappeler ce que l’une d’entre nous a affirmé avec force au cours du débat de notre A.G. : « on ne s’implique dans le Carrefour des solidarités que lorsqu’on y plonge. Et c’est à ce moment là qu’il révèle tout son intérêt. »

Développer l’échange et la coopération

Tel a été le thème du débat mené au cours de notre assemblée générale. Plein d’idées à reprendre ou à méditer ensemble. Morceaux choisis.

« Il faut que le Carrefour crée les occasions où non seulement les dirigeants plus directement impliqués mais aussi les salariés et les bénévoles puissent se rencontrer. La préparation des Assises, l’année dernière, et les Assises elles-mêmes ont été une occasion formidable. Elles auront permis à beaucoup de participants de faire connaissance, de renouer un contact et de percevoir ce qu’était le Carrefour. Il faudrait en susciter d’autres. »

« Par ailleurs, il est nécessaire que dans chaque C.C.A.S. et dans chaque association les coopérations proposées par le Carrefour ne soient pas suivies toujours par la même personne. C’est en ce sens que j’avais demandé à ce que les suppléants puissent participer au conseil d’administration. Cela demande du temps de préparation dans chacune de nos organisations. D’où l’urgence de l’entreprendre. Cela demande, par exemple, qu’on prenne le temps d’expliquer ce qu’est le Carrefour et ce à quoi ça peut servir. »

« L’une des fonctions importantes du Carrefour des solidarités, c’est de permettre à chacun de connaître les ressources des autres pour pouvoir, en cas de besoin, faire appel à elles. On n’est pas capable de tout savoir et d’être pertinent sur tout. On a donc besoin de mutualiser nos moyens. Par exemple, la rubrique du journal où on pose des questions concrètes et où les réponses permettent d’améliorer ses connaissances tout en découvrant que telle autre association est plus à même d’apporter les réponses adéquates remplit bien cet te fonction. On n’échange pas suffisamment sur les offres de service de chacune des associations. »

« On a parfois besoin de travailler à plusieurs organisations qui ont des problèmes identiques. Par exemple entre C.C.A.S. de communes de petite taille. Nous l’avons fait et ça a été utile. Il serait bon de recommencer. Le Carrefour des solidarités peut y aider. C’est ce qu’il a fait pour la première réunion. Mais ce n’est pas toujours nécessaire et ce n’est pas pour cela que le réseau ne fonctionne pas. »

« C’est vrai aussi entre C.C.A.S. et associations. Nous sommes en train de confronter, par exemple sur Saint Pol sur mer, nos pratiques et nos barèmes d’accès à l’aide alimentaire entre le réseau associatif et le C.C.A.S. Mais c’est aussi parce que nous avons pris l’habitude depuis plusieurs années de travailler ensemble sur les questions de l’eau. »

« Ce qui me paraît clair, c’est qu’on ne s’implique dans le Carrefour des solidarités que lorsqu’on y plonge. Et c’est à ce moment là qu’il révèle tout son intérêt. »

« Si vous n’avez pas les moyens humains vous permettant d’organiser chaque année des Assises de la solidarité, pourquoi ne pas envisager de faire quelque chose de plus court, comme une conférence ou une demie journée de travail pour faire le point ? »

Idées lancées dans le cadre du rapport d’orientation

Prévoir une ou deux réunions dans l’année où le conseil d’administration se ferait sous la forme d’un échange ouvert à partir des questions posées par les membres ?

Visite par l’équipe d’animation tous les mois, voire parfois par le conseil d’administration, de l’un des membres du Carrefour des solidarités.

Faire de l’une et de l’autre initiative un rapport circonstancié dans le journal.

Au tour des femmes (suite)

La manifestation organisée par six associations pour mettre en valeur des parcours de femmes et ce qu’elles avaient pu trouver dans ces associations s’est déroulée le 20 mars dernier. Quelques échos.

Ils étaient une quarantaine de personnes à s’être rassemblé dans la grande salle de la maison de vie associative de Dunkerque, au Jeu de mail. L’idée avait germé dans la tête des responsables de l’A.S.F.I., d’IMANI, d’A.C.L.-proxipol, de LUGOVA, des artisans du monde et du Centre d’information pour les femmes et la famille (C.I.D.F.). Fêter à leur façon la journée et le mois de la femme en donnant la parole à celles qui ont rarement, voire jamais, le droit de dire ce qu’elles ont sur le cœur.

Le cheminement est souvent le même. Une catastrophe de santé, une grosse difficulté dans le couple, une perte d’emploi ou une recherche vaine du premier travail, ou encore plus simplement encore l’isolement et la non reconnaissance des autres parce qu’on vient d’un pays lointain ou d’une culture différente. La volonté de ne pas se laisser couler. La rencontre d’une main tendue, voire d’un sourire accueillant. Alors commence le long cheminement de la reconstruction de soi. Parce qu’on est avec d’autres, l’espoir de s’en sortir commence à revenir. On n’avait jamais rédigé de C.V. et celui-ci commence à prendre forme. On avait toujours rêvé de partir avec les enfants en vacances et le projet commence à s’esquisser. On n’a jamais eu le sou pour se faire belle et avec un bout de chiffon on s’aperçoit qu’on peut se coudre de beaux atours. On se forme. On se renforce mutuellement. Le sourire revient. Les éclats de rire fusent. On en arrive même à oser prendre la parole en public. « Ça ne m’était jamais arrivé » a glissé l’une d’entre elles. Et au bout de tout cela, non seulement elles ont retrouvé leur joie de vivre, mais elles créent leurs propres associations pour elles, mais aussi parfois pour plus malheureuses qu’elles.

« C’est aussi important pour celles qui témoignent que pour ceux qui écoutent » ont remarqué deux responsables associatives. « Il fallait commencer. Et même si, malgré la communication faite sur cette manifestation, il n’y a pas encore eu foule, on fera mieux la prochaine fois » ont-elles conclu. « Mais, s’il y avait eu foule », a rajouté finalement celle qui avait témoigné spontanément, « je ne suis pas sûr que j’aurais osé parler. »

Jean-Marie Gueuret

La décision des Restos du coeur

Nous avons reçu, quelques jours avant notre assemblée générale, un courrier des Restos du cœur nous faisant part de la décision de son conseil d’administration de ne plus adhérer à notre réseau. De la rencontre restreinte que nous avons eu, quelques jours après, avec leur administratrice provisoire, il ressort que la raison essentielle en est le sentiment de ce conseil d’administration de ne pas avoir la force ni la volonté de coopérer au sein de notre réseau. Il s’agit donc plus de prendre un temps de recul nécessaire en vue de redéfinir cette coopération. Nous respectons cette décision. Mais nous regrettons qu’elle se traduise dans un premier temps par le retrait de cette association au moment même où la coordination entre associations pratiquant l’aide alimentaire devenait de plus en plus urgente. Nous lui avons proposé cependant que nos deux conseils d’administration se rencontrent dans le but de mieux comprendre cette décision. Nous vous tiendrons au courant.

Dernières nouvelles des Assises de la solidarité

Associations et partenaires s’organisent progressivement pour apporter une suite aux décisions que nous avions prises ensemble. Nous ferons un point plus exhaustif en la matière le mois prochain. Dès maintenant nous vous donnons quelques informations sur la manière dont le Conseil de développement durable de l’agglomération dunkerquoise et la direction territoriale de l’action sociale du département comptent s’impliquer. Mais d’autres partenaires se sont aussi manifestés et ont précisé comment ils entendaient poursuivre le travail en commun : la Caisse d’Allocations familiales, Entreprendre ensemble, la Maison de la promotion de la santé de Dunkerque et le Centre de Santé de Grande Synthe.

Le conseil de développement durable de l’agglomération dunkerquoise interpellé sur cette question par le Président de la Communauté Urbaine vient de décider d’assurer l’animation du travail commun sur quatre questions :

- comment lutter contre les discriminations à l’embauche ?
- comment rendre transparent le processus d’attribution des logements sociaux ?
- l’accueil des personnes étrangères migrantes de passage sur notre territoire.
- Comment assurer l’accès à l’énergie pour tous, quelles que soient ses ressources ?

L’animation de ce travail sera assurée par chacune des commissions qui le composent. Les séances de travail seront bien évidemment ouvertes à tous ceux qui travaillent ou qui sont concernés par ces différentes questions.

De son côté, la direction territoriale de l’action sociale du département nous a informé des questions sur lesquelles ses membres entendaient s’impliquer et donc participer au travail commun. Il s’agit de :

- mise en place d’ateliers de travail social,
- les relations entre usagers et services (adulte référent, etc.)
- coordination des secours entre services et associations,
- les bonnes pratiques de moindre consommation d’eau et d’énergie,
- informations et recours concernant le logement,
- accès à la mobilité pour les personnes en insertion,
- coordination entre services et associations sur les questions de santé,
- mise en place d’un observatoire de la pauvreté.

Pourquoi ont-ils besoin d’être dépannés ou le temps de…

Nous vous l’indiquions le mois dernier. Les 6 associations, membres du Carrefour des solidarités, qui ont accepté de rassembler leurs informations sur leurs activités de dépannage alimentaire ont fait face en 2008 à 2 272 demandes concernant un total de 6 131 personnes. Nous avons poussé un peu plus loin nos investigations et étudié les raisons pour lesquelles ces personnes ont été acculées à demander une telle aide. Temps administratif pour instruire les demandes d’aide et ruptures dans la vie des demandeurs en sont les principales causes.

Dans 55 % des cas, c’est le temps de l’administration qui est en cause. Il n’était que de 36 % l’année dernière. Les personnes concernées sont sans ressources immédiates pour manger parce que l’administration doit, par nécessité ou, parfois, par manque d’organisation, prendre le temps nécessaire à l’instruction de la demande d’aide.

- dans 16,5 % des cas, c’est la Caisse d’allocations familiales qui est concernée,
- dans 23,4 % des cas, ce sont les services du Conseil Général qui sont concernés,
- dans 20,2 % des cas, ce sont les ASSEDIC, ou le Pôle emploi comme ils s’appellent aujourd’hui,
- dans 3,7 % des cas, il s’agit de la C.P.A.M.

Au total, c’est de l’ordre de 3 400 personnes qui ont dû avoir recours dans ce cas à l’aide associative.

Il est important qu’on se comprenne bien. Nous n’avons aucunement ici l’intention de mettre en cause les services de ces différentes administrations. Parfois, les personnes concernées viennent trouver tel ou tel service au dernier moment, en désespoir de cause. Elles ne réalisent pas elles-mêmes qu’entre une demande d’aide et son attribution, il y a un temps nécessaire pour instruire la conformité de l’aide aux règles qui la régissent, puis pour la mettre en œuvre. En revanche, il est moins compréhensible que pour passer d’une administration à l’autre, comme la fin de droits ASSEDIC au R.M.I., il y ait un temps mort quasi organisé pendant lequel les personnes concernées peuvent se retrouver réellement sans ressource.

De l’analyse des causes que nous avons pu faire, il ressort en effet deux manques manifestes :

- une organisation efficace de la passation d’un droit dans un service à celui d’un autre droit dans un autre service ou une autre administration,
- une organisation d’urgence pour faire face au temps nécessaire d’instruction par le service concerné.

Pour être complet, nous devrions sans doute évoquer aussi le manque d’effectifs qu’a pu connaître tel ou tel service au cours de l’année qui vient de se dérouler, certains transferts de compétence qui créent des temps de latence, certaines erreurs d’organisation, de manque d’anticipation ou encore la volonté apparemment politique d’amoindrir le service public.

Au-delà des chiffres, nous continuons à penser qu’il n’est pas normal que la solidarité civile, associative, doive se substituer à la solidarité civique, aides publiques, sans que les responsables publics y contribuent. Il n’y a aucune fatalité à cela.

Dans 33 % des cas, les personnes concernées viennent de vivre une rupture imprévue dans leur vie. Nous savons tous que lorsqu’on a un budget serré, tout imprévu, maladie, perte d’emploi, rupture conjugale, déménagement, etc. vous déstabilise au point de ne plus avoir les ressources nécessaires pour faire face à la vie quotidienne. La solidarité associative trouve là, momentanément, tout son sens.

Dans 11 % des cas, les informations reçues sont telles qu’il est difficile d’apprécier les raisons qui ont amené à la demande de dépannage.

Je ne comprends rien aux comptes de mon association, que puis-je faire ?

Telle est bien la question que se pose la plupart des membres d’une association au moment de son Assemblée générale. Au mieux on fait semblant de s’y intéresser. Au pire, on continue la conversation avec son voisin. N’y aurait-il rien à faire ?

Il ne faut pas être comptable pour savoir gérer son budget. Chacun le fait pour son compte personnel. Parfois il y a des ratés et on se retrouve dans le rouge. Mais régulièrement, on fait le point pour éviter justement ces ratés. C’est la raison essentielle de la présentation des comptes tous les ans à l’Assemblée générale. Plutôt que de tenter vainement de comprendre les méandres parfois obscurs de la comptabilité, n’est-il pas préférable de se poser les trois ou quatre questions de base suivantes ?

Qu’est-ce ça dit ?

Nous savons tous que notre santé est quelque chose de complexe. Mais le plus souvent, on a deux repères. Le premier est immédiatement à notre portée. Est-ce que je souffre ou est-ce que je me sens diminué dans mes capacités ? Si les comptes de l’année d’une association sont en déficit (plus de dépenses que de ressources), il y a souffrance. Si la totalité des ressources est en diminution d’une année sur l’autre, c’est que les capacités de l’association ont diminuées. Voilà deux chiffres à repérer ou à demander qui vous permettront de comprendre l’état de santé de votre association.

Sauf que, parfois, on a besoin d’aller voir un médecin pour en savoir plus ou pour se rassurer. Si c’est un bon médecin, il vous permettra de comprendre ce qui se passe. Dans une association, c’est le rôle du trésorier, médecin généraliste, mais aussi du commissaire au compte, médecin spécialiste. Dans un cas comme dans l’autre, si vous ave le sentiment de ne rien comprendre à ce qu’ils disent, ce n’est pas parce que vous êtes idiot ou incompétent, c’est qu’ils ne savent pas vous expliquer. A vous d’en tirer les conséquences.

Toutes les dépenses sont-elles justifiées ?

Faire des économies est une question que vous vous posez sans doute régulièrement. Pour une association, c’est vrai aussi. Mais c’est plus difficile à comprendre. Si vous avez un doute sur l’intérêt de telle ou telle dépense, vous avez le droit de poser la question en Assemblée générale. Sinon, faites confiance à votre conseil d’administration ou à vos salariés dont l’un des rôles est de chasser les gaspis.

Doit-on craindre pour l’année prochaine ?

Aura-t-on assez de ressources pour vivre ? Normalement, votre trésorier doit vous donner les éléments pour répondre à cette question. Vous, vous pouvez disposer d’un salaire ou d’une retraite (fruits de votre activité présente ou passée) ou d’allocations (aides publiques). N’oubliez pas que les ressources d’une association ont en général trois origines : les ressources provenant de ses adhérents (cotisations), celles provenant de ses activités ou celles provenant d’aide publique (subventions). Pour le reste, c’est à votre trésorier de vous éclairer sur les risques raisonnables que l’association doit prendre pour continuer à vivre.

En cas de coup dur, peut-on faire face ?

Dans la mesure de vos possibilités, et parfois ce n’est guère possible, vous avez mis un peu d’argent de côté pour faire face en cas de coup dur : maladie, perte d’emploi, etc. Pour une association, le coup dur c’est de devoir se séparer d’un salarié parce que la subvention espérée n’a pas été attribuée par exemple. Mais c’est le plus souvent devoir cesser ses activités. Dans tous les cas, c’est l’une des fonctions essentielles des réserves. Normalement une association doit avoir suffisamment de réserves pour que, si elle cesse son activité, elle puisse rembourser ses dettes éventuelles et, surtout, licencier ses salariés en respectant leurs droits.

Les réserves ont aussi d’autres utilités moins dramatiques heureusement. Elles permettent de continuer à vivre en attendant le versement d’une subvention. Les aides publiques sont le plus souvent en retard sur ce qu’elles sont supposées financer. Elles permettent aussi de construire de nouveaux projets. A votre trésorier de vous dire si les réserves de l’association sont suffisantes pour remplir ces trois fonctions.

Si votre trésorier par son exposé vous a permis de répondre à toutes ces questions, alors vous pouvez voter sans autre problème le rapport financier de votre association. Sinon, à vous de voir.

Entendu, reçu, échangé :

J’ai commencé une procédure de surendettement et mes créanciers continuent à me harceler. A partir de quel moment pendant la procédure de surendettement n’est-on plus tenu à rembourser immédiatement ses dettes ?

Vous avez constitué un dossier que vous avez déposé. Il doit passer en commission. Cette commission doit dire si votre dossier est recevable, c’est-à-dire éligible à la procédure de surendettement. Il faut en général à peu prés 1 mois et demi à partir du dépôt de dossier complet. Dans l’attente, la Banque de France conseille aux personnes de payer en priorité leur loyer et leurs charges et de continuer à donner ce qu’ils peuvent aux créanciers même si ce n’est que 10 euros. Pour les familles en grande difficulté qui n’ont plus aucun moyen de remboursement, la Banque de France fait une attestation de dépôt de dossier pour informer les créanciers. Mais la Banque de France ne fera rien de plus avant le passage en commission et la décision de recevabilité du dossier. N’oubliez surtout pas de mentionner tous vos créanciers dans le dossier que vous avez déposé, même votre abonnement au câble.

Peut-on se protéger de la relance des huissiers et des créanciers ?

Oui, en entamant une procédure de surendettement. Renseignez-vous auprès de votre assistante sociale, de votre C.C.A.S. ou d’une association. Mais cela ne suffit pas dans un premier temps. L’important, c’est de montrer votre bonne foi, c’est-à-dire votre volonté de trouver une solution. La seule preuve que vous puissiez alors donner, c’est de verser une petite somme à la mesure de vos possibilités réelles. Au besoin, votre C.C.A.S. ou une association peuvent vous y aider aussi.

Le nouveau conseil d’administration du Carrefour des solidarités

Notre nouveau conseil d’administration est désormais composé de :

Collège n° 1 : J. Bot d’A.C.L., J. Fernandez de l’A.A.E et V. Procko du PACT

Collège n° 2 : J.P. Besson de la Congrégation de l’Armée du salut, Y. Bittner de l’assocation Louise Michel, M. Delapierre de la Croix Rouge et S. Dejonckère d’Emmaüs

Collège n° 3 : M. Hérant du Phare, C. Joseph de St Vincent de Paul et B. Turicki d’ATD Quart monde

Collège n° 4 : T. Caulier, J.M. Gueuret, M. Lavoisier, P. Mulliez

Collège n° 5 : F. Baert du C.C.A.S. de Dunkerque, C. Hanon de Saint Pol sur mer, J.P. Merlen de Gravelines et H. Zerrif de Leffrinckoucke

Les nouvelles proposées par les associations

La pensée du mois :

« Pour apprendre quelque chose aux gens,
il faut mélanger ce qu’ils connaissent avec ce qu’ils ignorent. »
Pablo Picasso

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