Le journal n° 94 - Février 2009

Sommaire

- Faire avec…
- Construire la suite des Assises
- En avant pour l’aventure
- Le trophée des locataires : une maison relais
- La participation des familles (suite)
- Le petit journal du Carrefour des solidarités
- Entendu, reçu, échangé

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journal de février 2009

Faire avec…

Au cours de l’une des premières réunions de préparation des Assises, une participante, parlant de l’accueil, exprimait sa conviction que pour accueillir une personne, il faut savoir quel service on peut lui rendre pour l’accompagner dans son parcours personnel, l’aider à se développer avec ses propres ressources.

Alors que nous sommes en train de nous organiser au sein du réseau que constitue le Carrefour pour imaginer et mettre en œuvre les solutions de nature à répondre aux projets retenus, on s’aperçoit combien cette réflexion est pertinente, qu’elle dépasse la seule fonction de l’accueil des personnes, et s’applique à toutes les actions de solidarité retenues.

En effet, qu’il s’agisse,
D’accueillir les personnes,
De faciliter des relations entre les usagers, les salariés ou les bénévoles des structures ou des associations,
D’adapter aux besoins et de sécuriser l’aide alimentaire, tant qu’elle restera nécessaire,
De favoriser l’usage économe de l’eau, de l’énergie,
De mieux détecter et prendre en charge les problèmes de santé, d’emploi, de formation professionnelle,
D’améliorer la coordination entre les collectivités territoriales, notamment entre les CCAS,
De mieux connaître les situations de pauvreté, en termes qualitatifs et quantitatifs,

dans toutes ces propositions il apparaît que l’objectif n’est pas tant pour les responsables des structures de décider seuls de ce qu’il convient de faire pour les usagers, que de « faire avec » eux, de comprendre ensemble les problèmes, d’imaginer ensemble les solutions adaptées aux besoins et aux ressources disponibles, celles des personnes, celles des structures.

Ceci passe par des changements profonds. Il s’agit non seulement de changer le regard réciproque porté par les partenaires sur les situations, mais aussi d’accepter des points de vue différents, d’envisager des modalités de fonctionnement différentes, des exigences de compétence, d’adaptation.

Les fils conducteur de ces changements sont le dialogue, l’écoute, l’ouverture à l’autre, et … la volonté de les faire.

Ceci est vrai au niveau des relations individuelles, mais tout autant en ce qui concerne les structures qui composent notre réseau ou en sont des partenaires.

On perçoit bien le rôle du Carrefour dans cette démarche : ne pas faire à la place des structures, mais « faire avec » elles, en étant à leur service notamment pour faciliter les rencontres, les échanges et la circulation des informations.

Le comité de rédaction

Construire la suite des Assises

Les assises de la solidarité locale n’auront été une réussite que si les décisions qui y ont été prises par l’ensemble des participants sont suivies d’effet. Encore faut-il trouver les bonnes méthodes de travail pour mener à leur terme les actions retenues. Voici où nous en sommes.

Une méthode pour chaque action retenue

Chacune des actions retenues n’a pas atteint le même degré de maturité. Certaines sont déjà en cours avec leur propre organisation. Par exemple, la recherche des conditions d’accueil des personnes migrantes de passage sur notre territoire a fait l’objet, ces dernières semaines, de mises en œuvre, de négociations ou de prises de position. Un collectif d’associations s’est mis en place bien avant la tenue des Assises.

D’autres vont demander la mise en place d’expérimentations nouvelles. Il faut donc choisir les terrains de ces expérimentations ainsi que les acteurs qui voudront les mener. La mise en œuvre de nouvelles expériences de prévention des coupures d’eau en est un exemple. Il nous faut en effet trouver les communes volontaires et les associations et partenaires qui sont prêts à s’y investir.

Enfin pour d’autres encore, si l’objectif est clair, le diagnostic a besoin d’être approfondi, les hypothèses d’expérimentation sont à construire. Elles demanderont plus de temps et d’investissement.

L’équipe d’animation du Carrefour est en train de revisiter chacune des actions pour en apprécier la maturité et esquisser la méthode de travail pertinente.

Des partenaires à mobiliser

Non seulement le Carrefour des solidarités n’a pas les moyens humains pour animer et mener chacune des actions, mais, fidèle à l’esprit même de ces Assises rappelé dans notre éditorial, c’est à chacun des membres du réseau et à ses partenaires de s’y impliquer totalement.

C’est pourquoi, dans les semaines qui ont suivi les Assises, nous avons demandé à chacun d’eux, dans quelle action il pensait s’impliquer particulièrement. Merci à ceux qui nous ont répondu. Mais ils ne sont pas très nombreux. Sans doute parce qu’ils ont besoin d’avoir des idées plus précises sur les méthodes de travail et sur ce que voudrait dire pour leur organisation une telle implication.

Dans les semaines qui viennent, nous allons entreprendre une série de réunions de travail avec les membres de notre réseau pour, en particulier, faire le point en la matière.

Dès que nous le pourrons, nous proposerons, pour chacune des actions, une première réunion de travail afin de décider collectivement de la méthode de travail et de l’implication de chacun.

D’ores et déjà, nous allons proposer au Conseil de développement durable de prendre la tête de certaines actions. Il s’était déjà largement impliqué en établissant une série d’avis sur les questions de solidarité. Le Président de la Communauté Urbaine nous a indiqué qu’il le saisissait sur la suite des Assises. Ce conseil est sans doute le mieux placé pour engager certaines des actions retenues. Nous vous tiendrons au courant de ce point.

Une instance collégiale de suivi

La mise en place d’une telle instance avait été retenue dans la dernière assemblée générale des Assises. Chacun avait cependant souhaité qu’une telle instance ne soit pas une organisation supplémentaire trop lourde en réunions et en paroles convenues. Elle n’est pas encore constituée. Elle devrait l’être par les différentes composantes des Assises, y compris les « usagers ». Sa première réunion se tiendra avant l’été prochain en vue d’entériner les différentes modalités de travail pour chacune des actions prioritaires.

Nouvelles associatives

En avant pour l’aventure

Comme d’autres membres de notre réseau associatif, A.C.L. Proxipol se lance cette année en coopération avec la Caisse d’Allocations Familiales dans un projet de sorties familiales et de séjours de vacances. Ils nous racontent leurs objectifs et leur méthode.

La CAF de Dunkerque et l’association ACL Proxi Pol mettent en place un projet de sorties familiales et de séjours vacances pour les habitants de Saint Pol sur Mer.

Le but de cette action est de favoriser l’accès aux vacances et aux loisirs aux personnes qui en sont exclues pour des raisons financières.

Cette initiative va permettre de mettre en place une certaine dynamique du public, de développer les liens sociaux sur un quartier, de renforcer les liens familiaux mais également d’acquérir de nouvelles compétences.

Ce projet est destiné aux habitants de Saint Pol sur Mer, à des couples avec enfants et à des familles monoparentales bénéficiaires des prestations de la Caisse d’allocations familiales de Dunkerque et plus particulièrement les foyers percevant le Revenu Minimum d’Insertion, l’Allocation Parent Isolé … en situation de précarité.

Cette activité fonctionnera sous forme de deux ateliers : le premier sera destiné à la participation de recherche d’autofinancement : lotos, atelier cuisine, activités manuelles, etc, et le second pour la construction de loisirs en tant que tels : choix des destinations, recherche de prix, spécialités de la région, etc.

La participation des familles aux différents ateliers leur permettra de retrouver une estime de soi et de se sentir revalorisées. Car elles se seront mobilisées pour offrir à leurs enfants un moment de découvertes et des temps de loisirs.

Une réunion d’information pour les habitants désirant concrétiser ces moments d’évasion aura lieu le JEUDI 5 FEVRIER 2009 à 14h30 à la Maison de Quartier Mendès France, 21 rue Justin Petit à Saint Pol sur Mer.

Pour tout renseignement : ACL PROXI POL
32 rue Gittinger 59430 St Pol / Mer 03 28 58 13 84

Le trophée des locataires : une maison relais

Par ces temps de grand froid, proposer à chacun un abri pour échapper aux frimas constitue un acte impérieux de solidarité. Bon nombre de bénévoles et de professionnels s’y emploient de jour comme de nuit. Au-delà d’une solution immédiate trouvée, il nous faut agir sans relâche, pour faire aboutir des mises à l’abri durables. Lorsque ces solutions se déclinent sous forme d’un habitat individuel en maison relais, chacun peut alors mesurer le chemin parcouru.

Les sourires se lisent aisément sur les visages de ces hommes fiers d’avoir accéder à un studio meublé pour une durée indéterminée. Leur studio, vecteur indispensable de réinsertion.

Ce dimanche 11 janvier 2009 lors de la traditionnelle cérémonie des vœux de la municipalité de Dunkerque, un certain nombre d’associations dunkerquoises furent mises à l’honneur au Kursaal. Le PACT de la région dunkerquoise pour sa part fut remercié pour la maison-relais qu’il gère depuis le 4 août 2008.

Loin de vouloir se pâmer avec ce Jean-Bart de bronze, nous voulons simplement transmettre ce message d’espoir, qu’il est possible d’offrir un logement à des personnes qui en étaient très éloignées. Dimanche le trophée fût donc remis à Philippe qui était ému et fier de porter cette effigie du corsaire chéri par les dunkerquois. Philippe était alors le porte-parole de ce groupe d’hommes locataires de la maison-relais, rassurés par un avenir désormais qui se dessine avec un ciel bleu.

D’autres maison-relais suivront. Car nous ne doutons pas de la pugnacité du secteur associatif dunkerquois à mettre en œuvre des solutions d’habitat durable pour les personnes qui en ont besoin.

Christophe Héroguer

Débat

La participation des familles (suite)

Medhi Guirou, directeur de l’A.F.A.D., nous avait fait part d’une partie de ses réflexions et de ses questions sur la participation financière des familles dans le paiement des prestations que lui apportait sa propre association. Nous publions aujourd’hui la fin de son texte. Manifestement, sa façon d’envisager cette question n’est pas partagée par tous nos lecteurs, ni d’ailleurs par tous les membres de notre comité de rédaction. N’hésitez donc pas à réagir et à nous faire part de votre propre point de vue. Notre journal en fera état. Et c’est bien ce que souhaitait l’auteur de cet article.

« Peut-on intervenir « gratuitement » dans la famille sans que cela apparaisse pour de l’assistanat ou encore comme un acte de consommation ? »

Il y a deux manières d’aborder la gratuité. La première peut se définir comme ce qui a caractère de ce que l’on peut obtenir sans payer et la seconde comme ce qui se fait ou se donne sans considération d’intérêt, de façon désintéressée.

Pour autant, nous n’intervenons pas sans considé-ration d’intérêt ou de manière désintéressée. Nous attendons un résultat de nos interventions. Ce résultat est nommé « Retour Social sur Investis-sement ». Le calcul du retour social sur investis-sement se base sur la détermination d’un ensemble d’indicateurs de réussite. Par exemple, investir dans l’avenir des enfants, favoriser l’emploi des femmes et l’égalité entre les hommes et les femmes aussi bien dans la vie professionnelle que dans l’organisation domestique… Si l’objectif est la réinsertion sur le marché du travail, le fait de permettre à l’usager d’accéder à l’employabilité est une réussite. domestique. Si l’objectif est la réinsertion sur le marché du travail, le fait de permettre à l’usager d’accéder à l’employabilité est une réussite.

Il en est de même lorsque l’on permet à la famille de retrouver son autonomie, la prise en charge des enfants, d’occuper un emploi, une formation, en quelques mots, d’être acteurs de leur projet de vie, d’effectuer des actes de citoyens avertis. L’ensemble des moyens et des forces mobilisés a un coût.

Dès lors, on pourrait même appliquer des méthodes de sélection classiques pour actualiser le flux de trésorerie et parler cash-flow et obtenir la valeur actualisée nette (VAN ou NPV) de l’investissement. La triade production-échange-consommation est un des fondements de notre économie libérale. La gratuité semble s’opposer à l’économie libérale. Mais dans ce cas, on oublie que l’acte d’accompagnement a un coût, que le mode de production est soumis à des règles, que le travail fournit a une valeur. que l’acte d’accompagnement a un coût, que le mode de production est soumis à des règles, que le travail fournit a une valeur.

Le mode de production est réalisé par nos personnels et les bénévoles. Ce travail fourni est une valeur non-marchande que chacun possède. Pour schématiser, nos valeurs se basent sur le capital humain. Pour nous ce capital est non-marchand.

Certaines valeurs de l’AFAD sont tout aussi économiques, la triade production-échange-consommation est bien réelle au sein de l’association :

- production de services : au service des usagers et non d’un client,
- échange : échange de savoir, de connaissances, pour accéder à l’autonomie de la personne et de la famille,
- consommation : consommation de savoir, de connaissances et donc des services, de l’aide apportée.

Pour conclure :

Tout cela, n’est pas gratuit, car il y a bien un coût. Ce coût est supporté par nos tutelles. Pour la CAF et le Département, la participation financière est demandée. Cette participation des familles est calculée selon « un taux d’effort » variant en fonction de la composition de la famille et des ressources de celle-ci. Ce taux d’effort doit-il impérativement être monétarisé ? N’existerait-il pas d’autres moyens d’impliquer la famille dans une dynamique d’investissement social et d’insertion. Au vu du public que nous accompagnons chaque année, public vivant essentiellement de subsides et d’aides de l’Etat, que peut signifier ce taux d’effort monétarisé ? Il y a lieu de vérifier si cette « argent » reçu, qui n’est pas « gagné à la sueur de son front » a une certaine valeur. Aussi la participation financière de la famille pourrait être « libre et volontaire ». Car, comme cela est rappelé dans ces termes, c’est une « participation » et la définition de ce mot est « prendre part à… » Aussi, il y a lieu de réfléchir sur le rôle et la place de la « participation de la famille » et non seulement sur la « participation financière de la famille ».

Le petit journal du Carrefour des solidarités

Notre petit journal est l’un des moyens privilégiés de communication au sein de notre réseau associatif et institutionnel. Il se veut donc au service de ce réseau. Il est normal, en conséquence, qu’il soit régulièrement soumis à une évaluation de la part des membres du réseau et, plus particulièrement, de ses lecteurs. Voici le bilan que nous pouvons vous présenter pour l’année 2008 et les questions que nous nous posons. A vous de nous faire connaître vos critiques et vos suggestions.

Comment est-il fabriqué ?

Chaque mois, le mardi qui se situe à la moitié du mois, un comité de rédaction se réunit. Il discute du thème et du contenu de l’édito du journal du mois suivant. Il choisit les thèmes qui seront abordés dans le reste du journal. Il fait le bilan des textes existants ou de ceux qui ont été envoyés ou qui seront susceptibles d’être envoyé par une association, un C.C.A.S. ou un partenaire.

Dans les dix jours qui suivent, chacun rédige, prend l’initiative d’une rencontre, d’un entretien ou d’une visite. Puis on rassemble les textes des différentes provenances. Le plus souvent, ils sont alors mis en page sous forme provisoire. Celle-ci est envoyée par mel aux différents membres du comité de rédaction. Après lecture attentive, ceux-ci renvoient leurs critiques ou leurs propositions de correction. On aboutit ainsi à une maquette définitive.

C’est à partir de celle-ci que le journal est photo-copié au Carrefour des solidarités, puis envoyé par courrier. Parallèlement, le journal est mis sur le site internet d’où il peut être téléchargé. Enfin, une newsletter est rédigée avec le sommaire du journal puis envoyée à nos différents correspondants.

En moyenne, il aura fallu une centaine d’heures de travail mises en œuvre au titre de salarié (20) ou à titre bénévole (80) pour réaliser et envoyer ce journal.

Qui sont nos lecteurs ?

Nous n’avons jusqu’ici jamais eu le temps ni les moyens de faire une enquête de lectorat. On peut estimer toutefois que nos lecteurs se divisent en trois groupes. Le premier est constitué par les responsables des différents membres de notre réseau. Chacun reçoit un ou plusieurs exemplaires par courrier et en assurent la diffusion interne. Le deuxième rassemble les salariés ou les bénévoles des associations ou institutions membres. Jusqu’à maintenant, toute personne qui participe à l’une des activités du Carrefour est automatiquement abonnée, soit par courrier, soit par mel, au journal. Le troisième est constitué de nos partenaires locaux, régionaux ou nationaux.

Plus de 400 exemplaires distribués par courrier. Près de 300 destinataires de la lettre internet dont une bonne moitié reçoit déjà le journal par courrier. De l’ordre de 140 connexions par mois pour le journal mis sur le site.

Quels thèmes ont été traités ?

En dehors des éditoriaux mensuels, des informations associatives, de la pensée du mois et parfois de la recette du mois, 70 articles ont été proposés à nos lecteurs en 2008. On pourra en lire dans l’encadré les thèmes. Ils sont parfois liés à l’actualité, mais pas toujours. Il relèvent souvent de rubriques régulières comme le coin de l’observatoire, mais n’apparaissent pas toujours comme tels ce qui amène parfois des confusions. Là où il faudrait comprendre qu’il s’agit d’une réflexion ou d’une mise en débat, le lecteur peut se demander à juste titre s’il ne s’agit pas d’une prise de position du Carrefour des solidarités, par exemple. Il faut savoir que plus d’un tiers des articles nous sont en effet proposés par des personnes extérieures au comité de rédaction ou relatent des propos tenus par d’autres. Tant qu’ils ne mettent pas en cause nommément des personnes ou des membres de notre réseau et qu’ils peuvent nous faire progresser, nous les acceptons volontiers. En revanche, les articles signés par l’un des membres du comité de rédaction ou non signés, à la fin de l’article ou dans le chapeau introductif, engagent ce dernier.

Des améliorations ?

Les membres de notre réseau ont de plus en plus le réflexe de nous proposer de nouveaux articles. Cela nous paraît extrêmement positif. Nous vous engageons à le faire et à vous servir de ce support pour votre communication au sein de notre réseau. Même si notre petit journal n’a évidemment pas la prétention de jouer le même rôle que la presse locale ou que la presse professionnelle, il est un complément visant un public ciblé. Sachez aussi qu’il est lu, parfois avec attention, par un certain nombre de nos partenaires ou interlocuteurs publics. Il est aussi envoyé à nos correspondants de la presse locale.

La plupart des lecteurs avec lesquels nous avons eu l’occasion d’en parler ont bien voulu nous indiquer leur intérêt. Toutefois, sa présentation est ressentie comme un peu sévère. Nous continuons donc à chercher des photographes et des dessinateurs pour apporter des compléments à nos textes. Une plus grande rigueur et régularité dans l’indication et le suivi de nos rubriques semblent devoir aussi s’imposer.

Appel aux lecteurs

Enfin, il nous faut parler de nos moyens. Nous tenons à la simplicité de la présentation et au caractère en grande partie bénévole de notre rédaction. Nos frais essentiels sont donc ceux de l’impression et des envois. Or notre budget est extrêmement serré. Nous nous demandons donc s’il ne serait pas normal que les lecteurs qui ont des ressources participent à ces frais. A titre indicatif, le coût d’un exemplaire pour notre budget est de l’ordre d’un euro et chacun reçoit 11 exemplaires par an. La multiplication ne nous semble pas hors de portée…

Les thèmes des articles en 2008

Activités et orientations du Carrefour : 7
Les Assises de la solidarité : 7
Aide alimentaire : 2
A la découverte d’un membre ou d’un partenaire : 5 (Armée du salut, C.C.A.S. de Fort Mardyck, la C.L.C.V., La P.A.S.S., Culture du cœur)
Migrants : 8
En mémoire de : 1
Entendu, reçu, échangé : 3
Observatoire : 8
Santé ; 2
Témoignages : 5
Informations sur : 7
Réflexions, opinions, débats : 15

Entendu, reçu, échangé

Cette rubrique vous appartient. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos questions. N’hésitez pas non plus à nous faire parvenir les réponses que vous avez trouvées. Cela peut servir à d’autres.

Chercher la bonne adresse pour se faire soigner

Venant en aide aux populations migrantes dans les squatts, j’ai rencontré lors d’une distribution alimentaire, une femme enceinte de plusieurs mois et qui n’avait fait l’objet d’aucun examen médical depuis le début de sa grossesse. Où pouvais-je l’orienter ?
Une bénévole

Je l’ai orientée dans un premier temps vers le médecin de « Médecins du monde ». Ensemble, ils ont recherché qui pourrait la prendre en charge : le gynécologue de ville, les cliniques et l’hôpital public. Finalement l’orientation s’est fait vers les Bazennes qui dépend de l’hôpital public, le CHD à Dunkerque.
La bénévole

En effet, les migrants n’ont aucun droit à une couverture sociale. S’ils ont besoin de soins, ils doivent être orientés vers un établissement public ou au service d’urgence du CHD. Il y existe une PERMANENCE d’ACCES AUX SOINS DE SANTE (la PASS). Ils peuvent y recevoir des soins, être hospitalisés, recevoir des médicaments fournis par l’hôpital pour consolider les soins reçus.

Toute personne n’ayant pas de couverture sociale peut être reçue et soignée au CHD dans le cadre de la PASS.
Thérèse, membre du comité de pilotage de la PASS

J’ai des meubles à donner, à qui puis-je téléphoner ?

Plusieurs associations sont susceptibles de faire bénéficier de vos meubles des personnes qui en auraient besoin.

Emmaüs, à Grande Synthe : 03.28.21.24.88
La Saint Poloise, à Saint Pol sur mer : 03.28.60.83.63
Mobilier 5R, à Dunkerque, atelier d’insertion du PACT : contacter Mr Loyez au 03.28.66.88.44

Peut-on encore bénéficier cette année d’une aide quand on se chauffe au fuel domestique, dite aide à la cuve ?

Oui. L’Etat a renouvelé l’aide pour cette année. Elle est réservée aux ménages non imposables à l’impôt sur le revenu au titre de l’année 2007. Son montant est de 200 € pour tout ménage qui peut en bénéficier.

Pour l’obtenir, vous devez remplir un formulaire à retirer auprès du Trésor public. Vous devrez justifier, si vous habitez une maison individuelle, en joignant une copie de votre facture, que celle-ci est au moins de 200 €. Si vous habitez un immeuble collectif chauffé au fuel, il vous faudra joindre une attestation du gestionnaire de votre immeuble ou un décompte des charges justifiant de l’utilisation du fuel pour le chauffage.

Attention, formulaire et documents à joindre doivent parvenir au service des impôts avant le 30 avril 2009.

La pensée du mois :

Une baguette est facile à casser,
dix baguettes sont dures comme fer.
[ Proverbe chinois ]

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