La journée sur le DSL, nous y étions

Le 22 mai se déroulait la journée sur le Développement Social Local organisée par le Conseil Général à l’université catholique de Lille. Plus de 600 personnes ont assisté aux exposés et aux échanges. En voici une synthèse.

Marie DEROO, Conseillère Générale déléguée à la Présidence du Conseil Départemental Consultatif de Développement Social a ouvert cette journée en rappelant les attentes des élus du département.

Patrick KANNER, Président du Conseil Général, est intervenu en dressant un tableau de la situation actuelle du département dans une société qui a changé et les enjeux auxquels les élus de la Collectivité Territoriale sont confrontés : l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA, les 88.000 demandes de logement non satisfaites dans le Département, des dépenses pré-engagées qui ne sont plus négociables, un taux de chômage important, des personnes âgées qui n’ont pas connu les « 30 glorieuses mais plutôt les 30 pleureuses… »

Promouvoir l’autonomie, consolider la cohésion sociale, prévenir l’exclusion nécessitent la mobilisation de tous les acteurs et notamment en permettant l’expression des habitants. Il ne faut pas oublier que les différents territoires ont des savoirs. Le Conseil Général s’engage sur un projet d’action global qui nécessite un renforcement de la coopération en donnant de la cohérence aux différents projets.

Cyprien AVENEL, Sociologue a basé son intervention sur l’analyse du contexte aujourd’hui. Il affirme que la crise peut-être l’occasion de changement permettant une autre approche de la réparation sociale. La société a connu de profondes mutations et 80 % des français pensent que la cohésion sociale est faible.

15 à 20 millions de personnes se trouvent dans une grande difficulté sociale. La relation d’aide doit être redéfinie. Le travail social est enfermé dans la logique de l’aide permanente et il est confronté à une logique administrative. Recevoir, orienter, accompagner mais davantage dans la relation d’aide.

Il existe aujourd’hui une diversification, une multiplication des acteurs mais aussi une fragmentation de la responsabilité sociale. Il y a une perte de sens de la mission et d’efficacité, il n’y plus que des dispositifs à gérer. Le travail social n’a plus de vrais projets.

Déjà en 1982, la Circulaire Questiaux posait la question du développement social et invitait « l’action sociale à se mettre au service de projets d’intervention locale dans le cadre de vie ou de développement social ».

Lors des deux tables rondes qui se sont ensuite déroulées. Plusieurs constats ont été faits. Il a été évoqué que pendant les trente glorieuses le travail social était réparateur mais qu’à présent les démocraties participatives sont en échec et qu’il y a une crise de la demande.

Il y a un éloignement sociologique entre les décideurs et les milieux populaires. Plutôt que de considérer les milieux populaires comme des handicapés, des porteurs de désordre, n’est-il pas plus juste de les voir comme porteurs de capacités, aptes à se mettre en mouvement ?

Marc GODEFROY, Conseiller Général, Président de la Commission "Lutte contre les exclusions, enfance, famille, jeunesse, santé" souhaite que 10% de l’enveloppe Développement Social Local soit consacré aux initiatives.

Reste à voir si ces propositions seront suivies des faits

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