Le compte rendu de la 10° rencontre : développements associatifs

I. RELEVE DE DECISIONS

DIFFICULTEES REPEREES

- Des demandes de financement complexes
- Des subventions insuffisantes en fonction des besoins observés
- Un manque de bénévoles et notamment des jeunes
- Une certaine incompréhension entre professionnels/ bénévoles
- Problème de formation des responsables associatifs
- Comment communiquer efficacement avec une presse qui porte une image négative des personnes en difficulté ?
- Frein lié au cliché du bon bénévole retraité, « corvéable à merci »
- Tensions d’ordre organisationnel lié au décalage entre les missions confiées au bénévole et les compétences réelles de ce dernier.

PROPOSITIONS ET PISTES DE REFLEXION

- Développer des actions de sensibilisation auprès des jeunes
- Savoir s’adapter aux disponibilités des bénévoles, être plus flexible
- S’appuyer sur les compétences spécifiques des bénévoles
- Valoriser une image plus accessible du bénévolat
- Développer l’accueil et l’accompagnement des nouveaux bénévoles
- Contractualiser l’engagement entre le bénévole et la structure associative : « contrat associatif » évolutif
- Définir les compétences dont les associations ont besoin avant de recruter

II. LES ECHANGES

Sur le plan des ressources humaines, le tissu associatif est confronté à deux difficultés :
- la raréfaction des bénévoles
- et leur vieillissement

Comment inciter les jeunes à venir intégrer les associations, notamment caritatives ?

La société Saint Vincent de Paul met en place depuis quelques années un partenariat avec des classes en filière sanitaire et sociale au lycée Vauban sur les problématiques sociales. Cette sensibilisation interactive offre également aux jeunes la possibilité de mettre en place des actions collectives de solidarité auprès des populations démunies (goûter, collectes…). Les lycéens découvrent ainsi que l’exclusion sociale peut atteindre non selement les personnes pauvres mais également des personnes autour d’eux, souffrant de solitude.

Il serait intéressant de développer ce type de partenariat en l’élargissant à d’autres filières de façon à appréhender la précarité sociale différemment.

Au sein de sa structure, la Société Saint Vincent de Paul tente également d’intégrer chacun de ses bénévoles en fonction de leurs compétences et de leur disponibilité.

De la même façon, l’AFEV a réussi à se développer en s’appuyant sur la valorisation des compétences des étudiants bénévoles. Leur participation est en effet encouragée et prise en compte dans l’évaluation globale de leur scolarité.

La Maison de vie associative a pour vocation à soutenir et aider les structures associatives à se développer. Elle offre ainsi un panel de services visant à promouvoir la participation des responsables et bénévoles dans le cadre de la vie associative. Un grand nombre de formations sont ainsi proposées en fonction des attentes exprimées par les associations adhérentes.

Les associations membres de la MVA manifestent, cependant, peu de besoin en matière de bénévolat. Peut-être que ces dernières ont une idée bien définies des bénévoles dont ils ont besoin ?

Il semble également que le travail au sein des associations ne sont pas suffisamment flexible pour inciter le recrutement de nouveaux membres. Pour certaines associations les bénévoles paraissent, en effet, « corvéables à merci »,

Il est dorénavant nécessaire d’avoir une approche plus flexible sur la disponibilité des bénévoles Ex :Les jeunes sont ainsi davantage disponible pendant les vacances scolaires, les mères de familles, quelques heures par semaine…

Les bénévoles sont parfois utilisés à faire tout et n’importe quoi. D’où la réaction de certains professionnels qui considèrent que les bénévoles ne sont pas compétents. Les associations doivent, dès lors, définir et formaliser les compétences dont elles ont besoin avant de recruter. D’où l’idée d’un contrat associatif qui précise clairement la demande de la structure et le consentement du bénévole pour apporter les compétences demandées et ses disponibilités.

Il est important de conserver une trace écrite des échanges au sein des associations. Une organisation ne peut s’évaluer que s’il y a de la mémoire.

Suite à la demande des association adhérentes, ce sujet a été traité par la MVA qui a mis en place un module de formation intitulé « Créer la mémoire associative ».

Les associations sont également confrontées à des problèmes financiers de plus en plus importants. Les structures caritatives peinent, ainsi, à répondre aux besoins alimentaires des familles démunies.

- Nous savons que les associations sont en incapacité à répondre à toutes les demandes des familles, mais connaissons nous réellement les besoins des usagers ?

- La logique d’attribution des subventions est elle suffisamment bien comprise par les associations ? Les procédures semblent, par ailleurs, plus complexes pour les associations ayant des salariés.

envoyer un commentaire

Accueil du Carrefour des Solidarités | Plan du site | Espace privé | Contacts | Liens | Partenaires | Espace Administrateurs
Le Carrefour des Solidarités - 15 rue de l’Ecluse de Bergues - 59140 Dunkerque - Tél. : 03 28 63 70 40 - Fax : 03 28 63 70 60 - Mél : chantiers@carrefourdessolidarites.org

Création : http://www.agence-e-dock.com