Démocratie alimentaire


Nous admettons que les besoins fondamentaux de l’homme du XXIème siècle sont : boire, manger, se loger, se déplacer, se cultiver, se soigner. Certains de ces besoins sont protégés par les droits fondamentaux édictés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ou par l’UNESCO. Pourtant, force est de constater que certains de ces droits ne sont pas respectés, voire bafoués. 620 millions de personnes meurent de faim dans le monde, 500 millions sont obèses, 1,5 milliard de personnes ne mangent pas à leur faim.

Selon l’Observatoire des inégalités, la France compte 5 millions de pauvres au seuil à 50 % du revenu médian (En France, un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 840 ou 1 008 euros selon le seuil de pauvreté adopté ;)

L’université de Nantes a mené une recherche approfondie autour de la démocratie alimentaire avec un programme appelé « Lascaux » de 2009 à 2014, financé par la l’Union Européenne. Ces recherches ont été menées à travers le prisme du droit : pourquoi le droit alimentaire dont le principe est posé dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme n’est-il pas respecté ?

Peut-on penser une gestion de nos ressources naturelles orientée vers la satisfaction des besoins sociaux des populations ? Tel est le questionnement principal du programme Lascaux, qui s’appuie sur un réseau de plus de 200 chercheurs dans le monde et travaille en lien avec la société civile (collectivités publiques, associations, ONG, organisations professionnelles…).
Les recherches s’articulent autour de deux axes principaux :
 Axe 1 : Sécurité alimentaire, diversité des agricultures et mondialisation des échanges
 Axe 2 : Gestion des ressources naturelles, diversité des besoins sociaux et relocalisation des décisions.

La conclusion de ces recherches met en avant deux idées qui paraissent une évidence mais qui remettent en cause nos schémas de pensée fondamentalement :

 Nous acceptons les exceptions culturelles telles que la protection des œuvres cinématographiques, le prix des livres, la langue, les émissions culturelles à la radio ou à la TV. Ces exceptions sont protégées par l’OMC. Nous protégeons ainsi la culture, l’esprit.

 Les produits agricoles ne sont pas des marchandises ordinaires. Ce qui est vital pour le corps ne profite pas de la même protection que ce qui est vital pour l’esprit. Nous ne sommes pas de simples esprits ! Et nous pourrions espérer une meilleure prise en compte des besoins primaires à travers le monde.

Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, Franklin ROOSEVELT déclarait : « Il n’y aura pas de paix dans le monde si tout le monde n’a pas à manger à sa faim »

Martine Beuraert

Sources : L’Observatoire des inégalités. http://www.inegalites.fr/
_ Centre d’études des transitions écologiques. http://www.inegalites.fr/
Imaginer un Droit humaniste pour aider la Terre à Nourrir l’Humanité. http://www.droit-aliments-terre.eu/

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