Le journal n° 102 -novembre 2009

Sommaire

- Citoyenneté, participation, partage ?
- Entretiens sur la participation
- Témoignage
- Etre citoyen, qu’est-ce que ça veut dire ? (II)
- L’A.D.I.S. Littoral, nouvel adhérent du Carrefour des solidarités
- En mémoire de Pascal Parizot

Ce journal a été composé en collaboration avec le Service Adulte de l’A.A.E.

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journal de novembre 2009

Citoyenneté, participation, partage ?

La loi du 2 janvier 2002 définit et dresse les contours des droits des usagers des structures sociales. Elle a fait une large place à la promotion de la participation.

Questionnés sur leurs attentes en matière d’expression et de participation, plusieurs usagers des dispositifs d’hébergement pour adultes de l’AAE, renvoient à des attentes fortes, davantage ancrées sur des notions de partage.

Ce qui est valorisé dans les propos, au-delà de l’exercice immédiat de nos missions en réponse à une attente et à un besoin à un moment donné d’une vie : accueil, hébergement, accompagnement ; c’est cette possibilité d’accès à des moments de loisirs partagés avec les équipes éducatives. Les enjeux de cette relation recherchée consistent à se découvrir mutuellement en faisant quelque chose ensemble.

D’où provient ce décalage entre une question posée qui cherche une réponse du côté de l’expression de la citoyenneté, concept finalement très juridique, et une réponse qui se donne du côté de la relation ?

Ce que nous y voyons c’est bien que l’exercice d’un droit ne peut faire l’économie de la relation.

Favoriser l’exercice de la citoyenneté, c’est aussi œuvrer au quotidien et ce sans faire l’impasse des difficultés. L’attendu est celui de la rencontre qui permet justement d’exprimer ses difficultés et sa volonté de s’en sortir.

Notre métier se situe du côté de ce qui étaye, soutient, consolide, renforce et ce par jalons successifs. L’expression « jalons successifs » n’étant pas anodine dans la dimension du partage qui, en effet, ne se décrète pas. Nous sommes ici au cœur de la problématique du travail social.

Le partage ou co-partage repose sur les fondements d’une confiance réciproque qui tente de s’inscrire dans la durée. L’usager de nos dispositifs posant parfois des actes de l’ordre du refus de l’expression, d’une colère, synonymes d’une non adhésion. Sont alors posées les limites de nos interventions.

L’usager est forcément co- constructeur de son projet au sens ou toutes préconisations posées par le travailleur social sont difficiles à percevoir pour un usager aux prises avec ses contradictions, son ambivalence et une demande de réponse attendue dans l’immédiat.

Les témoignages présentés dans ce numéro parlent des attentes des personnes en lien avec une association. Ils nous permettront d’approcher leur point de vue sur ce qu’est leur participation au sein d’un établissement social.

Nathalie BOIVENT,
directrice du Service Adultes de l’AAE.

Entretiens sur la participation

Deux travailleuses sociales ont mené, chacune de leur côté, un entretien avec l’une des personnes accueillies au sein de leur C.H.R.S. La question de démarrage portait sur la participation.

Entretien entre Marie et Hélène

Marie : Comment voyez-vous votre participation au sein du CHRS ?

Hélène : J’ai été bien reçue, bien conseillée. J’ai été hébergée rapidement. Je participe aux différentes sorties, aux différentes réunions. A chaque fois qu’il y a une sortie, j’y vais avec mes enfants. Une fois par mois je participe à la réunion d’expression des usagers. Je vais participer aux rencontres et participer aussi à mon projet, c’est-à-dire mon relogement. Je vais aussi participer aux rencontres citoyennes à Caen pendant 2 jours. Je suis contente d’y aller et les ateliers ont l’air intéressant. Je vais rencontrer d’autres personnes qui sont dans la même « galère » que moi. Ça me changera de mon train-train quotidien.

Marie : Que proposez-vous comme autre activité ?

Hélène : J’aimerais qu’il y ait plus d’activités sportives, la piscine par exemple. Je souhaiterais faire des activités en groupe. La cuisine m’intéresse également. Au niveau des sorties, je n’ai pas trop d’idées. Mais tout ce qui sera proposé m’intéresse de toute façon.

Marie : Est-ce que vous trouvez que l’on est à votre écoute ?

Hélène : Bien sûr, je trouve que les éducateurs sont à l’écoute. Dès que j’ai besoin, j’ai toujours quelqu’un à qui parler. Et les réunions permettent aussi de s’exprimer. Je trouve que grâce aux réunions et aux sorties organisées, je fais la connaissance avec d’autres usagers et ça fait oublier mes soucis.

J’ai l’impression d’être reconnue comme une personne « normale » et non pas comme une personne en difficulté.

Voilà j’ai pensé avoir tout dit.

Entretien entre Aurore et Delphine

Aurore : Comment vois-tu ta participation au sein du CHRS ?

Delphine : Par rapport à l’accueil des nouveaux usagers sur l’appartement, j’explique le déroulement du quotidien, les visites autorisées, la cohabitation, l’entretien de l’appartement, les transports en commun, les différents organismes sur le secteur.

Je ne participe pas trop au repas collectif mais j’ai la volonté de me mobiliser pour les repas collectifs des appartements de stabilisation qui ont lieu une fois par trimestre.

Je participe à quelques sorties et activités (Noeux les mines et musculation).

J’ai participé à la décoration de l’appartement

Aurore : Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Delphine : Des connaissances à l’interne du CHRS et une dynamique positive au niveau de l’appartement.

Aurore : Que proposes-tu comme nouvelles activités ?

Delphine : Refaire une sortie à Noeux les mines, remettre en place l’activité musculation.

Aurore : Est-ce que cela te convient ou pas ?

Delphine : Oui je ne me sens pas trop éloigné.

Aurore : Penses-tu que l’on est à l’écoute et que l’on prend acte des choses ?

Delphine : Oui, on nous donne des responsabilités. On nous considère comme des adultes et une relation de confiance est établie. Je trouve qu’il y a déjà pas mal d’activités.

Aurore : Penses-tu que les réunions entre usagers doivent être plus régulières ?

Delphine : Pourquoi ne pas faire des repas collectif entre homme et femme. Par rapport aux instances de paroles, je n’ai jamais participé. Car aucune proposition à faire en particulier. Les thèmes ne m’intéressent pas forcément. Par rapport au Conseil de Vie Sociale, c’est utile que quelqu’un représente les usagers sinon tout le monde parle en même temps et personne ne s’entend.

Aurore : Tu te sens capable ?

Delphine : Je ne sais pas. Je ne souhaite pas prendre de décision. Il faut savoir oser prendre la parole.

Paroles de souffrances et d’espoir

Les témoignages recueillis dans les « Rendez-vous citoyens » 2009 ou lus devant la stèle des droits de l’homme à l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère ont été rassemblés dans un livret. Celui-ci est disponible sur simple demande auprès du Carrefour des solidarités.

On peut aussi les lire ou les télécharger sur le site : http://carrefourdessolidarites.org à la rubrique « témoignages » (fin de la colonne de gauche sur la page d’accueil)

Témoignage

Témoignage de Jean-Christophe reçu par courrier par le service Adulte de l’A.A.E.

« Aujourd’hui, je vais bien. J’ai pris comme décision de voir une psychologue toutes les semaines pendant et après mon hospitalisation, ainsi qu’un mouvement d’anciens buveurs. Je me suis renseigné. Il y en a un à Grande Synthe et s’il le faut, ils pourront venir me chercher. Hier je suis allé aux alcooliques anonymes. C’est enrichissant de voir que les gens peuvent s’en sortir après des années de souffrance. Leur témoignage est très vrai. J’ai écrit une lettre de motivation à Tremplin Aider comme ça fait quand même plus d’un an que je travaille pour eux. C’est pas facile de parler de soi. Mais j’accepte l’accompagnement social de l’A.A.E. Car je pense sincèrement que vous pouvez m’aider dans mes démarches.

Il faut absolument que je me prouve que je peux y arriver. Je sais qu’il y aura des moments plus durs que les autres. Mais je suis déjà passé par là et je ferai face. Je vous remercie pour l’hébergement. Car c’est vrai que j’aurai ma propre chambre. Ça, c’est déjà un grand pas. Je tenais à vous écrire car je pense que vous faîtes un boulot humain et solidaire.

Avec ma plus grande amitié.

Jean Christophe »

Etre citoyen, qu’est-ce que ça veut dire ? (II)

Avoir la parole, exercer le pouvoir de décision, être sujet de droits, entretenir avec les autres citoyens des liens de fraternité, telles sont les propositions formulées dans ses interventions par Jean-Marie Gueuret auprès d’étudiants de 1° année. Il poursuit aujourd’hui sur la prise de parole et ses conditions.

Avoir la parole (suite)

L’une des principales difficultés d’aujourd’hui, c’est qu’on croit que lorsqu’on a communiqué, on a parlé. Or, on a beau produire de l’image, on a beau produire du témoignage, on a fait avancé tout juste d’un seul millimètre le débat citoyen. Quand on y pense, il est étonnant de constater que tous nos gouvernants, de la ville à l’Etat, se sont dotés de services de communication et non de services d’organisation du débat public. C’est en réalité prendre le citoyen pour un décervelé incapable de penser, tout juste bon à emmagasiner de l’image, comme un enfant. Notez bien, d’ailleurs, que cela ne date pas d’aujourd’hui. Nos grecs inventeurs de la citoyenneté se bagarraient déjà avec les tenants de la bouillie d’intelligence de l’époque. On les appelait alors les « rhéteurs », tout juste capables, avec leur rhétorique, de manier les « tautologies », façon de nommer les truismes ou les évidences. Le débat public n’est pas une arène où viendraient se confronter l’image des uns contre l’image des autres. Il se nourrit en réalité d’observations construites, de réflexions et d’arguments échangés.

L’autre difficulté, c’est que nous ne sommes pas tous égaux devant la prise de parole. D’une part, il y a ceux qui ont appris à parler devant des groupes. D’autre part, parler des affaires de la société, cela demande de la réflexion. Tout le monde n’a ni le temps ni le goût pour le faire. C’est bien pourquoi on a tendance à ne donner la parole qu’à ceux qui savent et pas aux autres. Une telle attitude, à bien y regarder, est un vrai déni de citoyenneté. D’une part, tous les citoyens sont capables de s’exprimer sur les affaires communes. D’autre part, chacun a l’expérience suffisante pour parler de ces affaires. Mais on sent bien que la prise de parole est un enjeu important. C’est bien pourquoi donner la parole à tous est bien l’objet d’une lutte quotidienne et parfois difficile. C’est aussi pourquoi, le premier travail de citoyenneté que s’est donné le Carrefour des solidarités et bon nombre de ses membres est de donner la parole à ceux qui ont le moins de possibilité de l’avoir. C’est aussi leur permettre de se forger les outils nécessaires pour qu’ils appuient leurs propres discours sur des arguments fiables et reconnus par leurs interlocuteurs. C’est enfin les entraîner à construire leurs propres solutions.

Exercer le pouvoir de décision

Si le citoyen parle, venons-nous de dire, c’est pour construire les règles communes et gérer les biens publics. C’est à lui que revient, de fait, la prise de décision. Il s’agit là de la deuxième caractéristique de la citoyenneté. On peut même dire que cette caractéristique est l’essentiel de celle-ci.

« Vous rigolez, » allez-vous me rétorquer, « en soixante ans de vie, j’ai peut-être participé à trois ou quatre décisions publiques, à l’occasion de référendum. Le reste du temps, ce sont d’autres que moi, citoyen, qui prennent les décisions. » D’accord. Mais en attendant, c’est en notre nom à tous que les décisions se prennent. Avez-vous déjà lu une décision de justice ? Elle commence toujours par : « Au nom du peuple français,… » Et, on l’a peut-être oublié, c’est au nom du peuple français ou au nom du peuple de Dunkerque ou d’ailleurs que les décisions publiques se prennent. Quel est le problème, alors ?

Il est tout simple. Tout le monde ne peut pas tout faire tout le temps. Voire, tout le monde n’a pas le goût pour exercer à tout moment le pouvoir concernant les affaires communes aux citoyens. Alors on n’a rien trouvé de mieux que d’opérer par délégation contrôlée et provisoire. Et là on rentre dans du débat compliqué, parce qu’il s’agit du fonctionnement de nos institutions publiques.

Ce serait trop long d’analyser en détail tous les éléments qui concernent la façon dont le citoyen est amené à élire des délégués à l’exercice du pouvoir sur les affaires communes, à leur donner un mandat limité et à contrôler l’exercice qu’ils font de ce mandat.

Tout juste faut-il remarquer que c’est précisément cet exercice-là de la citoyenneté qui est en crise aujourd’hui. Les citoyens sont de mieux en mieux informés des enjeux des décisions. Ils entendent de moins en moins donner un mandat vierge à leurs délégués et exigent d’être consultés. C’est qu’aussi les moyens de communication sont tels qu’il leur serait possible de se prononcer rapidement si des questions leur étaient posées. Mais voilà. L’une des tendances communes à tous les détenteurs de pouvoir est celle de le garder ou de l’exercer à leur guise. C’est dire que l’exercice du pouvoir, objet ultime de la citoyenneté, est en réalité une lutte de tous les instants.

Elle l’est au sein de nos collectivités nationales, territoriales ou locales. Elle l’est aussi au sein de nos organisations associatives. Le pouvoir au sein des associations n’est que délégué par l’assemblée générale et son exercice doit être contrôlé par elle.

(à suivre)

Participation et citoyenneté : Histoire de mots

La « participation » est un mot employé ces dernières années pour désigner un nouveau mode d’exercice de la citoyenneté, voire une nouvelle façon d’exercer la démocratie. Qu’il s’agisse d’ « ateliers participatifs », de « conseils participatifs » ou de « budget participatif », il est désormais utilisé à toutes les sauces, au point qu’il en est devenu « valise », c’est-à-dire ne désignant plus rien de précis.

Lancé sur la place publique dans les années soixante par le Général de Gaulle lui-même qui en avait fait sa réponse à ce qu’il avait perçu des attentes des manifestations de 68, il a été repris depuis dans des sens différents par un certain nombre de courants de pensée. Sans entrer dans le détail, on peut repérer aujourd’hui trois sens.

La « participation aux bénéfices de l’entreprise ». Elle a fait l’objet d’une loi qui prévoit que les salariés d’une entreprise peuvent être intéressés aux résultats de celle-ci par un reversement d’une petite part des profits réalisés sous la forme d’une participation au capital. On lui a substitué progressivement le vocable d’ « intéressement ». C’était le sens premier des projets du Général de Gaulle.

La « participation » au sens d’ « intéressement aux affaires publiques ». C’est le sens le plus répandu actuellement dans les différentes pratiques du pouvoir. Il s’agit de reconnaître dans la loi, la possibilité donnée aux citoyens d’émettre des avis sur les problèmes collectifs et les projets publics, faisant ainsi appel à leur compétence issue de l’usage. Ses formes concrètes peuvent être multiples. Depuis l’enquête publique, il y en a une en cours localement sur le projet d’implantation d’un terminal méthanier, jusqu’aux différents « conseils de développement », « conseils de sages », etc. Leur caractéristique principale est de ne produire aucune obligation du côté des décideurs.

La « participation » au sens où les citoyens participeraient à la prise de décision. Le referendum, qu’il soit d’initiative gouvernementale ou citoyenne en est l’une des formes. Le « budget participatif » mis en place par certaines communes du Brésil comme Porto Allegre ou de France en est une autre. La capacité des conseils communaux de la ville de Dunkerque de prendre certaines décisions budgétaires en est une forme très amoindrie localement.

L’A.D.I.S. Littoral, nouvel adhérent du Carrefour des solidarités

Au cours de sa dernière réunion, le conseil d’administration du Carrefour des solidarités a répondu favorablement à la demande d’adhésion de l’A.D.I.S. Littoral, Association pour le Développement des Initiatives contre le Sida, l’hépatite C et les IST. En voici une présentation rapide. Pour plus d’information on pourra se reporter au site de l’association : www.asso-adis.com.

Créée en 1991, l’association vise à développer toute initiative contre le Sida, le VIH, l’Hépatite C et les IST. Plus concrètement, nous ont indiqué la directrice Katherine Danel et la coordonnatrice Christelle Baillet, les missions de l’association ont trois volets :

-  L’accompagnement des personnes atteintes du VIH, SIDA, de l’hépatite C qui se traduit par exemple, par l’organisation de sorties, d’accompagnement vers l’insertion ou la réinsertion sociale (formation, emploi, logement…), création du lien familial. Des temps d’activités sont proposés : relaxation, socioesthétique, sport, grâce à la mise à disposition d’une salle de la maison de quartier Soubise en partenariat avec l’ADUGES. Les personnes bénéficient d’un soutien par des permanences hospitalières bi hebdomadaires et des visites à domicile.

L’ADIS est mandatée par la DDASS 59/62 et couvre l’ensemble du grand littoral 59/62.

-  La prévention du VIH et de l’hépatite C  : Séances d’interventions dans les collèges, lycées, missions locales, centres de formation, centre de détention (Longuenesse), centres d’éducation renforcés, MECS, centre d’accueil pour les migrants, sensibilisation auprès des professionnels (éducateurs, infirmiers, enseignants…)

-  Depuis 2008, les appartements de coordination thérapeutique . L’association gère 3 appartements dans le centre de Dunkerque. Ces appartements sont financés de façon pèrenne par la CRAM et la CPAM, et encadré par une équipe pluridisciplinaire, en lien avec les médecins référents de l’hôpital de Dunkerque et de Zuydcoote. Ces appartements sont réservés à des personnes sous traitement VIH et/ou VHC. L’ouverture d’un 4ème appartement sur Dunkerque est en projet pour 2010.

L’ADIS a obtenu l’agrément en 2009 pour l’ouverture de 3 appartements sur Calais. Pour 2010, si les budgets sont affectés, trois familles supplémentaires pourront bénéficier de cette prise en charge, unique sur le Littoral. L’ADIS est membre de la Fédération Nationale des hébergements VIH/VHC.

Plusieurs raisons ont amené l’association à vouloir adhérer au Carrefour des solidarités :

La toute première est évidemment qu’elle touche le même public que les autres membres du réseau. Mais, surtout peut-être, c’est que l’ADIS retravaille son projet associatif pour être plus lisible. L’association veut comprendre ce qui se passe sur le territoire, ce que font les partenaires afin de mettre en place des complémentarités, mutualiser les moyens et se relayer au profit des personnes en difficulté. Comment partager, développer le maillage sur le territoire et réfléchir ensemble pour améliorer le sort des personnes ? N’est-ce pas d’ailleurs l’un des objectifs majeurs du Carrefour des solidarités ?

« Rejoindre le Carrefour des Solidarités », nous ont-elles affirmé, « confortera l’association ADIS à promouvoir le respect de chaque individu intégrant son parcours de vie sans jugement, poursuivre et renforcer la lutte contre les discriminations liées à l’accès aux soins, au logement, au respect des orientations sexuelles. L’ADIS peut apporter ses compétences en matière de prévention et d’accompagnement des personnes atteintes du VIH et/ou VHC. L’ADIS souhaite de par ses valeurs éthiques intégrer le Carrefour des Solidarités pour favoriser l’échange avec les structures répondre aux besoins fondamentaux du territoire. »

A.D.I.S., Association pour le développement des initiatives contre le Sida, l’hépatite C et les IST

6 rue Marengo, 59140 DUNKERQUE, tél : 03 28 59 19 19, fax : 03 28 63 71 14
Portable : 06 70 74 21 37, Mel : ADISLITTORAL@orange.fr

Président : Monsieur Marc Prudhomme
Directrice : Katherine Danel, Coordinatrice : Christelle Baillet
10 salariés psycho sociaux

En mémoire de Pascal Parizot

Né le 7 août 1964, il était originaire de Petite-Synthe. Il avait un frère jumeau, Frédéric, également SDF. Leur père a travaillé de nombreuses années à l’abattoir de Dunkerque. Il est décédé à l’âge de 50 ans. La maman était mère au foyer et est décédée peu de temps après son époux.

Les « PARIZOT » ont eu une enfance que nous pouvons qualifier d’ordinaire. Pascal et son frère ont rapidement intégré l’école de musique de Petite-Synthe, puis l’harmonie municipale. Pascal était reconnu pour ses qualités de tromboniste mais aussi pour sa polyvalence instrumentale (trompette, piano, saxophone…). Il avait été pressenti pour intégrer le conservatoire régional de Douai.

A la suite du décès de leurs parents, la précarité s’est vite installée. De petits boulots, en logements précaires, ils se sont retrouvés à la rue.

Pendant cinq années, Pascal a vécu avec les gens du voyage Il racontait avec passion ses voyages à travers la France.

En 2000, il revient sur le dunkerquois et prend contact avec le Service Adultes de l’AAE. L’équipe éducative a accompagné socialement Pascal Parizot. Il a été orienté vers un C.A.S. de la courte échelle et un relogement chez un propriétaire privé. Cependant, les problématiques cumulées de Pascal ont entraîné un retour à la rue.

Depuis cette date, accompagné de son frère Frédéric, il a fréquenté le monde de la rue tout en se rendant régulièrement au FLIU, au Service Adultes et au local grand froid durant la période hivernale.

Pascal s’est éteint le 9 septembre 2009.

(Notice rédigée par l’un des membres du service Adultes de l’A.A.E.)

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