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Conversation avec… Sylviane, l’élue
Avec l’arrivée des C.C.A.S. au sein du Carrefour des solidarités, le réseau associatif que nous sommes à l’origine peut découvrir de l’intérieur ce qu’est le travail municipal de tous les jours. Sylviane, élue d’une commune de près de 5000 habitants nous en offre la possibilité

Papa docker, mort de l’amiante. Frère, syndicaliste. « Il voulait sauver tout le monde ». Papa et maman menant des vies associatives multiples. « Bref, conclut Sylviane, on a toujours appris à se battre. Alors, quand le futur maire de la commune est venu me trouver pour donner un coup de main dans le domaine sociale à la future municipalité, j’ai donné mon accord. Mes enfants sont grands maintenant. L’aînée est mariée. J’avais donc un peu plus de temps. Enfin, façon de parler. Je travaille à plein temps. Cela veut dire qu’avant 18 heures, je ne suis pas disponible ou alors il faudrait que je pose congé. J’y regarde à deux fois.

Je ne suis pas adjointe au Maire. Je suis conseillère déléguée à l’emploi et aux affaires sociales. Je siège en plus dans la commission qui traite des questions des jeunes et celle des fêtes. Mis bout à bout, cela demande du temps et de l’énergie. Une réunion, si on veut servir à quelque chose dans les avis que nous donnons, ça demande à être préparée, à lire les dossiers qui sont à l’ordre du jour et à y réfléchir. Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres communes. En particulier dans les plus grosses, en terme d’habitants, ça doit être un peu différent. Nous, on se réunit tous les mois pour décider des personnes qui pourront bénéficier de tel ou tel bons, alimentaires, pour le chauffage, ou autres. Ce n’est pas facile. On a bien des critères définis. Le cas de chaque personne fait l’objet d’un dossier construit par un ou une professionnelle. Mais comment décider que telle personne a vraiment besoin de ce bon et telle autre n’en a pas vraiment besoin. D’autant plus que, selon la règle, les dossiers sont toujours anonymes. On sait bien que certaines personnes qui en auraient vraiment besoin ne font même pas la démarche pour le demander. Mais on ne peut pas aller à la porte des gens pour leur dire de venir faire leur demande parce qu’ils ont besoin d’une aide. Alors on en parle dans le bulletin municipal. Mais on sait bien que ce n’est pas très efficace. C’est certain que là, les associations sont irremplaçables même si elles aussi laissent n’arrivent pas à tout englober.

A part ça, on travaille aussi sur la façon de recevoir les gens. On prend aussi des initiatives collectives comme celle du sapin de Noël. On a emmené une trentaine de personnes à Euro Disney. On n’en a pas parlé dans la presse, parce que ça ne sert pas les gens de les stigmatiser. Mais, ça a été pour eux une réussite. On cherche d’ailleurs d’autres points de chute que celle des multinationales du loisir.

Pour m’équilibrer, je garde quelques jardins secrets : le yoga, la marche, le vélo et, depuis peu, l’aqua gym. Et puis, les vacances avec mon mari, sont de vrais moments de ressourcement. On aime voyager loin… le Canada, la Chine, les Etats-Unis. »

Vers la fin de notre conversation le portable a sonné. « C’est l’un de mes enfants. Même grands, ils ont encore besoin de leur maman. »

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