Le journal n° 91 - novembre 2008

Journal de novembre 2008, n° 91

PDF - 588.2 ko
journal de novembre 08

Sommaire

- Edito : Refusons la misère
- Les Assises de la solidarité locale de la région dunkerquoise en sont à leurs derniers préparatifs.
- La journée du refus de la misère 2008, retour à chaud
- Et pendant ce temps là, l’Etat…
- Témoignages (suite)
- Le coût des dépannages alimentaires
- En mémoire de Jean-Pierre
- Le carrefour des solidarités s’agrandit
- Les ateliers santé et surendettement reprennent

Edito : Refusons la misère

Intervention faite par le Président du Carrefour des solidarités devant la stèle des droits de l’homme, le vendredi 17 octobre.

Citoyens de la région dunkerquoise, responsables politiques et associatifs, nombre de nos concitoyens connaissent la misère.

Merci à ceux qui nous apporté leurs témoignages.

Si, comme chaque année, nous nous sommes rassemblés sur la Place Jean Bart, c’est pour leur témoigner notre solidarité. Si nous nous sommes rassemblés ici, devant la stèle des droits de l’homme, c’est pour proclamer haut et fort que nous refusons cette situation.

Paroles qui, à nouveau, s’envoleront dans le vent jusqu’à l’année prochaine ? Non. Trois fois non !

Etre citoyen, c’est écouter, décider et agir. Refuser la misère, c’est être citoyen donc solidaire, c’est écouter, décider et agir.

Refuser la misère, c’est écouter ceux qui la vivent. Qui d’autres que ceux qui vivent la misère peuvent le mieux dire leurs souffrances, mais aussi leurs espoirs ? Qui d’autres qu’eux peuvent le mieux nous indiquer les raisons de ce qu’ils connaissent ? Les rendez-vous citoyens qui se sont réunis depuis un mois, plus nombreux encore que l’année dernière, leur nombre a doublé, leur ont permis de dire :

- qu’ils ne mangent pas tous les jours à leur faim,
- qu’ils ne trouvent pas le logement qui leur convient,
- qu’on ne leur répond même plus lorsqu’ils demandent un emploi,
- que bon nombre de règles administratives ou non leur paraissent absurdes et désespérantes au regard de ce qu’ils vivent,
- que certains services publics les jugent avant de les écouter,

mais aussi,

- qu’ils tiennent parce que leur envi de vivre est plus forte,
- qu’ils tiennent parce que la vie de leurs enfants en dépend,
- qu’ils tiennent parce qu’un regard les a croisé et qu’une oreille a été attentive à leurs souffrances,
- qu’ils tiennent parce qu’ils ne se sentent plus seuls,
- qu’ils tiennent parce qu’on leur a donné à manger,
- qu’ils tiennent parce qu’ils se sentent défendu et, qu’à leur tour, ils se défendent,

Parler et être écouté, écouter soi-même, c’est capital, mais ce n’est pas suffisant. Refuser la misère, c’est aussi s’organiser et décider les changements nécessaires.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé, ici même, l’année dernière, l’idée d’Assises de la solidarité locale de la région dunkerquoise.

Il y a des choses à changer à l’échelle de la nation. Les montants du R.M.I. ou de certaines prestations sociales en sont un bon exemple. Le financement des activités d’insertion en est un autre. Mais nous savions que seuls nos représentants, parlementaires, mouvements politiques, syndicaux ou associatifs nationaux pouvaient intervenir avec quelque chance d’être entendus à ce niveau.

En revanche, certaines décisions étaient à notre portée localement.

Nous avons tenu nos promesses. Pendant un an, à partir des témoignages reçus l’année dernière, nous avons travaillé à l’élaboration de 70 propositions d’actions locales. Les Assises de la solidarité locale se tiendront les 7 et 8 novembre prochains. Elles auront pour tâche d’élaborer les priorités d’intervention : ce qui est urgent, ce qui est possible.

Ecouter, s’organiser, mais aussi agir. « Agir pour ne pas subir », tel est le message de notre journée.

Agir, c’est le premier devoir de ceux qui connaissent la misère. Nous pouvons tous témoigner ici de leur courage et de leur résolution. Certains le font avec hargne. Comment le leur reprocher ? D’autres le font chaque jour, sans trompette ni caméras. Non, il n’y a aucune honte à être dans la misère. Peut-on vous dire avec simplicité, que votre combat quotidien fait l’admiration de beaucoup de vos concitoyens ?

Agir, c’est aussi le rôle des organisations, qu’il s’agisse des services publics, des Centres communaux d’action sociale ou des associations. Elus, salariés ou bénévoles, les témoignages constants de ceux qui vivent la misère disent que notre présence à leur côté est leur premier réconfort. Refuser la misère, c’est ne jamais baisser les bras, alors même que, parfois, on en aurait bien envi.

Agir, c’est enfin et surtout le rôle de tous les citoyens.

Refuser la misère, c’est, quand on le peut, donner un peu d’argent, surtout régulièrement.

C’est surtout donner un peu de temps. Les associations ont besoin de vos compétences. Venez les rencontrer. Elles vous accueilleront volontiers.

Oui, à tous : « Agissons, pour ne plus subir ! », c’est notre devoir de citoyens !

Derniers préparatifs des Assises de la solidarité

Les Assises de la solidarité locale de la région dunkerquoise en sont à leurs derniers préparatifs.

Plus de 150 personnes sont dores et déjà inscrites. Elles font partie des membres de notre réseau associatif et institutionnel, mais aussi de nos partenaires institutionnels locaux.

Malgré le calendrier chargé des uns et des autres, chacun a réussi à se rendre libre pour la totalité de nos travaux ou pour l’une des demies journées.

Elles ne seront ni une tribune de plus, ni une fin en soi. Elles ne sont qu’une étape dans notre travail commun de lutte concrète contre la misère.

Rendez-vous donc

Vendredi 7 novembre
à 9 h 30
dans les locaux de la Communauté Urbaine de Dunkerque.

La journée du refus de la misère 2008, retour à chaud

Le temps du bilan réfléchi viendra dans quelques semaines. Rien ne vaut cependant de reprendre au vol les premières réactions, surtout lorsqu’elles sont un peu rudes. Après, on risque d’oublier et de ronronner à nouveau.

Formidables les témoignages reçus et entendus. Il n’y a jamais eu autant de « Rendez-vous citoyens » d’organiser. Ce que disent les gens est simple et ça vous prend aux tripes. On sent chez beaucoup que non seulement ils partagent leur expérience personnelle, mais qu’aussi ils réfléchissent à ce que vivent les autres et à ce qu’il faudrait faire. Ils étaient présents et, semble-t-il, heureux de ce qu’ils vivaient quelques instants. Le mât s’est rempli à grande vitesse.

Heureusement que les jeunes de l’I.R.T.S. et ceux d’Uni-Cités étaient là. Sans eux, on manquait de bras, de présence et d’enthousiasme ! Pourquoi certaines formations de l’Université ne viendraient pas encore en renfort ? Il n’empêche, la présence de bénévoles et de professionnels des associations demeurent indispensables.

La marche de la place Jean Bart à la stèle des droits de l’homme était une première. Une réussite. Il faudra reprendre l’idée de la tresse qui a relié les deux points. Bravo aux jeunes du conseil municipal des jeunes de Coudekerque Branche. La clarté de ce qu’ils ont dit et le courage de leurs textes et de leurs banderoles étaient justes.

Mais où étaient les associations ? Leur a-t-on fait toute la place qui leur revient ? Beaucoup étaient là. D’autres, non. On sait que certaines d’entre elles sont réticentes à ces manifestations. Mais pourquoi ne viennent-elles pas le dire au moment où on commence à s’organiser ? Salam, avec sa tente de réfugiés, les associations d’insertion (AFEJI, Restos du cœur, ACL Proxipol, CCAS de Dunkerque, AAE Profil) avec les produits des jardins ou la yole et d’autres encore, ATD et ses vidéos, Emmaüs, son barbecue, ses fripes et ses tentes, la Croix Rouge et sa permanence de secours, le coin buvette et les gâteaux de l’A.S.F.I., l’A.J.S., le bon emploi de la solidarité et sa tente, l’AFEJI et sa fresque, Au cœur de l’espoir et sa tresse, toutes ont attiré et parlé. Aucune ne l’a regretté. Beaucoup sont passés pour manifester leur soutien.

L’absence de podium musical a été plutôt positif. On s’entendait. On pouvait discuter et échanger. Et ça n’a pas empêché quelques rassemblements musicaux sur la place. On y a même dansé. L’animateur radio était excellent, y compris par ses silences.

Et sans doute, plein d’autres choses encore ! N’hésitez pas à nous les écrire.

Et pendant ce temps là, l’Etat…

On a été étonné d’apprendre qu’au moment même où se déroulaient les manifestations sur la Place Jean Bart et devant la stèle des droits de l’homme, Madame la préfet, chargée de l’égalité des chances dans notre région, était présente à Dunkerque pour participer à la journée du refus de la misère en rendant visite à l’une des associations membre du Carrefour des solidarités. On ne l’a pas snobé. Notre infatigable présidente d’honneur, Thérèse Caulier, l’a accueillie avec les autres. Mais, on a manqué de réflexe. On aurait dû l’inviter à participer à notre rassemblement devant la stèle des droits de l’homme. Elle y aurait eu, avec les personnes qui vivent pauvrement, les associations, les parlementaires et les élus locaux, toute sa place. Monsieur le Sous Préfet, on compte sur vous pour faire le lien la prochaine fois ?

Témoignages (suite)

Nous avions disposé, sur la Place Jean Bart, un mât sur lequel toute personne pouvait porter à la connaissance de tous ses réflexions, son témoignage ou son point de vue. Voici quelques extraits de ce qui a été recueilli le 17 octobre de cette année.

Continuons à refuser les inégalités ! Mobilisons-nous !

Ne pas se taire !!!

Belle journée. Bravo ! La solidarité était là. C’était super !! Le partage de la nourriture, des vêtements était une très bonne idée. Merci

Super action, réagissons !!!

La misère n’est pas une fatalité !

Continuer à aider les plus démunis pour un monde meilleur !!!

Mobilisation contre l’exclusion !

La solidarité ne doit pas se réduire à une journée mais tous les jours de l’année

Je ne vois pas où tout ça nous mène, mais je suis peut-être atteint de cécité.
Y a-t-il si peu de choses à citer pour qu’il n’y ait pas mieux qu’aimer ?
J’émerge de songes mais le réel est tout autre.
Pourtant je les vois ces merveilles qui de tous temps veillent sur les nôtres
(inconnu)

La misère est celle de tous !!!

Continuons de nous mobiliser !

Lutte…. Réveille toi….

C’est ensemble que l’on vaincra la misère !!

Vive la solidarité !
Venez vite !!!
Agir pour les autres !!!

Faîtes que votre rêve dévore votre vie afin que votre vie ne dévore pas votre rêve !
(Saint Exupéry, pour Unis-cité)

« La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure ». Si chacun de nous vivait cela, il n’y aurait plus de misère, de solitude.

Y en a plein qui sont dehors, qui ont pas de couvertures, ils ont froid et pas à manger.

Puisqu’il faut écrire en vert, alors voici un petit vers….
Sans toi, sans toit, n’y a-t-il pas un lien ?

Ras le bol de la rue. Primordial la bouffe, le logement et le reste suit.

On ne peut pas faire rentrer les gens dans des cases. Il n’y a pas de standard. Comment peut-on demander à des gens de chercher du travail et de faire des démarches administratives alors que leur préoccupation de chaque jour est de savoir quoi manger et où dormir.

On s’occupe pas des logements. Moi je suis toute seule et on m’écoute pas. Tout ce que je veux c’est qu’on nettoie et qu’on s’occupe de l’entretien. Quand on est seul, on se retrouve au plus bas et personne n’ecoute.

Je veux travailler mais l’on me refuse parce que je n’ai pas de logement et j’ai trop de qualifications.

Le coût des dépannages alimentaires

(le coin de l’observatoire)

Dans notre numéro de septembre dernier, nous indiquions que les dépannages alimentaires opérés par les associations à la demande des services sociaux ou d’autres associations avaient un coût. Nous indiquions que ce coût était de l’ordre de 75 000 € pour un semestre. Notre rédaction pouvait donner à penser que la totalité de ce coût était destiné à la Banque alimentaire du Nord. Evidemment non.

Par courrier, la Banque alimentaire du Nord nous a indiqué que la totalité des « contributions de solidarité » que les associations dunkerquoises lui versaient pour un semestre était de 12 400 €, qu’il s’agisse de l’aide régulière ou des dépannages. Si les produits alimentaires qu’elle rassemble lui sont attribués gratuitement et si son travail repose sur beaucoup de bénévolat, elle doit néanmoins supporter le coût de secrétariat, d’entreposage et de transport des denrées. La « contribution de solidarité » versée par les associations de 6,20 € par part l’année dernière, de 6,40 € par part désormais, ne lui permet de faire face à ces coûts que de façon partielle. Elle reçoit par ailleurs des subventions de plusieurs institutions publiques dont le Conseil général. Elle devrait d’ailleurs nous communiquer dans les semaines qui viennent les origines de ses ressources et leur répartition par origine.

75 000 € est une estimation de la valeur de ce qui est distribué, chaque semestre, par les associations uniquement en matière de dépannage. La transparence qui doit prévaloir dès qu’on fait œuvre de solidarité et qu’on se sert des subventions ou des dons faits par des particuliers est, en ces matières, particulièrement difficile à réaliser. Si une bonne partie des produits redistribués provient bien de la Banque alimentaire du Nord, cette partie n’est pas suffisante pour faire face aux besoins. Chacune des associations doit apporter, surtout en ce qui concerne les dépannages, des compléments dont l’origine est soit locale, contribution en nature des industries et des distributeurs locaux par exemple, soit l’achat par des ressources financières propres. L’origine de ces ressources utilisées par chacune des associations ne peut pas toujours se comparer. Telle association bénéficie des aides de son réseau national alors que telle autre bénéficie des aides apportées par son réseau confessionnel local ou encore ne bénéficie d’aucune aide particulière.

Au Carrefour des solidarités nous pensons que plus l’ensemble des associations sera clair sur l’origine des produits et des ressources, plus il sera facile de convaincre les responsables publics et les donateurs particuliers de les aider. Il nous aura fallu une dizaine d’années pour construire une telle clarté collective sur les personnes auxquelles les associations viennent en aident et sur leurs besoins. Nous ne désespérons pas d’y arriver en ce qui concerne les produits et les ressources.

Mais nous n’oublions jamais l’objectif premier des associations : faire face à l’urgence des situations connues par les personnes en grande difficulté. Pour l’instant, les associations ont tout juste les moyens humains pour accueillir au mieux les personnes et les servir.

En mémoire de Jean-Pierre

Voilà bientôt deux ans que nous connaissions Jean-Pierre. Il est arrivé dans notre salle de culte le 1er dimanche du mois de septembre 2006, accompagné de son fils Jérémy. Depuis ce jour, nous le voyions tous les dimanches.

Très rapidement il s’est joint à nos activités. Il venait tous les mardis soir, à quartier libre. Il y retrouvait ses amis pour une partie de belote et d’autres choses encore. Il nous a aidés bénévolement pour la collecte annuelle de la Banque Alimentaire, pour les traditionnelles Marmites de Noël. Il venait parfois donner un coup de main pour décharger le camion et pour la préparation des colis alimentaires. Il fréquentait d’autres associations comme l’Estaminet du Cœur où il prenait régulièrement son petit déjeuner, l’accueil de jour pour le repas du midi et aussi l’AJS où il assistait aux différents ateliers (cuisine, informatique et sorties diverses).

Jean-Pierre était un grand timide. Il ne parlait pas beaucoup. Mais il aimait se sentir entouré. Il avait une passion. Il jouait beaucoup. Et il essayait d’arrêter. Mais, voilà !

Ces derniers temps, Jean-Pierre n’était pas bien. Il avait de gros problèmes de santé. Mais il refusait de se soigner. Jean-Pierre est décédé dans son appartement, tout seul. Il est parti pour un monde sans douleur, sans peine.

Merci Jean-Pierre pour le souvenir que tu nous laisses et qui est gravé à toujours dans nos mémoires.

Jean-Paul Besson, Congrégation de l’Armée du salut

Le carrefour des solidarités s’agrandit

Le dernier conseil d’administration du Carrefour des solidarités a donné son accord pour accueillir deux nouveaux membres : le Groupe Pascal de Gravelines et le Centre Communal d’action sociale de Coudekerque Branche. Une troisième demande lui est parvenue de la part des Amis de la solidarité, de Gravelines. Faute du temps nécessaire pour se rencontrer, c’est au cours de sa prochaine réunion qu’il statuera sur elle.

Nous présenterons plus amplement ces nouveaux membres dans nos prochains numéros. Sachez dès maintenant cependant que le C.C.A.S. de Coudekerque Branche a plein de projets sur lesquels ses membres espèrent bien que l’expérience de notre réseau lui sera d’une véritable aide. Quant au Groupe Pascal, il travaille au quotidien sur les territoires de l’Ouest de notre agglomération pour apporter son aide aux personnes qui vivent des addictions, besoins irrépressibles de consommation de produits dangereux ou de comportements à risque. Quant aux Amis de la solidarité, ils développent un accompagnement de tous les jours auprès des familles qui, avec peu de ressources, ont l’intention de prendre enfin des vacances.

Bienvenue à chacun.

En 2004, nous étions 15 associations. Quatre ans après, nous voilà 26, bientôt 27 associations et 10 Centres Communaux d’action sociale. Ces 37 organisations croient toutes à la solidarité la plus concrète possible avec les personnes qui vivent les plus grandes difficultés et tentent de la mettre en oeuvre. C’est un défi quotidien que de faire en sorte que ce réseau soit utile à chacun de ses membres et à tous ceux qui vivent dans la difficulté. C’est à chacun d’y veiller. Il ne le sera toutefois que si chacun n’hésite jamais à interpeller le réseau, voire à lui faire les critiques qui lui apparaissent nécessaires. Le débat et l’expression des divergences sont plus productifs pour la solidarité qu’une unanimité de surface. La prochaine réunion des présidents et présidentes des 37 membres prévue le mardi 2 décembre prochain en sera une bonne occasion.

Les ateliers santé et surendettement reprennent

Après trois mois d’absence, les ateliers d’échange et découverte sur les thèmes de la Santé et du Surendettement reprennent au Carrefour des Solidarités ! Créés en 2005 et en 2007, les ateliers d’échange et de découverte sont des cycles de formation et d’information se présentant sous forme de réunions, de visites de sites et d’échanges.

L’atelier santé

Malgré une réelle évolution des techniques médicales en France et donc une augmentation de l’espérance de vie, notre pays figure parmi ceux qui sont les plus marqués par les inégalités sociales de santé.

En effet, les difficultés sociales engendrent des effets néfastes sur la santé des personnes les plus démunies, les plus fragiles tels que le mal être, la dépression, des comportements addictifs, la malnutrition etc.… Pour les personnes qui vivent en situation de précarité, leur état de santé n’est pas une priorité. Leur priorité c’est de se nourrir, se loger, c’est survivre ! Les problèmes de santé s’accumulent donc et, souvent s’aggravent !

Au bout du compte, les personnes qui souhaitent se soigner se heurtent souvent à une autre forme de pauvreté : le manque de professionnels de la santé, l’incompréhension et l’indifférence de certains médecins qui demandent encore aujourd’hui des dépassements d’honoraires aux bénéficiaires de la CMU !

Quels sont les droits en matière de santé des personnes en situation de précarité ? Quels sont les dispositifs santé existants sur notre territoire ? Comment accompagner les personnes en matière de santé ? Ce sont ces questions auxquelles, nous nous efforcerons de répondre lors des prochaines séances de l’atelier santé. Au programme donc de l’atelier : la suite du travail sur les addictions et notamment sur l’alcoolisme et la drogue, des échanges de pratiques sur les thèmes de l’estime de soi et du bien être, et encore bien d’autres thèmes tels que la santé mentale, la santé et le logement, etc.

L’atelier Surendettement

Dans la crise sociale actuelle marquée d’un côté par le besoin de consommer et de l’autre l’accroissement des disparités sociales et la diminution du pouvoir d’achat, les événements imprévus de la vie quotidienne tels que la perte d’un emploi, un divorce, le décès d’un conjoint poussent rapidement les familles à s’endetter ! Comment sortir de la spirale du surendettement ? Comment éviter les piéges du surendettement ?

Au programme donc, une réunion d’information sur le Fond de Solidarité Logement, une nouvelle réunion avec la Banque de France, le vendredi 9 janvier, avec pour ordre du jour : comment remplit on le dossier de surendettement, quelles sont les modifications de la loi de procédure de rétablissement personnel, des informations sur le micro crédit social et surtout les moyens de prévention du surendettement.

Documents joints

envoyer un commentaire

Accueil du Carrefour des Solidarités | Plan du site | Espace privé | Contacts | Liens | Partenaires | Espace Administrateurs
Le Carrefour des Solidarités - 15 rue de l’Ecluse de Bergues - 59140 Dunkerque - Tél. : 03 28 63 70 40 - Fax : 03 28 63 70 60 - Mél : chantiers@carrefourdessolidarites.org

Création : http://www.agence-e-dock.com