L’aide alimentaire
Nous avons mis en place un atelier de travail chargé de faire de la prospective en matière d’aide alimentaire. Sa première réunion qui rassemblait des représentants des huit associations qui la pratique et de quelques CCAS s’est tenue en juillet 2006. Plusieurs questions sont apparues au terme de ce premier échange d’expérience.

Le financement de l’aide alimentaire :

Pour l’essentiel, les denrées que les associations distribuent proviennent de trois sources différentes :

- la banque alimentaire du Nord pour les denrées non périssables. Chaque apport de la Banque alimentaire est subordonné au règlement d’une certaine somme par part obtenues.

- la collecte des invendus auprès des commerces locaux, en particulier les grandes surfaces. Ceci suppose une organisation matérielle sérieuse susceptible d’être mobilisée dès lors que ces invendus, en particulier concernant les denrées périssables, sont disponibles. Cette organisation, même faite à base de bénévolat, coûte de l’argent.

- les achats pratiqués par les associations grâce à leurs ressources financières propres auprès des mêmes commerces, avec parfois des tarifs préférentiels. Ces ressources financières sont inégalement réparties. En particulier, les associations qui ne sont pas membres d’une organisation nationale ont peu de ressources.

Certaines associations sont obligées de faire participer financièrement les bénéficiaires de leurs aides, ce qui peut être paradoxal pour des personnes qui n’ont pas les ressources suffisantes pour s’acheter de quoi manger.

Le premier chantier : auprès de qui et comment obtenir les ressources financières suffisantes pour faire face à la demande toujours plus importante des bénéficiaires de l’aide alimentaire ?

La récupération auprès des commerces locaux de leurs invendus

De temps en temps, les commerces locaux, en particulier les grandes surfaces, invitent les associations qu’ils connaissent à venir récupérer des denrées périssables dont ils ne pourront pas assurer dans un temps restreint l’écoulement. Cela suppose une organisation du transport adéquat, en particulier dans un camion réfrigéré, et une répartition rapide de ces denrées dans les différentes associations.

Le deuxième chantier : création d’une plate forme commune de récupération des denrées périssables disponibles et répartition auprès de chacune des associations. L’une des association du Carrefour a donné son accord pour la mettre en place.

L’accueil des personnes endettées ou surendettées.

Les demandeurs d’aide alimentaire sont parfois des personnes endettées, voire surendettées. La distribution de l’aide alimentaire peut donc donner lieu à une aide spécifique de ces personnes. L’accueil est le plus souvent assuré par des bénévoles qui ne sont pas les mieux placés pour aider techniquement ces personnes.

Le troisième chantier : mettre en place un réseau entre bénévoles et professionnels pour assurer au mieux l’aide et le soutien des personnes endettées ou surendettées.

L’aide alimentaire dans les zones d’habitat dispersé :

L’aide alimentaire est actuellement surtout assurée dans les quartiers urbains denses. Or, les personnes susceptibles d’être aidées pour pouvoir manger se trouvent aussi dans les communes rurales ou les zones d’habitat dispersé.

Le quatrième chantier : lancer l’expérience d’une épicerie sociale itinérante permettant de toucher ces personnes.

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