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2004 - Bilan des dépannages
Depuis deux ans, 7 associations membres du Carrefour des solidarités ont mis en place, avec les autres associations et les services d’aide sociale comme ceux dépendant de la commune (C.C.A.S.) ou du département (U.T.P.A.S.), un système de dépannage des personnes qui se trouvent en difficulté provisoire. Grâce au travail d’un bénévole, nous avons pu faire les statistiques de ce qui s’est passé en 2004. En voici les principaux résultats.

2 431 demandes de dépannage, concernant 6 355 personnes dont 3 036 enfants

Comment rendre compte de tant de visages concrets bien connus des bénévoles qui les reçoivent. Les statistiques sont toujours un peu austères. Mais elles permettent de lever un peu le voile.

Plus de la moitié des foyers concernés (57 %) sont formés d’un adulte et d’un ou de plusieurs enfants. Près de 1 sur 10 d’entre eux sont salariés, mais n’ont pas de ressources suffisantes. Car l’essentiel de toutes les demandes (9 sur 10) sont formulées parce que les ressources du foyer ne leur permettent pas de faire face, de façon momentanée, aux besoins essentiels de ses membres. Leurs demandes portent très majoritairement sur l’alimentation (90 %). Parfois s’y ajoutent des demandes portant sur les vêtements ou sur d’autres produits de premières nécessités.

Demandes en augmentation ?

Difficile d’interpréter les chiffres. Sur l’ensemble de l’année, les demandes de dépannage ont augmenté d’un peu plus de 6 %. Ce n’est pas le cataclysme pourtant ressenti par la plupart des associations. On les comprend toutefois quand on s’aperçoit que pendant le premier semestre de l’année, les demandes ont connu une progression de 649 demandes supplémentaires par rapport à l’année précédente, soit 66 % de plus. Mais, pour des raisons aujourd’hui encore non identifiées, le deuxième semestre a vu une baisse à peu près du même ordre. Devant les appels lancés par les associations, ceux qui envoient les demandes de dépannage ont-ils changé d’attitude et durci leurs critères ? Mais alors, que sont devenues les personnes et les foyers qui, comme l’année dernière, auraient pu ou auraient dû être aidés ? Cela aurait-il concerné plus de 1 300 demandes non suivies d’effet comme l’indiquent les chiffres ?

Si les demandes de dépannage avaient connu au cours du second semestre 2004 la même progression qu’au cours du premier semestre, le cataclysme pressenti par les bénévoles des associations aurait bien eu lieu.

Les services publics principales sources des demandes

Ceux sont des services sociaux dépendant des communes ou du département que proviennent la plupart des demandes. Un peu moins de la moitié de celles-ci transitent par les U.T.P.A.S., dépendantes de la Direction territoriale du département du Nord. Une demande sur quatre continue à provenir des C.C.A.S., en baisse par rapport à 2003. Les autres proviennent soit de la C.A.O. (en nette augmenta-tion) soit des autres associations (en diminution).

Des interventions différemment réparties entre les associations

Les réponses apportées par les associations membres du Carrefour des solidarités sont inégalement réparties. Elles dépendent en effet des capacités concrètes de chacune, mais aussi de la politique d’intervention qui leur est propre. Compte tenu des circonstances et de l’augmentation importante des demandes constatée au cours du 1° semestre, certaines ont, par exemple, décidé de limiter leurs réponses à leurs strictes possibilités. D’autres, souvent par position de principe, n’ont voulu refuser aucune demande qui leur parvenait.

C’est ainsi que 2 demandes sur 3, en 2004, ont été reçues par l’A.J.S. (46 % des réponses apportées, en augmentation de 6% sur 2003) ou par la Croix Rouge (20 %, en augmentation de 33 %). Le Secours populaire, Emmaüs, Le Phare, Saint Vincent de Paul, l’Armée du Salut et le Carrefour se sont réparti les autres.

Comme l’aide alimentaire, les réponses au dépannage ont un coût financier pour les associations

Les associations ne mesurent ni leur capacité d’accueil ni leur peine pour accueillir les personnes qui ont besoin de dépannage et leur apporter ce qui leur manque. C’est le rôle qu’elles ont choisi d’assumer et elles y tiennent. Mais il est bon de rappeler que, pour faire face aux demandes de dépannage formulées majoritairement par les services publics, les associations puisent évidemment dans leurs capacités non seulement humaines et matérielles mais aussi financières. Ces capacités proviennent pour l’essentiel des différentes collectes dont elles prennent l’initiative, auprès des particuliers comme des entreprises, ou de la solidarité au sein de leur propre réseau associatif.

L’une de leurs sources principales est la banque alimentaire. Mais sait-on que toute aide apportée par celle-ci a un prix pour l’association qui la reçoit et que ce prix est proportionnel au nombre de part utilisées par elle ? Logique ? Il est nécessaire, pour la banque alimentaire, de faire face à ses propres coûts de transport et de gestion, en particulier de ses stocks. Ses comptes sont transparents à l’échelle nationale. On peut les consulter sur internet. Mais on peut aussi se demander s’il est totalement logique que la participation demandée soit strictement propor-tionnelle au nombre de parts utilisées. Plus on vous demande de l’aide, plus vous devez en avoir les moyens. Cherchez l’erreur !

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