Le journal n° 90 - octobre 2008

Le journal n° 90, d’octobre 2008

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octobre 2008

Sommaire

- Edito : l’ambition de la modestie
- Chercheurs d’ordures : poème anonyme
- Invisibles : Slam
- Petit guide du Chômard
- Le niveau de vie des personnes pauvres
- Le tarif social gaz enfin accessible
- Logement : inquiétudes nationales
- Le Passeport Bénévole : mettre en valeur vos nouvelles compétences.

Edito : l’ambition de la modestie

L’année dernière, à quelques encablures de la journée du refus de la misère, nous lancions l’idée de tenir des Assises de la solidarité. C’était la façon que nous proposions pour prendre au sérieux les témoignages recueillis dans les « rendez-vous citoyens ». Depuis plusieurs années, en effet, nous recueillons les témoignages de ceux qui vivent les plus grandes difficultés, de Josette, de Paul, de Khadidja, de René et des autres. Nous avons pensé que c’était bien de les écouter, mais que c’était encore mieux d’inventer avec eux des réponses aux questions qu’ils posaient.

Résultat ? Après quelques mois de travail commun, nous avons élaboré près de soixante dix propositions d’actions. Elles sont en même temps modestes et ambitieuses.

Modestes parce que nous ne prétendons pas résoudre, d’un coup de baguette magique, tous les problèmes rencontrés ni que les institutions publiques locales auraient toutes les clefs. Nous savons bien que les causes des phénomènes d’exclusion sont profondes et que les réponses possibles ne sont pas à notre portée immédiate de citoyens de la région dunkerquoise. Nous savons que les solutions sont à trouver à l’échelle de notre gouvernement, à celle de l’Europe, voire à celle du Monde. Mais Josette, Paul, Khadidja, René et les autres, nous-mêmes aussi, nous ne pouvons pas attendre.

Alors, il nous faut aussi avoir quelques ambitions.

La première et, sans doute, la plus difficile, c’est d’avoir la conviction que ce sont souvent les gens qui vivent les plus grandes difficultés qui ont eux-mêmes la solution. Toute une partie des propositions formulées tentent de sortir du cercle vicieux de l’assistance dans lequel, sans s’en rendre compte, associations et institutions enferment les personnes dans la difficulté. Il est parfois des questions qu’il convient d’écouter avec attention, mais qui n’appellent pas forcément de réponse. « Pourquoi te répondrais-je ? », disent certains, « tu connais toi-même la réponse. »

La deuxième, c’est que nos chapelles, qu’elles soient communales, départementales, institutionnelles ou associatives, souvent justifiées par la nécessité d’être au plus proche de ces personnes, parfois nous en éloignent voire nous enferment. Tout en respectant notre diversité, coopérer, se concerter et construire de l’information commune sont donc de plus en plus nécessaires.

La troisième, c’est que tous les trésors déployés dans notre agglomération ne valent pas grand-chose devant le regard et l’attente de Josette, Paul, Khadidja, René et les autres. Ils témoignent de façon constante qu’une minute d’attention, une tonne de confiance et une infinie constance auprès d’eux valent toutes les aides qu’on peut leur apporter.

Le comité de rédaction

Chercheurs d’ordures : poème anonyme

Levé tôt, debout, vertiges habituels, quelques instants d’équilibre précaire
Il sait que c’est pareil pour les autres, les grands font juste semblant
Leurs yeux ont du mal à mentir mais ils font quand même semblant
Il ne se plaint pas, il sait que c’est pire quand c’est la guerre

Il a grandi ici alors il ne sait pas
Et puis ça passe, après on y pense plus
Il a l’oeil qui gratte un peu
Mais faut pas gratter, après on sent plus

Son frère a disparu la semaine dernière, les chasseurs d’organes
C’est pas le premier et pas le dernier, mais on y peut rien
Un jour peut-être se sera son tour pour une paire de reins
Le mieux c’est de courir vite et d’en avoir dans le crâne

Bousier au pouce préhenseur, il fouille les surplus du développement machiavélique
Chercheur d’ordures fouisseur, il s’adapte à cet univers méthodiquement cynique
Il part à la cueillette des fruits tombés de l’arbre du développement
Un peu pourris mais on trouve encore à manger en regardant

Récupérer métal, tissus, plastique, tout ce qui se revend pour nourriture
Exode rural déçu, déchu, bienvenu dans le sanctuaire de l’imposture

Le gaz méthane émane du sol et soule pire que l’alcool

Cerveau en boucle focalisé sur la multitude de l’inconséquence
Trésor de rebut ratissé par les yeux cernés de l’expérience

Il aime sa vie et ne veut pas la perdre, il rêve encore quand il dort
Il part chercher l’eldorado imaginaire de la moitié nord
Là où transitent les produits fabriqués à l’autre bout de la planète
Par des alter ego au savoir faire bon marché pour les gens honnêtes

Et ça justifierait qu’on ne change pas de mentalité ?
Que tout est bien et que les rôles sont bien distribués ?

Un village sur une décharge gomme les droits de l’homme

C’est la fin de la journée et il va présenter fièrement son butin
C’est une bonne journée et il ne sera pas seul à manger à sa faim
La tête d’affiche d’hier, symbole de nirvana ou d’orgasme contemporain
Un coup de vieux plus tard, recouvre les terres cultivables ce matin
Paysans au départ, le compostage est organisé en marge de la décharge
Et du système maintenu en l’état par l’Etat, l’arme au poing des soldats
Peut-être demain les semences de la providence
Redonneront le sourire plus souvent sous le vent de l’indépendance

Consommez pour votre bien qu’y disent
Relancez la croissance qu’y disent

Courrez chercher vêtements de marque, logos reconnu par vos pairs de manière tacite
Comme symbole de juste fais-le, comme modèle de réussite
Les ambitions s’éteindront, inondées par les flots de la volonté
Déversés sur les espaces privilégiés pour cravates frelatées

Invisibles : Slam

écrit par Sirkam après avoir apporté son aide aux migrants de Loon Plage

Allées et venues incontrôlables
Les pieds dans le sable à la poursuite de l’insondable
L’insupportable supporté par la majorité
La sagesse de l’arbre voyageur, l’humain sans racines
L’aveugle volontaire refuse cette machine
Et le clandestin évite le saule pleureur
ou le sol fait peur au seul pleureur
de passage, êtres de passages
L’espoir inespéré du Big Ben, Londres, Manchester
En zigzaguant policé entre les balles de winchesters
Habiter l’invivable
Espérer l’après-demain
Quand la population s’en lave les mains,
S’en bande les yeux en croyant être stable pour eux :
Chaque nouvelle étape est un point de non-retour
Ne pas regarder en arrière, éviter les détours
Entendez-vous ces au secours
ou peut-être préférez-vous rester sourds ?
Du foot à fifty cent,
de la musique kurde aux hits arabes, de Saddam aux courses poursuites,
de la dalle aux mains qui ne cicatrisent plus, de la gale à la jungle
quand je m’empiffre de ce krumble, de la palette aux maisons précaires, de la tentative à la réussite, de l’espoir au dégoût, du non-retour se consommant comme un mégot.
In english please : how old are you ? where are you from ?
14 ans from Kurdistan…
Ils vivent un état d’urgence permanent
mais continuent à croire dans leur firmament
Le désoeuvrement laisse place aux bonnes œuvres,
Salam, Terre d’Errance vous souhaitent la bienvenue en France
Eviter le système, la violence, avancer au pas cadencé
de cette transe Continentale, les mers, les pays traversés
Quand paisibles nous rentrons poser nos têtes sur le traversin
Leurs yeux sont des mots
Des maux à mots qui parlent pour eux
Livres ouverts de cœurs couverts
Caractères forts en majuscule
Avancer, avancer sinon ils reculent
Ils ont des noms : Sadran, Ali
Qui savent où ils vont : Grande-Bretagne
Quitte à en déplacer les montagnes
Calais : le bidonville chez les riches
La preuve qu’à cette partie de l’Occident a joué la triche.
Après l’American dream, voici l’Occidental dream :
Quand 6 milliards meurent
Pour qu’un milliard crève de bonheur
Quand 1 milliard monte des murs
Pour que les 6 autres crévent aux pieds
Nus, puisque le système choure les chaussures
Quand 1 milliard a peur de l’unité des 6 autres
Quand 1 milliard s’enterre enivré de Kanter
Pour que 6 milliards transcendent les frontières
Quand un milliard fait la politique de l’autruche,
Ne rien voir, ne rien entendre
Pendant que les 6 autres se consument en tas de cendres…
Ceuta, Mellila, Calais, Marseille, Sicile, Gibraltar, Athènes, Istanbul, Vincennes
Là où l’homme n’a plus de droit
Où les barbelés écorchent les doigts
Où nos frères y perdent la foi
Et moi, et moi, et moi
Emoi des mois sans toit
Et toi des moi sans toi
Etoile dévoile les voiles
Et toile déploie tes ailes
Salam Aleikum, bon voyage à vous
Inch’Allah un jour il n’y aura plus de frontières
Alors disparaîtront ces mots :
Migrants, réfugiés, clandestins, sans papiers, asile, naufragés, sans noms :
Les Invisibles.

Petit guide du Chômard

Paroles d’une citoyenne. En février de cette année, Gwenn Rosière et Martin Hirsch ont publié la correspondance qu’ils avaient échangé. Elle, citoyenne chômarde. Lui, Haut commissaire aux solidarités. Voici quelques extraits des courriers envoyés par Gwenn Rosière, en particulier, son guide du chômard.

Les finances

En payant son loyer, une assurance domicile, une éventuelle assurance voiture et des factures d’eau, de téléphone, d’électricité, il est évident qu’il reste peu pour le budget alimentaire. Une fois tous ces frais déduits, il ne reste rien pour une chercher d’emploi ACTIVE.

Tous les mois, il faut donc choisir entre manger, payer des factures, se déplacer à des entretiens et envoyer des candidatures (54 centimes le timbre, entre 10 et 20 centimes la photocopie). Mieux vaut ne pas compter le téléphone.

Il existe des réductions téléphoniques, d’électricité et de certains transports aussi, mais tout le monde n’y a pas accès et les cas particuliers sont nombreux.

L’initiative de services auprès de particuliers existe sur la région, mais n’est pas suffisamment développée et est encore peu connue.

Les transports

Il serait positif de faciliter l’accès aux déplacements. En Province, ne pas posséder de véhicule ou de moyen de transport signifie souvent l’isolement et la dépendance. Autant dire une petite mort sociale et la quasi impossibilité de trouver un emploi.

Les administrations

Tous les demandeurs d’emploi sont suivis par l’ANPE, les ASSEDIC, la CAF, voire par certaines associations ou organisations dépendant du conseil général.

C’est bien.

Ces organismes pourraient-ils être joignables autrement qu’à des horaires de bureau, et posséder des numéros de téléphone commençant par autre chose que des 08 ? Pourquoi ces services publics sont-ils payants d’autant que ceux qui s’y adressent sont généralement les plus démunis ?

Le personnel qui y est employé ne respecte pas toujours les horaires indiqués, et l’on se retrouve souvent à payer pour un répondeur.

Très très énervant, surtout si l’on doit respecter de son côté les horaires de son propre travail. Lorsqu’on a la chance d’en avoir un, même précaire. En cas de litige avec les administrations évoquées, on ne peut pas joindre de conseiller autrement que par courrier…

Le personnel n’est pas toujours au courant, et même s’il s’efforce d’être agréable et compétent, les directives auxquelles il se plie sont souvent contradictoires…

(Extraits de La chômarde et le haut commissaire, de Martin Hirsch et Gwenn Rosière, aux éditions Oh, février 2008.)

Le coin de l’observatoire

Le niveau de vie des personnes pauvres

L’Institut national de statistique vient de sortir ses dernières observations sur le revenu individuel des français. C’est l’occasion pour nous de rappeler le niveau de vie des personnes qui frappent tous les jours aux portes des associations et des Centres communaux d’action sociale.

La moitié des français ont eu, en 2006, un revenu individuel par mois de moins de 1 466 €. Les personnes qui avaient un revenu inférieur à 809 € par mois sont considérées comme pauvres selon la définition européenne ou à 733 € selon l’ancienne définition française.

Ne comparez pas immédiatement votre propre revenu pour savoir où vous vous situez. Ou, si vous le faites, ne vous fiez pas à votre feuille de déclaration de revenu. N’oubliez pas en effet d’ajouter au total de vos revenus déclarés, les différentes prestations sociales auxquelles vous avez eu droit. N’oubliez pas non plus de diviser la somme ainsi obtenue, non par le nombre de personnes de votre ménage, mais par le nombre d’unités de con sommation (1° adulte=1, 20 adulte et enfants de plus de 14 ans = 0,5, enfants de moins de 14 ans = 0,3). C’est un peu compliqué. Mais ça permet d’avoir une vue plus juste de la réalité. Un ménage n’a pas les mêmes besoins qu’une personne seule, par exemple.

Qu’en est-il sur le dunkerquois ? En attendant les chiffres que ne manquera pas de produire bientôt l’observatoire de l’Agence d’Urbanisme, voici les chiffres rassemblés grâce au travail des bénévoles d’un certain nombre d’associations qui font de l’aide alimentaire. La proportion des ménages aidés selon le revenu mensuel des individus qui la compose s’est répartie en 2008 de la façon suivante :

En clair : le revenu mensuel moyen des individus dans les familles aidées en 2008 étaient de 311 €.

Dans 97 % des cas, ce revenu était inférieur au seuil de pauvreté.

Le tarif social gaz enfin accessible

Depuis le 15 août dernier, le tarif social gaz est enfin applicable.

Qui peut en bénéficier ? Toute personne à laquelle le droit à la Couverture Médicale Universelle complémentaire a été octroyé. C’est ainsi que tout titulaire du Revenu minimum d’insertion (R.M.I.) y a droit.

Comment faire ? Attendre que votre fournisseur de gaz, informé par votre Caisse primaire, vous adresse une attestation selon laquelle vous pouvez bénéficier de ce tarif. Alors, il est impératif de lui renvoyer cette attestation dûment complétée.

Comment se présente-t-elle ? Soit sous la forme d’une déduction forfaitaire, c’est-à-dire d’une somme fixe, qui apparaîtra en déduction sur l’une de vos factures, soit sous la forme d’un versement qui vous sera fait chaque année.

Logement : inquiétudes nationales

Le Congrès de L’Union Sociale pour l’Habitat se tiendra à Cannes du 23 au 25 septembre prochains. La Fondation Abbé Pierre y sera représentée pour réaffirmer son combat contre le mal-Logement. Elle y rappellera notamment ses inquiétudes au regard du manque d’ambition de la politique menée par le Gouvernement dans un contexte social tendu et difficile. Elle demande de faire appliquer la loi plutôt que la changer.

La première inquiétude tient au projet de Loi présenté par Mme Boutin, ministre du Logement. Et tout particulièrement à la remise en cause de l’article 55 de la Loi Solidarité et Renouvellement Urbain. Alors que cet article a montré son utilité, son efficacité et sa charge symbolique, il s’agit d’un renoncement à la parole donnée et d’un bien mauvais signe. Un renoncement parce que le ministre du Logement s’est engagé à plusieurs reprises à garantir l’application de cette loi ; un mauvais signe car on donne aux communes récalcitrantes l’occasion de s’affranchir de leurs obligations en changeant les règles.

Au-delà, le projet de loi, qui sera discuté cet automne au Parlement, présente un nouveau dispositif complémentaire à la "maison à 15 euros par jour". Si l’accession sociale à la propriété est une nécessité dans l’offre de logement que la société doit proposer, cette réponse ne saurait constituer un palliatif au logement social :

• parce que la solvabilité des ménages concernés inclut des aides personnelles au logement qui seront (à plus ou moins court terme) supprimées à certaines étapes de la vie, mettant ainsi en grave difficulté des budgets familiaux déjà précaires. • parce que les banques ne prêtent quasiment plus pour de longues durées ; une tendance qui va aller s’accentuant avec la crise financière qui secoue le monde. Le projet va à l’encontre de cette évolution. • parce que l’accession à la propriété implique des frais d’entretien dont on n’estime pas d’emblée l’importance dans un budget familial ce qui fragilise encore les publics les plus modestes — en particulier dans les copropriétés.

Les besoins en locatif social sont extrêmement élevés. Aujourd’hui, ce sont quelque 1,3 million de demandes qui demeurent en attente ; et nombreux sont ceux qui ne peuvent prétendre à d’autres formes de logement. Alors que cette demande augmente année après année, l’effort des pouvoirs publics est notoirement insuffisant pour y faire face : seuls 50 000 logements réellement sociaux sont en effet sortis de terre en 2007 !

Alors que le monde du Logement social va se retrouver à Cannes pour démontrer à nouveau l’importance de sa mission, l’État multiplie les initiatives malheureuses et les intentions discutables. On ne pouvait donner de signal plus alarmant…

Communiqué de presse de la Fondation Abbé Pierre

Le Passeport Bénévole : mettre en valeur vos nouvelles compétences.

Etre bénévole, c’est se mettre au service des autres. Mais c’est aussi la possibilité de faire ce qu’on aime parfois avec passion. C’est enfin l’une des façons de développer ou d’acquérir des compétences. Et là, ça peut servir pour sa recherche d’emploi ou celle d’un emploi nouveau. Encore faut-il que cela soit reconnu. France Bénévolat a mis au point, avec l’A.F.P.A., un passeport bénévole dans ce but. Bénévoles, mais aussi, responsables d’association, cela vous concerne.

Etre bénévole, c’est mettre ses compétences au service d’une association et, à travers elle, à celui d’autres personnes. C’est parfois la possibilité de développer ses propres passions. Mais c’est aussi en même temps l’une des façons les plus intéressantes d’exercer sa citoyenneté. Ce qu’on oublie parfois c’est que le bénévolat est l’occasion de découvrir non seulement d’autres personnes, mais aussi d’autres modes d’organisation. Il permet enfin de découvrir et d’apprendre de nouvelles compétences.

Découvrir la complexité de l’accueil, apprendre à gérer un stock de produits, prendre la parole au sein d’un groupe, respecter un mode d’organisation et bien d’autres choses encore sont autant de compétences qui peuvent s’acquérir dans l’exercice du bénévolat. Et ça peut intéresser un futur employeur. Encore fallait-il trouver une façon de reconnaître ces compétences acquises. C’est ce qu’a construit France Bénévolat, avec l’aide d’un maître en la matière, l’Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (A.F.P.A.).

Le Passeport Bénévole permet en effet, de façon simple, d’engranger des attestations de bénévolat décrivant la mission remplie par le bénévole, ce qu’il a produit, les compétences qu’il a développées et les nouvelles compétences acquises. C’est utile pour le bénévole comme pour le responsable associatif qui remplira cette attestation. Cela permettra à l’un comme à l’autre de faire un bilan régulier et objectif.

Les attestations ainsi rassemblées pourront être jointes au dossier du demandeur d’emploi. Elles pourront aussi servir dans le cadre de la Validation des Acquis de l’Expérience qui permet de traduire sous forme de diplôme, professionnels ou généraux, un ensemble de compétences acquises en dehors de l’école.

Encore une responsabilité nouvelle, diront les dirigeants associatifs déjà submergés par leurs propres tâches. Classiquement, une association a au moins un Président, un comptable et un secrétaire. C’est un mode d’organisation qui date du début du 20 ème siècle, quand ont été reconnues les associations. Pourquoi n’y aurait-il pas aujourd’hui, dans chaque association, une quatrième fonction indispensable, celle des ressources humaines ? Ce qui est sûr, c’est qu’on va s’organiser avec France Bénévolat et, pourquoi pas, la Maison des associations pour mettre en place, d’ici à la fin de l’année, une formation pour découvrir ce nouvel outil de développement des associations.

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