Le journal n° 89 - septembre 2008

Sommaire

- Edito : Vive les pro de la sociale
- Pour un projet d’atelier d’expression
- Conversation avec Jean-Bernard Campagne, responsable de la PASS
- La pensée du mois
- Les demandes de dépannage, plus de 1000, au 1° semestre
- On n’est toujours les meilleurs de quelque chose !
- Les 7 et 8 novembre, les Assises de la solidarité locale

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journal de septembre 2008
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Supplément Assises sept 08

Edito : Vive les pro de la sociale

Pour beaucoup d’associations et d’institutions membres de notre réseau, leur vitalité et leur efficacité sociale reposent sur la présence de professionnels en leur sein. Parfois même, leur présence est prépondérante non seulement dans la mise en œuvre du projet associatif ou institutionnel mais aussi dans le choix des orientations.

C’est dire que lorsque l’un d’entre eux, surtout s’il a un poste de direction, quitte l’association ou l’institution, mais aussi lorsqu’il arrive dans ce nouveau poste, cela représente un bouleversement important. C’est tout un pan de mémoire qui se fissure. C’est une nouvelle histoire qui commence à se construire.

Evidemment, c’est avant tout l’affaire de l’association ou de l’institution concernée. Mais le réseau que constitue le Carrefour des solidarités n’y est jamais insensible, surtout lorsque ces professionnels ont su participer activement à la vie de ce réseau et le marquer de leurs initiatives et de leurs propres visions. Et nous souhaitons que ceux ou celles qui les remplaceront reprennent aussi ce flambeau là.

Le travail social n’est jamais un long fleuve tranquille. Il y faut du courage, de la constance, parfois de la hargne, souvent de la témérité. Au fond, les pros qu’on aime vous laissent toujours avec de belles réussites, mais aussi avec quelques bleus. Qu’importe si le service des personnes qui vivent les plus grandes difficultés s’y est retrouvé et a fait quelques belles avancées.

A se revoir donc, Jean-Pierre, Frédéric et les autres. Bienvenue à ceux ou celles qui reprendront le flambeau.

Le comité de rédaction

Pour un projet d’atelier d’expression

Depuis plusieurs mois, nous projetons d’organiser, avec les associations qui le souhaiteraient et pour les personnes qui vivent les plus grandes difficultés, un atelier d’expression. Entre temps, nous avons rencontré une documentariste, Anne, qui souhaitait elle-même recueillir sous forme audio-visuelle la vision que ces personnes ont d’elles-mêmes et du monde. Les projets se sont croisés et tentent de s’articuler. Elle nous a posé, pour construire son propre projet, une série de questions. Nous vous partageons nos réponses.

Pourquoi cet atelier ?

Parce que nous avons constaté que les personnes qui vivent les plus grandes difficultés ont une vision du monde qui nous intéresse et qu’il est intéressant de faire connaître. Parce qu’elles savent, mieux que d’autres, exprimer leurs souffrances, leurs espoirs et leurs réussites. Parce que, souvent, quand on est confronté chaque jour à trouver les moyens pour survivre soi-même et pour faire vivre ses proches, on a ni le temps ni l’occasion d’exprimer cette richesse et encore moins le temps de développer ses moyens d’expression. Parce qu’elles trouvent rarement les cœurs et les esprits intéressés par ce qu’elles ont à dire.

L’un des objectifs majeurs du Carrefour des solidarités est de développer la citoyenneté des personnes qui vivent les plus grandes difficultés. Il est inscrit, depuis l’origine, dans les statuts de l’association. Or le premier exercice de la citoyenneté est de parler aux autres et d’être entendu par eux. Tout ce qui permet de développer cette prise de parole et cette écoute fait donc partie de notre travail de tous les jours. Nous développons depuis plusieurs années par différents moyens cette prise de parole et cette écoute : par le rassemblement régulier des témoignages, par l’édition dans notre journal de conversations avec ces personnes, par la diffusion parfois des poèmes que certains nous donnent.

Un atelier, pour quoi faire ?

Mais nous sentons bien que peu de personnes maîtrisent tous les aspects de leurs paroles. Une chose est de décrire très simplement ce que l’on vit et ce que l’on ressent, autre chose est de prendre la parole en public et de se faire entendre. Une chose est de parler librement, autre chose est d’écrire, permettant ainsi que ce qu’on a à dire soit entendu par beaucoup plus de monde que l’assistance immédiate. La parole passe. L’écrit reste. Et puis, la parole n’est pas le seul moyen de s’exprimer et ne permet pas toujours de dire tout ce qu’on a envie de dire. La photo, la vidéo sont aussi des moyens de parler. Il existe bien évidemment d’autres moyens de s’exprimer. C’est ainsi que certaines d’entre elles mènent depuis plusieurs années des ateliers d’expression plastique ou encore d’expression théâtrale.

L’atelier projeté n’a pas d’autres fins que de permettre à ses participants de développer les moyens d’expression qui sont liés à l’écriture.

Y aurait-il une spécificité dunkerquoise ?

Il s’agit là d’une question bizarre pour nous, posée par Anne. Bizarre, parce que nous n’avons pas le sentiment que la misère soit différente d’ailleurs. Encore que certains amis de la rue nous disent préférer Dunkerque à cause de son accueil. Mais Anne a été impressionnée par le nombre d’associations qui se sont mises en réseau au sein du Carrefour des solidarités. Ce n’est pas leur nombre qui est exceptionnel. C’est le réseau qu’elles ont formé localement dans le seul but de répondre au mieux à la demande des gens. Et quand on y réfléchit, le seul début d’explication est la lointaine culture de « frères de la côte », habitués à se serrer les coudes loin des pouvoirs centraux et étatiques.

Quel impact pour les participants et pour les organisateurs ?

La dignité du citoyen est de pouvoir parler aux autres des affaires de la cité et d’être entendu. C’est une des conditions de la solidarité. La première exclusion vécue est celle de devenir transparent aux yeux des autres. Parler et se faire entendre, voilà l’impact essentiel pour les participants. Quant aux organisateurs, outre cet objectif, ce qu’ils recherchent c’est d’accumuler de l’expérience en ce domaine et de la transmettre à tous.

Conversation avec Jean-Bernard Campagne, responsable de la PASS

Permanence d’Accès aux Soins de Santé

Il est médecin, directeur du service des urgences du Centre hospitalier de Dunkerque et responsable de la Permanence d’accès aux soins de santé ou PASS. Le public visé par cette permanence est essentiellement composé des personnes qui vivent les plus grandes difficultés sociales. C’est dire, a priori, que c’est un service qui devrait être connu de l’ensemble des associations et institutions qui font de l’action sociale. Thérèse Caulier et Jean-Marie Gueuret l’ont rencontré au début de l’été, histoire de faire mieux connaissance et de confronter les points de vue.

Pour accéder à son bureau, il nous a fallu suivre un dédale de couloirs et d’escaliers, juste au dessus des urgences du Centre Hospitalier de Dunkerque. Tout est encore neuf. L’accueil est sympha. L’environnement immédiat ne fait rien transparaître du stress qu’on s’attend à trouver dans un service d’urgence, même si on sent bien qu’il ne faudra pas s’éterniser plus que le temps qui nous a été imparti.

« Officiellement, la PASS n’a eu à faire, en 2007 », commence-t-on, « qu’à 80 personnes. C’est étonnement peu au regard des plus de 10 000 personnes que rencontrent les associations qui pratiquent l’aide alimentaire, par exemple. »

« C’est vrai. » nous répond J.B. Campagne, « la PASS est un service prévu par le code de la santé dans les établissements de santé. Elle a pour mission d’accueillir les personnes qui vivent les plus grandes difficultés sociales ou pour les accompagner dans leurs relations avec les différents services hospitaliers ainsi qu’avec les autres acteurs de santé. Manifestement pourtant, elle n’est pas assez connue aussi bien des usagers potentiels, des services de l’hôpital ou des partenaires de l’action sociale. C’est bien pourquoi notre dernier comité de pilotage a décidé de faire un effort important de communication. Je vais renouveler l’information de mes collègues et de leurs services au sein de l’hôpital. Je compte bien sur votre aide pour diffuser le plus largement possible ce que nous sommes et ce à quoi nous devrions servir. »

Au fil de nos échanges, trois problèmes apparaissent pour lesquels les solutions ne sont évidentes ni pour les uns ni pour les autres.

« Pourquoi est-ce si difficile pour les associations et pour les intervenants sociaux d’avoir de l’information sur les problèmes concrets rencontrés par les personnes qu’ils suivent ? », lui a demandé Thérèse Caulier. « On n’est plus capable, ensuite, d’avoir un accompagnement social pertinent, voire, cela génère de l’incompréhension ou des oppositions dommageables pour les personnes en difficulté. » « C’est un vrai problème », a immédiatement reconnu J.B. Campagne. « Mais, rappelez-vous, que ce qui se passe entre un médecin et une personne relève de la confidentialité. Nous y sommes d’autant plus sensibles que le droit des malades a été de façon bienvenue encore développé ces dernières années. C’est normalement à la personne elle-même de décider de ce qu’elle veut dire et à qui. Cela n’appartient ni au médecin ni à son équipe. » « Mais l’intervenant social est tenu à la même discrétion voire à la même confidentialité. Cela ne l’empêche pas de partager sous le même sceau de la confidentialité avec d’autres intervenants sociaux, » a rappelé Thérèse. « C’est effectivement quelque chose à analyser et à voir. Nous nous trouvons parfois en présence de personnes qui vont devoir poursuivre un traitement et nous ne sommes pas sûr qu’elles vont réellement le suivre. Car ce n’est pas à nous, service hospitalier, d’assurer ce suivi. »

« C’est d’ailleurs, » a poursuivi J.B. Campagne, « l’une des incompréhensions à notre égard. Nous n’avons ni la mission, ni les moyens, comme service hospitalier, d’assurer les suivis ordinaires des soins. Nos interventions se font soit dans l’urgence, soit dans le cas d’interventions spécialisées importantes. Nous n’avons ni à tenir le rôle du médecin de ville ni à assurer des soins infirmiers de longue durée. » « C’est un vrai problème pour les associations, » a renvoyé Thérèse. « Les personnes concernées sont souvent celles qui éprouvent les plus grandes difficultés dans une relation régulière et continue avec des intervenants sanitaires. Les associations qui assurent une présence sociale et humaine sont démunies sur ce point. De plus, elles ne trouvent que très rarement l’appui de médecins en ville voire les services infirmiers adéquats. Il faudra que nous affrontions ensemble cette question. »

« Il nous faut aborder une dernière question qui nous tient à cœur, » a finalement dit Thérèse. « Pourquoi la PASS ne se déplace-t-elle jamais auprès de ceux qui vivent dans la plus grande précarité ? Je veux parler des personnes migrantes de passage sur notre territoire. Ne serait-ce pas à elle d’assurer ce service de première ligne plutôt qu’à des médecins et infirmières volontaires démunis des moyens essentiels ? » « Là-dessus », a répondu J.B. Campagne, « je sais que nous ne sommes pas d’accord. Le service d’urgence de l’hôpital n’a pas les moyens humains et matériels d’assurer ce service. Ce n’est pas non plus sa vocation. » « Pourtant, » a poursuivi Thérèse, « à Calais, la PASS se déplace pour être au plus près d’une population démunie et qui présente des pathologies qui demandent des réponses urgentes. Alors pourquoi pas ici ? » « Mon service n’en a pas les moyens. »

Dialogue franc et ouvert. Autant de questions donc à travailler dans le cadre du comité de pilotage de la PASS auquel participent des associations de notre réseau.

Les Permanences d’accès aux soins de santé : PASS ?
Définition officielle

Les permanences d’accès aux soins de santé (PASS) sont des cellules de prise en charge médico-sociale, qui doivent faciliter l’accès des personnes démunies non seulement au système hospitalier mais aussi aux réseaux institutionnels ou associatifs de soins, d’accueil et d’accompagnement social.

En application de l’article L6112-6 du code de la santé publique, les établissements publics de santé et les établissements de santé privés participant au service public hospitalier mettent en place, dans le cadre des programmes régionaux pour l’accès à la prévention et aux soins (PRAPS), des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), qui comprennent notamment des permanences d’orthogénie, adaptées aux personnes en situation de précarité, visant à faciliter leur accès au système de santé, et à les accompagner dans les démarches nécessaires à la reconnaissance de leurs droits. Ils concluent avec l’Etat des conventions prévoyant, en cas de nécessité, la prise en charge des consultations externes, des actes diagnostiques et thérapeutiques ainsi que des traitements qui sont délivrés gratuitement à ces personnes.

Composition de son comité de pilotage

Pour le Centre Hospitalier de Dunkerque : le directeur et la directrice des soins
Pour la PASS : le responsable médical de la PASS (Dr JB Campagne) et un cadre supérieur de santé
Pour la DDASS : un responsable
Pour la CPAM : un responsable
Pour les associations de prise en charge des personnes en difficulté : une représentante du Carrefour des solidarités, de l’Armée du salut (Fondation), de l’AAE, de l’AFEJI, de la CAO, du CCAS de Dunkerque, de Médecin du monde
Pour les médecins généralistes : une personne à désigner,
Pour le secteur de santé mentale : une personne à désigner

La pensée du mois

 :

Trébucher peut prévenir une chute.

[ Thomas Fuller ]

Le coin de l’observatoire

Les demandes de dépannage, plus de 1000, au 1° semestre

L’une des tâches des associations caritatives et humanitaires est de répondre à tout instant et dans l’urgence aux demandes de nos concitoyens les plus démunis. Ceux qui se présentent sont dans une situation extrême : rien à manger dans les jours qui viennent, aucune ressource pour s’acheter le minimum de vêtements nécessaires, etc. Six associations, membres du Carrefour des solidarités, se sont mises d’accord avec les partenaires institutionnels ou associatifs pour établir une fiche de suivi de ces demandes. C’est grâce à elles que nous pouvons connaître un peu mieux ces situations. Voici ce qu’on peut en dire à la mi-année.

Combien sont-ils ?

1020 ménages sont venus frappés à la porte des associations depuis le début 2008. Ce chiffre est à peu près équivalent à celui de l’année passée à la même époque.

Les dépannages réalisés ont concernés 2 810 personnes, dont 1 391 enfants.

Dans 60 % des cas, il s’est agi d’un adulte seul, dont un peu moins de la moitié avait des enfants à charge.

Quelles sont les associations qui ont répondu à ces demandes de dépannage ?

Dans 46 % des cas, c’est la Croix Rouge française qui a répondu, soit par la remise d’un colis alimentaire, soit par l’accès à son vestiaire.

D’autres associations ont aussi assuré ce service :

L’A.J.S, dans 30 % des cas,
Emmaüs pour 17 % des cas,
La Congrégation de l’Armée du salut, le Phare et la société de Saint Vincent de Paul ont assuré le reste.

Par qui sont-ils envoyés ?

Toutes les personnes qui font une demande de dépannage sont envoyées par une autre organisation qui assure, normalement, leur suivi social.

Dans 51 % des cas, les personnes ont été envoyées vers l’association par une assistante sociale des services du département (U.T.P.A.S.).

Dans 39 % des cas, il s’est agi d’une autre association qui n’était pas outillée pour répondre dans l’urgence à la demande formulée.

Dans 10 % des cas, c’est la C.A.O. ou un C.C.A.S. qui a orienté ces personnes vers une association.

De quelles communes sont-ils originaires ?

Compte tenu de l’implantation des associations, dans 56 % des cas, ils sont originaires de la commune de Dunkerque, 16 % de la commune de Saint Pol sur mer, 13 % de la commune de Grande Synthe et 7% de la commune de Coudekerque Branche.

Ces dépannages ont-ils un coût pour les associations ?

Oui, comme pour toute aide alimentaire apportée. Pour donner une indication, si l’on prend le coût de la part distribuée par la Banque alimentaire du Nord aux associations qui doivent la payer, cela représente pour le premier semestre un coût total de l’ordre de 75 000 €.

Ces chiffres sont-ils exhaustifs ?

Non. D’autres associations ou institutions publiques comme les C.C.A.S. participent à l’aide d’urgence. Mais, il est actuellement impossible de rassembler des données qui ne nous sont pas communiquées.

On n’est toujours les meilleurs de quelque chose !

Une observation pour comprendre et agir

Bonnes nouvelles. Nous sommes parmi les moins pauvres de la région et les RMIstes y sont parmi les plus rapides à s’en sortir. C’est ce que nous dit l’Agence d’Urbanisme qui vient de publier « le manuel de la région dunkerquoise ». Mais au fait, à quoi ça sert de nous le dire ? La misère, qu’elle soit nombreuse ou marginale n’est-elle pas toujours la même pour ceux qui la vivent ?

Soyons précis. « Le Nord – Pas de Calais », nous dit le Manuel, « fait partie des régions françaises les plus touchées par la précarité. Dans ce contexte, le Dunkerquois affiche une pauvreté moins prononcée. » Quand on vous disait qu’on était les meilleurs ! Et c’est objectif. Les chiffres et les graphiques le prouvent.

Dans notre journal d’avant l’été, nous vous disions que les associations avaient recensé au moins 150 familles dont les ressources ne leur permettaient de manger qu’un jour sur deux. Et c’est objectif. Les chiffres et les graphiques le prouvent. Mais concrètement, pour ces 150 familles, savoir qu’elles sont moins nombreuses proportionnellement que sur l’ensemble de la région est-ce de nature à les aider ? Et pour leur part, que peuvent conclure de ces chiffres les citoyens et leurs représentants ?

Voilà ce qui risque d’arriver lorsque l’observation est uniquement mise au service de la production d’une image. Le citoyen sérieux et l’élu, par conséquence, auront tendance à renvoyer dos à dos ces observations « objectives » et à ne rien faire. Car il n’y a aucune raison sérieuse pour mettre en doute les deux faits repérés bien qu’ils puissent paraître contradictoires. Ils ne le sont pas en réalité. Ils ne le sont qu’en terme d’image produite.

« Le manuel de la région dunkerquoise a pour ambition d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion quant au devenir de notre territoire et de ses habitants » affirme le président de l’Agence d’urbanisme dans son avant propos. Chiche !

Quel est l’enjeu du territoire en matière de précarité ? Faire en sorte que le nombre de ceux qui la vivent diminue. Faire en sorte que ceux qui la vivent ne voient plus leurs capacités de survivre mises en cause. Pour tenter de faire la clarté sur ces deux questions, une observation sérieuse doit être produite pour qu’en soient informés régulièrement les citoyens et les responsables qu’ils ont désignés. Il est donc nécessaire de produire de l’information autant sur la réalité des ressources effectives des personnes que sur les conséquences des actions qui sont menées à leur bénéfice. Autant dire qu’on a besoin de toutes les forces pour produire ces informations : celle des outils scientifiques que met en œuvre l’Agence d’Urbanisme, celle des acteurs de la solidarité, administrations et associations et celles de ceux qui vivent la précarité.

L’ambition ne serait-elle pas alors de voir l’Agence d’urbanisme devenir l’outil coordinateur d’un véritable observatoire de la précarité sur la région dunkerquoise ?

Mais, de grâce, arrêtons de produire de l’image à bon compte. En matière de précarité et d’image, seules comptent celle que les personnes qui vivent cette précarité ont d’elles-mêmes et celle qu’elles donnent aux autres.

Il n’empêche. Nous vous recommandons la lecture de ce manuel.

Les 7 et 8 novembre, les Assises de la solidarité locale

Les dates viennent d’être fixées. Retenez-les dès maintenant dans votre calendrier. Elles se tiendront dans les locaux de la Communauté urbaine de Dunkerque. Elles auront pour objectif essentiel de se prononcer sur la validité des 70 projets d’action issus de nos rencontres et actuellement retenus au bénéfice des personnes qui vivent les plus grandes difficultés, En voici, dès maintenant le déroulement.

Vendredi 7 novembre

9 h 30 Accueil
10 h Présentation des Assises
Lecture de témoignages
Introductions aux thèmes
12 h Déjeuner en commun
14 h Ateliers de validation ou d’enrichissement des projets d’action

5 thèmes :
I. Accueil des personnes et démocratie
II. Questions de survie (avoir des ressources, manger, accéder à l’eau et aux énergies, se loger)
III. Insertion économique et emploi
IV. Santé
V. Associations, intercommunalité, suite des Assises

16h00 Fin des ateliers

Samedi 8 novembre

9h30 Accueil
10h00 Synthèse des ateliers
Regards d’un grand témoin
Conclusions par
le Président de la Communauté Urbaine de Dunkerque
et le Président du Carrefour des Solidarités
12h00 Apéritif de clôture Pour plus d’information : www.carrefourdessolidarites.org

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