Atelier de travail social et aide alimentaire (suite 2)

Nous avons commencé à rendre compte, dans notre dernier journal, de la rencontre entre les membres de l’atelier de travail social et deux représentants d’associations qui font de l’aide alimentaire. En voici la suite.

La Congrégation : Certaines personnes prennent les marchandises et les jettent dans la poubelle. D’autres les jettent dans la rue. C’est inadmissible. Si les gens n’en veulent pas qu’ils nous le disent. Lorsque nous faisons la quête, il arrive que certaines personnes nous fassent des réflexions.

A.T.S. : Tout le monde est d’accord sur ce problème, ce n’est pas normal de jeter la marchandise. Alors que faire ?

La Croix Rouge : Il n’y a pas qu’avec les aliments que cela se passe. Par exemple, une association nous avait donné 40 places pour le cirque. Nous les avons distribué aux bénéficiaires. Seulement 12 personnes y sont allées. Je ne cherche pas d’excuses, mais c’est décevant.

La Congrégation : Beaucoup de personnes refusent de prendre les légumes car il faut les cuisiner.

A.T.S. : C’est vrai. Les personnes ne veulent pas les légumes car il faut les peler, les éplucher. Certaines me disent que cela prend trop de temps. Que faire ? Toutes lespersonnes qui viennent dans les associations ne recherchent pas forcément d’abord de la nourriture mais avant tout le contact. Pour certaines personnes c’est le seul qu’elles puissent avoir. Comment distinguer ceux qui viennent pour un colis de ceux qui viennent pour le contact ?

La Croix Rouge : Il faudrait prendre le temps de les écouter mais les bénévoles n’ont pas ce temps.

A.T.S. : Il existe des associations qui font ce travail à travers des ateliers mis en place. Des personnes viennent plus pour discuter et être écoutées que pour le colis

La Croix Rouge : Bien souvent ils ont besoin des 2. Pour les personnes inscrites à l’aide alimentaire régulière, on apprend à les connaître et un climat de confiance s’installe. Ce n’est pas possible avec les personnes qui viennent avec une fiche de liaison.

A.T.S. : Est-ce que les colis sont établis en fonction des besoins de la famille ou en fonction des denrées disponibles ?

La Croix Rouge : Les colis sont confectionnés à partir des aliments que nous avons et on ne peut pas le faire en fonction des familles.

La Congrégation : Dans l’association les colis sont préparés d’avance. Nous les préparons en fonction de la grandeur des familles.

A.T.S. : Les bénéficiaires indélicats ne sont pas la majorité. Mais nous repérons ou nous croyons repérer que certains bénévoles en profitent, qu’ils se servent. Nous n’en sommes pas sûrs. Mais nous n’avons pas la possibilité de poser la question. Par exemple, un bénéficiaire rentre dans la salle et nous avons l’impression que son colis est déjà préparé et que nous n’avons que les restes. Comment faire pour que les choses soient claires ?

La Croix Rouge : Il existe des problèmes de relation. Il n’y a pas de lieu, pas de moment pour en discuter et clarifier les choses. Certaines familles ne peuvent pas se déplacer et les bénévoles vont apporter le colis à domicile. C’est donc normal qu’ils en emmènent avec eux.

La Congrégation : Le système des colis préparés à l’avance a été décidé parce que nous avions constaté des dérapages. Il n’y a donc pas de favoritisme, entre les familles qui bénéficient du colis et les bénévoles qui sont aussi bénéficiaires du colis.

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