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Associations ou pouvoirs publics ?

Du Fonds Solidarité Logement (FSL) à l’aide alimentaire, en passant par l’Accueil grand froid Au cours de la même semaine, comme représentant du Carrefour des solidarités, j’ai eu l’occasion de participer à trois rencontres au cours desquelles ces problèmes importants ont été abordés. Il m’a paru que des similitudes, mais aussi des différences fortes existaient dans les façons de les traiter. Analyse et questions pour éclairer notre action. Pierre Mulliez.

Le Fonds solidarité logement

Le FSL a fait l’objet d’une présentation très complète, le 14 avril, dans le cadre des petits déjeuners organisés par le CCAS de Dunkerque, à l’AAE. Ce dispositif est déjà ancien, créé en 1990, au fil des années il s’est diversifié tant par les services rendus que par les modalités de mise en œuvre. Depuis 2005, il est placé sous la seule responsabilité de département. L’objet du FSL est d’accorder des aides financières aux personnes en difficulté, ou leur permettre d’être accompagnées pour accéder à un logement décent et s’y maintenir. Le FSL comprend deux volets :

- Le premier volet concerne les aides financières individuelles. Celles-ci sont ponctuelles, répondent à des critères d’octroi précis. Elles concernent le loyer et les charges du logement, et les consommations (eau, gaz, électricité, téléphone). Le montant, les règles et critères d’attribution sont précisés dans le règlement intérieur, consultable sur le site du Conseil Général : www.cg59.fr/fsl-partenaires .
- Le second volet concerne l’accompagnement des personnes. Il porte sur l’accès ou le maintien dans le logement. Il est assuré par des associations conventionnées (A Dunkerque : PACT, AAE, AFEJ, Visa renaître, etc.)

Le dispositif du FSL se présente comme un ensemble de moyens cohérents, définis dans un cadre législatif ou règlementaire, avec le souci, de prendre en compte - à travers un accompagnement - les besoins et les possibilités des demandeurs. L’adéquation du montant du budget aux besoins exprimés n’a pas été évoquée.

C’est un dispositif de caractère institutionnel. Les associations privées ne participent pas à sa mise en œuvre. Seules les personnes qu’elles mêmes accompagnent en bénéficient.

Le Plan grand froid

La veille, le 13 avril, j’avais assisté dans les locaux de la Communauté Urbaine, à la présentation du bilan du « plan grand froid » pour l’hiver 2010 – 2011. Un dispositif mis en place pour répondre à un problème également complexe par sa dimension matérielle et humaine et qui mobilise de nombreux partenaires : AAE, AFEJ, Emmaüs, Restos du cœur, CCAS, CHRS Thérèse Caulier, Visa Renaître, CHD, Croix rouge, …. La prise en compte du problème et les solutions mises en œuvre ne sont pas aussi abouties que pour le FSL, notamment en ce qui concerne les migrants, mais là aussi on note une claire implication des pouvoirs publics - qui n’est peut-être pas sans relation avec l’efficacité des interpellations - et une évidente volonté d’avancer. Il reste de nombreuses lacunes dans le dispositif, les associations s’efforcent d’y pallier.

L’aide alimentaire

Le 12 avril, c’était au Carrefour, en bureau, nous abordions une fois de plus le problème de l’aide alimentaire, en pointant, en particulier, l’une des lacunes évidentes : le manque de solution pour apporter une telle aide au plan local pendant le week-end. Notre premier réflexe fut de rechercher la ou les associations susceptibles de contribuer à la solution et pas de nous tourner vers la puissance publique.

Le besoin repéré ne représentait qu’un des aspects du problème de l’aide alimentaire ; un problème dont souvent la solution ne peut attendre : manger ! Pourtant contrairement aux deux autres situations on doit constater le faible engagement, en dehors des bons des C.C.A.S., des pouvoirs publics et globalement la mauvaise qualité de la réponse en termes quantitatif et qualitatif. Aucun minimum, aucun filet de sécurité n’ont été mis en place de façon organisée. Le RSA n’en est pas vraiment un, c’est une garantie de ressources – souvent insuffisante - les services sociaux qui adressent aux associations des demandes de dépannages, et les associations sollicitées, le savent bien. Une aide indispensable qui dépend trop de l’initiative et des moyens des associations !

Trois problèmes, trois solutions !

Alors ma réflexion est la suivante : trois problèmes importants, trois réponses bien inégales. Dans le premier cas, FSL, un dispositif général, financé par l’impôt - c’est-à-dire la solidarité institutionnelle – marqué par le souci de prendre en compte les situations individuelles.

Dans le second cas, le plan grand froid, les institutions commencent à bouger et prendre en charge le problème, le rôle des associations reste indispensable.

Le troisième cas, celui où souvent la réponse ne peut attendre : manger. Le problème est connu, médiatisé largement, mais pas sérieusement pris en charge par les institutions : les besoins réels sont mal connus, les moyens et les financements sont aléatoires, trop dépendant du secteur privé.

Cherchez l’erreur. ! Ou la piste de progrès !

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