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G.E.M. (Groupe d’Entraide Mutuelle)... Atout-cœur

Dans le cadre de nos ateliers santé, Benoît Rousseau, président, Françoise Lahotte, vice présidente et Freddy Wojtkoviak sont venus nous présenter leur association et leurs activités.

« Nous accueillons les personnes qui ont souffert ou qui souffrent encore de maladies psychiques », ont-ils précisé d’emblée. « Nous leur proposons des activités diverses pour lutter contre leur isolement et leur proposer de nouveaux repères. » Cuisine, bricolage, informatique, maquettes, arts plastiques, pâtisserie, esthétique, marche, pétanque, tricot, puzzle et encore beaucoup d’autres sont évoqué dans leur dépliant.

« Mais attention », rappellent-ils, « on ne parle pas de maladie et nous n’avons aucune prétention ni à être une structure de soin, ni à être une structure d’accueil social. Ce qui importe pour nous, c’est de mettre en valeur le potentiel de chacun. Certains d’entre nous ont connu un long passé en hôpital psychiatrique. D’autres sont suivis par le centre médico psychique. Pour d’autres encore, cela ne représente plus qu’un souvenir. »

« Parler, n’est pas une obligation », ont-ils repris. « Pour certains, en fonction des problèmes qu’ils ont vécu, du fait de leur maladie ou de leur traitement, ils n’ont pas la capacité physique ou psychique d’échanger. Pour nous, cela n’est pas important. Ce qui l’est, c’est que nous nous trouvions à l’aise dans les activités que nous organisons et que cela se fasse dans un groupe où il est possible de ne plus sentir le jugement, réel ou supposé, dans le regard de l’autre. »

« Faire appel au potentiel de chacun, c’est lui permettre d’être force de proposition dans les projets d’activité. Ainsi, c’est sur l’idée de quelques uns d’entre nous, que nous avons organisé un Week end au Val Joly. C’est aussi s’ouvrir au reste de la ville. Ainsi, nous avons été visité les Jardins de Cocagne à Leffrinckoucke et que nous avons un projet d’équitation avec le centre de l’Afghan. Nous avons aussi été invité par les personnes qui habitent près de notre centre à participer à la fête des voisins. »

L’association forte actuellement d’une cinquantaine de membres est entièrement gérée par ses propres usagers. Elle est parrainée par l’AFEJI qui met à sa disposition, en fonction des besoins, un coordinateur et un animateur qui leur apportent leur aide. Il arrive que l’animateur prenne des initiatives. Mais il prend toujours soin d’en parler et de vérifier l’accord de l’association. Celle-ci dispose de locaux, à Grande Synthe, au 47 allée des récollets. On peut la joindre au 03 28 26 46 27.

Après leurs exposés, les responsables de l’association ont volontiers répondu aux questions de leur auditoire.

« Qui peut adhérer ? » « Nous n’avons qu’un seul critère : avoir souffert ou souffrir d’une maladie psychique. »

« Peut-on venir vous rendre visite dans vos locaux ? » « Volontiers. Mais nous vous demandons de nous prévenir à l’avance. Comme d’habitude, cela ne pourra se faire qu’avec l’accord des adhérents. »

« Les personnes parlent-elles de leurs difficultés psychologiques ? » « Il faut bien se comprendre. L’association ne fait pas de suivi psychologique. Par exemple, nous n’avons pas de groupes de paroles où nos adhérents parleraient de leurs problèmes. Rien ne les empêche de parler entre eux, évidemment. Mais nous n’avons pas de séances particulières. »

Réunion riche, mais qui a paru trop courte aux yeux de certains participants qui auraient aimé pouvoir plus échanger avec leurs interlocuteurs. Il faut dire que l’atelier de travail n’était ouvert qu’à une quinzaine de personnes, quitte à le renouveler pour ceux qui n’avaient pas pu s’inscrire. Quelques uns, bien que n’ayant pas pris soin de s’inscrire, sont quand même venus. Résultat, le groupe a rassemblé une trentaine de participants, compliquant ainsi la tâche des intervenants. Est-ce si difficile de suivre un minimum de discipline et donc de montrer un minimum de respect pour ceux-ci ?

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