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L’atelier de travail social : questions sur les contrats de bénévolat (mars 2011)

Atelier de Travail Social du 25 mars 2011

Maryvonne et Pascal ont eu rendez vous à la maison flamande concernant les informations sur la loi Boutin. Les documents relatifs à cette loi sont disponibles sur Internet. Jean Marie demande au groupe s’il préfère que le compte rendu de chaque rencontre soit fait sous forme synthétique ou sous forme détaillée : le choix se porte sur la forme détaillée. Pour la parution dans le journal du carrefour, l’article se fera sous forme détaillée (on reprend ce que les personnes ont dit mais on ne cite pas les noms des personnes et des associations)

Les questions concernant la dernière rencontre sur l’aide alimentaire seront posées aux responsables des associations concernées. Pour le prochain atelier du 29 avril, le groupe a souhaité invité la congrégation de l’armée du salut et la croix rouge, puis pour celui du mois de mai invitation de l’AJS et des restos du cœur.

Un courrier sera préparé par Jean Marie et sera signé par les participants à l’atelier de travail social.

Jean Marie demande à Lydia ce qu’elle a retenu du dernier forum citoyen :

. les aides par rapport au transport : réduction pour le TER pour les personnes inscrites à pôle emploi, au RSA ou en formation . les aides par rapport au déménagement (mieux vaut prévoir un déménagement en fin de mois pour toucher les aides (APL, AL, ALS) sans interruption.

Le thème de cet atelier : La charte du bénévolat ? quelle place les bénévoles peuvent avoir dans les associations ? Que leur reconnait-on ?

F. : Les bénévoles se prennent pour les patrons, il y en a qui sont adorables et d’autres se croient supérieur. Pourquoi en jouent-ils ? Etre bénévole c’est s’engager.

Par rapport aux (...), on me demande par exemple quels yaourts je veux puis après on me reproche d’être exigeante. J’ai l’impression d’être agressé. Je suis bénévole, je m’implique beaucoup. Nous ne sommes pas tous pareils.

A. : Dans ces cas là, il faut remettre les personnes en place gentiment. Il faut revoir l’humanité.

L. : Dans une association, la bénévole m’a jugée, elle m’a dit des propos désagréables. Elle m’a comparée à mon beau fils. Ca fait la honte !

P. : s’engage à lire la charte du bénévole de son association.

JM. Cette association a une charte plus rigide que dans les associations où je suis bénévole. Dans ces associations il n’y pas de charte du bénévolat, l’ambiance est plus convivial, ce sont des petites associations.

A. : Ma fille est allée dans une association pour un colis alimentaire, la moitié des produits étaient périmés. Elle a tout jeté.

JM nous explique la différence entre la Date Limite d’Utilisation Optimale (DLUO) et la Date Limite de Consommation Optimale (DLCO)  document à préparer pour la prochaine rencontre.

Pourquoi voulez-vous travailler sur la charte du bénévolat ?

F. : Les chartes sont différentes suivant les associations. Pourquoi tant de disparité dans l’aspect financier pour les inscriptions à l’aide alimentaire ? Pourquoi dans certaines associations les bénévoles se servent ?

L. : A quoi sert le bénévole dans les associations ?

JM. : Pas de charte dans les petites associations. Les « grandes associations » comme Emmaüs, la croix rouge ou armée du salut en ont une car ce sont de grandes organisations. Dans les associations où je suis bénévole, il ya des statuts (loi 1901), il n’y a pas de règlement intérieur (je vais voir avec la présidente). Tout se fait de vive voix lors des réunions. C’est toujours gênant de demander les comptes.

F. : Il n’y a aucun problème pour voir les comptes, il y a une confiance entre nous.

P. : Dans ton association, si quelqu’un fait une erreur, y-a-t-il lors de vos rencontres la possibilité de mettre les choses au point ?

JM. : Aucune sanction n’est prévue, il n’y a pas de comité. Ce serait bien d’en avoir un.

P. : Cela permettrai de redorer l’image de l’association en cas de bêtises. La charte de mon association permet d’être plus exigeant envers les bénévoles, il n’y a pas de dérives.

F. : En cas d’accident comment cela se passe ?

P. : Mon association a une assurance en cas d’accident. Etes vous prêt à mettre en place une commission de « discipline ».

JM. : Dans l’association, il y a une certaine rigueur et la question de mettre une commission de « discipline » en place ne se pose pas.

JM. : Y-a-t-il une différence entre un bénévole et un usager ?

F. : Quand je vois un bénévole devant moi qui n’exerce pas son devoir de bénévole, je me pose la question : qu’est ce que je fais ? Je reste zen ou je me révolte. Je sais que je fais du bien, ce que j’ai appris je veux le garder, je ne veux pas devenir violente.

A. : Pour repartir l’esprit tranquille, il faut discuter avec le bénévole ou faire un courrier au responsable. Il faut briser la glace.

F. : Je ne veux pas, j’ai tellement subi par rapport à mon fils, je ne veux pas retomber. Pourquoi se battre toute seule ?

P. : Tu as le droit de te faire respecter

JM. : Je ne vous suis pas tous les deux car on n’est pas suffisamment fort. Si on se retrouve seul on ne va pas à la bagarre, on essaie de trouver quelqu’un pour engager ce rapport de force. Comment régler les conflits ou les désaccords dans les associations ? Quelles solutions ? Il existe des bénévoles qui « cassent », s’en rendent-ils compte ? Comment changer ça ?

F. : Quand ce sont des enfants, on met des heures de colle mais quand c’est un adulte on fait comment ? Nous on est des « minables », on se rabaisse.

P. : Il y a une association qui a une charte assez dure qui se doit le respect de la personne. Un bénévole, qui ne respecte pas cette charte, n’a pas sa place dans cette association. Moi si je réagissais comme ça je n’aurai rien à faire dans mon association. Il faut faire un courrier au président de l’association pour le mettre au courant des pratiques.

F. : Cette personne, je pensais que c’était une responsable mais en fait c’est une bénévole.

P. : L’union fait la force, il faut y aller en force, jamais seule. Il existe des gens un peu pervers, qui se défoulent. Il faut les casser moralement. Il faut dénoncer en citant les noms, pas d’anonymat car l’anonymat renforce les personnes qui font du mal.

JM. : Les personnes ne mesurent parfois pas leur réaction. Si tout le monde se « casse », on ne s’en sort pas. Il faut savoir refuser une attitude. Il ne faut pas mépriser les gens.

F. : Je devrais avoir un peu plus de répondant sans faire de mal mais ce n’est pas ma nature, je suis trop bonne, j’ai peur de faire mal.

JM. : Il faut amener un rapport de force pour discuter d’égal à égal.

JM. : Il ne faut excuser l’autre, si la personne te rentre dedans tu lui rentres dedans. Il faut adapter ta réponse en fonction de la personne que tu as en face de toi.

F. : J’ai appris en communication de prendre sur soi, je n’aime pas les histoires, on m’a appris à écouter. La bénévole est une dame âgée et on m’a appris le respect envers ces personnes. Comme dit le dicton « qui veut du respect, s’en procure ».

A. : Je suis d’accord, il faut respecter les personnes âgées mais il faut qu’elles nous respectent.

F. : Nous ne sommes pas sur terre pour se disputer. Quand je fais mon rôle de bénévole, je suis là pour partager, je donne de moi-même, je donne aux autres. Toi tu donnes du bien mais tu n’en reçois pas.

L. : Au niveau des professionnels, les personnes se croient supérieurs.

JM. : Vous seriez bénévole d’une association, que feriez-vous pour qu’un bénévole ne « casse » pas les gens ? Comment faire pour que les usagers puissent se défendre face aux associations ?

Il faut se référer au texte de loi, demander l’avis des adhérents, voir les statuts avec les clauses qui permettrai aux administrateurs de pouvoir s’expliquer face aux dérives de certains bénévoles.

F. : Il faudrait mettre la charte en format A3 dans le local de l’association et rappeler aux bénévoles les différents points de cette charte.

JM. : Tu pars du fait que celui qui peut intervenir est membre de l’association. Mais souvent les usagers ne sont pas membre et donc ne peuvent participer aux instances statutaires.

Même en cas de retour négatif, on discute, on est là à leur écoute. On a un livre où les personnes écrivent ce qu’ils pensent. Nous on est dedans donc on ne voit pas obligatoirement ce qui ne va pas.

2 propositions ont été retenues :

. mettre la charte des bénévoles en grand dans le local
. mettre en place un livre où les personnes pourraient mettre leurs suggestions ou leurs critiques (« livres à idées », « libre à vous », « libre de suggestion », « ma liberté de penser ».

Prochaine rencontre 29 avril 2011 à 14h30 au carrefour des solidarités

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