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2009 - Bilan des dépannages alimentaires associatifs

En 2009, Le nombre de personnes dépannées par les associations a encore augmenté de 11 %

L’une des tâches des associations caritatives et humanitaires est de répondre à tout instant et dans l’urgence aux demandes de nos concitoyens les plus démunis. Ceux qui se présentent sont dans une situation extrême : rien à manger dans les jours qui viennent, aucune ressource pour s’acheter le minimum de vêtements nécessaires, etc. Six associations, membres du Carrefour des solidarités, se sont mises d’accord avec les partenaires institutionnels ou associatifs pour établir une fiche de suivi de ces demandes. C’est grâce à elles que nous pouvons connaître un peu mieux ces situations. Voici les résultats de leur activité en 2009.

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Bilan dépannages 2009

Combien de ménages ont été demandeurs de dépannage ?

2 427 ménages sont venus frappés à la porte des associations pendant l’année 2009. Ce chiffre représente une augmentation de 8,2 % par rapport à l’année précédente qui avait elle-même connu une augmentation de plus de 11 %.

Les dépannages réalisés ont concernés 6 831 personnes, dont 3 402 enfants, soit une nouvelle augmentation de 11,4 % qui vient s’ajouter à celle de 17,8 % de l’année précédente.

En 2007 : 2 064 ménages, 5 204 personnes,
En 2008 : 2 232 ménages, 6 131 personnes,
En 2009 : 2 427 ménages, 6 831 personnes.

Quelles sont les associations qui ont répondu à ces demandes de dépannage ?

Dans 43,6 % des cas, c’est la Croix Rouge française qui a répondu, soit par la remise d’un colis alimentaire, soit par l’accès à son vestiaire, en moyenne sur l’ensemble de l’année. Toutefois, depuis la cessation d’activité de dépannage de l’A.J.S. (depuis septembre) et du Phare (depuis décembre), elle a assuré au cours du dernier trimestre près de 66 % des dépannages.

D’autres associations ont aussi assuré ce service :

Emmaüs, dans 24,8 % des cas,
L’A.J.S, dans 17,3 % des cas, (proportion sur l’ensemble de l’année. Depuis septembre ce pourcentage est tombé à 0).
La Congrégation de l’Armée du salut, le Phare (sauf depuis décembre par manque de local) et la société de Saint Vincent de Paul ont assuré le reste.

Par qui sont-ils envoyés ?

Toutes les personnes qui font une demande de dépannage sont envoyées par une autre organisation qui assure, normalement, leur suivi social.

Dans 50,2 % des cas, les personnes ont été envoyées vers l’association par une assistante sociale des services du département (U.T.P.A.S.), ce qui représente 1 217 demandes de dépannages au cours de l’année, concernant 3 883 personnes.

Dans 36,7 % des cas, il s’est agi d’une autre association qui n’était pas outillée pour répondre dans l’urgence à la demande formulée.

Dans 10 % des cas, c’est un C.C.A.S. qui a orienté ces personnes vers une association.

L’augmentation des demandes, d’une année sur l’autre, est à peu près équivalente quelle qu’en soit leur origine.

Provenant des U.T.P.A.S. : 1 080 ménages en 2007, 1 154 ménages en 2008, 1 219 ménages en 2009.

Provenant des associations : 588 en 2007, 837 en 2008, 851 en 2009.

Provenant des C.C.A.S. : 180 en 2007, 190 en 2008, 255 en 2009.

Les principaux C.C.A.S. qui ont envoyé des personnes demander un dépannage ont été au cours de l’année 2009 :

- le C.C.A.S. de Saint Pol sur mer : 121 demandes
- le C.C.A.S. de Grande Synthe : 62 demandes
- le C.C.A.S. de Coudekerque Branche : 46 demandes

De quelles communes sont-ils originaires ?

Compte tenu de l’implantation des associations, dans 46,4 % des cas, ils sont originaires de la commune de Dunkerque, dans 16,8 % des cas de la commune de Saint Pol sur mer, 16 % de la commune de Grande Synthe et 10,9 % de la commune de Coudekerque Branche. En nombre moins important, ils sont aussi originaires de Bray Dunes, de Cappelle la Grande, de Gravelines ou de Leffrinckoucke.

Ces dépannages ont-ils un coût pour les associations ?

Oui, comme pour toute aide alimentaire apportée. Dans l’état de nos connaissances, nous ne pouvons faire que des estimations. Si on prenait pour hypothèse, proche de ce que nous disent les associations, que la valeur de chacune des aides est de l’ordre en moyenne de 25 €, c’est plus de 60 000 € qui sont apportés tout au long de l’année par la solidarité associative. Les associations ne déboursent pas cette somme intégralement. Une partie des colis qu’elles remettent est en effet issue de la Banque Alimentaire du Nord ou de dons en nature qu’elles reçoivent de partenaires locaux.

Ces chiffres sont-ils exhaustifs ?

Non. D’autres associations ou institutions publiques comme les C.C.A.S. participent à l’aide d’urgence. Mais, il est actuellement impossible de rassembler des données qui ne nous sont pas communiquées. On peut espérer que dans le cadre de l’observatoire de la solidarité, créé cette année suite aux Assises de la solidarité autour de l’Agence d’Urbanisme et de développement de la région Flandre Dunkerque, ces informations pourront être réunies.

Quelles sont les causes de ces besoins de dépannage ?

Dans 100 % des cas, la cause de la demande est évidemment le manque total de ressources pour acheter l’alimentation nécessaire à la survie immédiate du ménage.

Mais dans un peu moins de la moitié des cas, l’organisme qui a fait le premier accueil a spécifié les raisons de ce manque de ressources. En voici le détail :

- incident avec la C.A.F. : 13,3 % des cas
- incident avec un service du conseil général : 22 %
- incident avec les ASSEDIC : 14,2 %
- incident avec la C.P.A.M. : 3,5 %
- Endettement du ménage : 20,6 %
- Incident de vie : 29,6 %
- Attente de revoir l’assistante sociale : 0,3 %

N.B. « Incident avec un service » est un terme générique qui signifie que le ménage en question a des droits de la part du service considéré, dont le versement n’est pas opéré dans l’immédiat pour des raisons diverses : instruction en cours, dossier incomplet, retard de paiement, etc. Ces « incidents » représentent près de la moitié des situations.

A noter que si les demandes originaires des services de l’U.T.PA.S. sont renseignées à 62 % sur les raisons du manque de ressources, elles ne le sont plus que pour 37 % des cas lorsque la demande est passée par l’intermédiaire d’une association. Doit-on en conclure que les associations assument moins le suivi et l’accompagnement des personnes qu’elles envoient demander un dépannage ? Cela est vraisemblable et demandera sans doute un travail spécifique avec chacune d’entre elles. La même interrogation peut être formulée à l’égard de la C.A.O. dont plus de la moitié des fiches de liaison ne sont pas renseignées sur ce point.

Y a-t-il, au cours de l’année, des périodes privilégiées ?

Difficile à dire. On peut juste noter que pendant la période estivale il y a coïncidence entre la fermeture de certaines associations et la baisse des demandes de dépannage. Par ailleurs, le nombre de demandes mensuelles semble diminuer au cours du dernier trimestre de l’année 2009. Il faudra attendre les premiers mois de l’année 2010 pour comprendre ce phénomène et savoir s’il dure.

Janvier : 244
Février : 222
Mars : 258
Avril : 224
Mai : 199
Juin : 209
Juillet : 177
Août : 146
Septembre : 212
Octobre : 244
Novembre : 172
Décembre : 120

L’aide apportée par les associations est-elle à la hauteur des problèmes rencontrés par les demandeurs de dépannage ?

La hauteur de l’aide apportée peut varier d’une association à l’autre en fonction de ses propres capacités. Toutefois elles estiment qu’en moyenne le panier de produits apportés en réponse à la demande de dépannage doit permettre à la famille de faire face à un ou deux jours d’alimentation.

Bien qu’elles reconnaissent que cette aide n’est manifestement pas à la hauteur des besoins, les associations sont dans l’impossibilité d’en faire plus, faute de moyens.

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