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CCAS de Bray Dunes : la solidarité en bord de mer

La solidarité en bord de mer

4700 habitants, l’hiver. Trois fois plus en été. Telle est la réalité de la commune de Bray Dunes. Christiane, l’élue, et Catherine, la professionnelle, me reçoivent dans l’un des bureaux du bâtiment réservé au C.C.A.S. sur la route de la plage. Une grande baraque moderne à l’architecture d’inspiration reconstruction des années cinquante, au rez de chaussée transparent. Dehors le soleil est éclatant. On sent la mer à quelques encablures. Mais le vent froid rappelle que nous n’en sommes encore qu’aux premiers jours du printemps. L’accueil est chaleureux et simple. Lorsque je suis arrivé, Christiane était en train de distribuer le courrier et Catherine était sur le point de revenir de la visite d’un logement insalubre. Preuve, s’il en est, qu’on n’est pas devant une grande machine administrative.

Le rôle le plus visible de chacune ? Recevoir, écouter, être attentive, rechercher des solutions aux problèmes qu’on vient leur soumettre. « C’est 80 % du travail », affirme Catherine. Le petit jeune qui se retrouve le matin à la rue et pour lequel il faut rechercher une solution pour l’abriter le soir même. La dame mariée avec un enfant dont le mari vient de partir avec la voiture et qui se retrouve pour survivre avec 1 euro 20 en poche. Cette autre qui revient régulièrement, simplement pour parler. Le ménage qui a plus de factures à rembourser que de ressources. Cet autre qui cherche un emploi depuis longtemps et qu’un contrat d’accompagnement à l’emploi sortira peut-être de son trou noir. « Les gens viennent plutôt voir l’élue », me dit Christiane, « parce qu’ils pensent qu’ils seront mieux écoutés et que l’élue a plus de poids qu’une fonctionnaire. Un peu comme on va voir Monsieur le maire. » « En fait », reprend Catherine, « l’accueil est le même. Simplement, je vais essayer de trouver la solution technique possible qui va répondre au mieux à la demande formulée et c’est l’élue qui, de toute façon, prendra au final la décision. »

Ça, c’est la face visible et quotidienne du C.C.A.S. Mais c’est aussi une institution. Alors, comment ça marche ? « Il y a un conseil d’administration composé de 19 membres et présidé par Monsieur le Maire », m’indique Christiane. En fait, comme dans une association, ce conseil d’administration vote le budget, approuve les comptes de l’exercice passé et décide des nouvelles règles qui seront suivies désormais. C’est ainsi qu’il a décidé il y a peu une allocation santé-étudiant, destiné aux jeunes de 19 à 23 ans pour les aider, en fonction du quotient familial, à payer leur sécurité sociale et leur mutuelle. En plus, il se réunit régulièrement pour décider des aides apportées à telle ou telle personne. « S’agissant d’argent public, rappelle Catherine, pas une somme n’est utilisée sans une décision nominative, c’est-à-dire, destinataire par destinataire, prise par le conseil d’administration. On peut prendre des décisions dans l’urgence cependant. Nous avons une délibération qui le permet. Mais elles doivent être régularisées ensuite par un vote du conseil. »

Dans la grande maison, il n’y a pas que le C.C.A.S. Il y a l’antenne de la Maison de l’emploi qui propose aux personnes un accompagnement individualisé. On y trouve aussi le référent généraliste de parcours R.M.I. qui élabore le contrat d’insertion avec l’allocataire. La mission locale accueille, conseille et accompagne pour sa part les jeunes de 16 à 26 ans. Depuis peu, il y a la permanence gérontologique, destinée à optimiser les réponses apportées aux problèmes des personnes âgées. Enfin, il y a les permanences assurées par toute une série d’organismes dont on lira la liste par ailleurs. « Avec tout ça », dit en souriant Catherine, « il y a un lieu dont on ne parle jamais, mais qui est extrêmement important pour le travail que nous faisons : la machine à café. C’est à ce moment là que nous pouvons nous concerter, prendre une certaine distance par rapport aux problèmes souvent douloureux et difficiles que nous rencontrons, trouver une solution mieux adaptée à la personne qui est venue nous interpeller. »

Nous avons à peine le temps d’aborder des questions plus compliquées. La présence des personnes aidées dans les instances du C.C.A.S. ? « Les personnes aidées ne souhaitent pas discuter avec d’autres de l’aide qu’elles ont reçu. » Le bilan des activités du C.C.A.S. ? « Nous sommes l’un des rares C.C.A.S. à établir un bilan annuel sous la forme d’un dossier écrit que nous soumettons à notre conseil d’administration. En fait, nous n’y sommes pas tenu et ce n’est pas public. » La gestion des contrats aidés pour des personnes qui sont employées par la Mairie ? « Nous privilégions ainsi l’accompagnement de ces personnes dans leur trajet professionnel. Nous sommes d’ailleurs reconnus comme chantier d’insertion. »

« Notre vrai bilan », m’affirmeront en cœur Christiane et Catherine, « c’est qu’il est extrêmement rare qu’une personne sorte de ces mûrs mécontente. » J’en ai fait moi-même l’expérience.

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